Attentats de Paris :

6 personnes proches du kamikaze français en garde à vue, une voiture retrouvée


Publié / Actualisé
Six personnes de l'entourage d'Omar Ismaïl Mostefaï, le kamikaze français identifié comme l'un des auteurs de l'attaque du Bataclan à Paris, sont en garde à vue, notamment son père et son frère et la femme de ce dernier, a-t-on appris ce dimanche 15 novembre 2015 de sources judiciaire et policières.
Six personnes de l'entourage d'Omar Ismaïl Mostefaï, le kamikaze français identifié comme l'un des auteurs de l'attaque du Bataclan à Paris, sont en garde à vue, notamment son père et son frère et la femme de ce dernier, a-t-on appris ce dimanche 15 novembre 2015 de sources judiciaire et policières.

Une voiture Seat noire utilisée au cours des fusillades vendredi soir a par ailleurs été retrouvée à Montreuil, une commune limitrophe de Paris, selon des sources policières. Des témoins ont fait état d'une Seat noire utilisée par les assaillants sur deux sites des attaques, selon le procureur de Paris François Molins: à 21H32 lors d'une fusillade dans un bar située rue de la-Fontaine-au-Roi (5 morts) puis à 21h36 dans un restaurant de la rue de Charonne (19 morts).

Le bilan toujours provisoire du carnage revendiqué par l'Etat islamique (EI) est d'au moins 129 morts et 352 blessés, dont 99 en "urgence absolue"

Au surlendemain de ces attentats coordonnés, menés par au moins sept kamikazes, munis de kalachnikov, tous morts après l'explosion de leurs ceintures d'explosifs, les enquêteurs des services antiterroristes ont déjà identifié deux des assaillants.

L'un, qui a participé à la prise d'otages sanglante dans la salle de spectacle du Bataclan, Omar Ismaïl Mostefaï, est un Français de 29 ans. Né à Courcouronnes (Essonne), en banlieue parisienne, il était fiché pour sa radicalisation islamiste depuis 2010, mais n'avait "jamais été impliqué dans un dossier de filière ou d'association de malfaiteurs terroriste", selon le procureur de Paris, François Molins.

Les enquêteurs ont par ailleurs mis la main, près du corps d'un kamikaze du Stade de France, sur un passeport syrien appartenant à un migrant enregistré en Grèce, selon Athènes, mais inconnu des services français. Outre cette piste syrienne, l'enquête a mis au jour une piste belge. Trois personnes ont été arrêtées par les autorités belges. Parmi elles, l'homme qui avait loué la Polo noire des kamikazes retrouvée garée devant le Bataclan, théâtre de la plus meurtrière des attaques qui ont touché Paris vendredi, avec au moins 89 morts. Les terroristes y ont "évoqué la Syrie et l'Irak", selon le procureur. Ces trois suspects "ne sont pas connus des services de renseignements français", a précisé le magistrat.

Dix mois après les attaques contre le journal satirique Charlie Hebdo et l'Hyper Cacher, qui avaient fait 17 morts, ces attentats ont réveillé de douloureux souvenirs.
La journée de dimanche s'annonce sous le signe du recueillement, avec le début d'un deuil national de trois jours décrété par François Hollande. Les cathédrales, comme Notre-Dame, sonneront le glas. Musées, salles de spectacle et établissements culturels publics resteront fermés en Île-de-France. Les écoles rouvriront lundi, quand une minute de silence sera observée à midi partout en France.

   

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