Attentats de Paris - La mesure exceptionnelle est étendue à l'outre-mer :

La Réunion en état d'urgence


Publié / Actualisé
Le gouvernement a décidé d'étendre à l'outre-mer et donc à La Réunion l'état d'urgence, décrété vendredi soir en métropole par François Hollande après les attentats de Paris, a annoncé ce mardi soir 17 novembre 2015 la ministre des Outre-mer, George Pau-Langevin.
Le gouvernement a décidé d'étendre à l'outre-mer et donc à La Réunion l'état d'urgence, décrété vendredi soir en métropole par François Hollande après les attentats de Paris, a annoncé ce mardi soir 17 novembre 2015 la ministre des Outre-mer, George Pau-Langevin.

"Au regard des récentes évolutions annoncées par le président de la République pour répondre à la menace terroriste, le gouvernement a décidé d’étendre l’état d’urgence à la Guadeloupe, à la Guyane, à la Martinique, à Mayotte, à La Réunion ainsi qu’à Saint-Barthélemy et Saint-Martin", a déclaré la ministre dans un communiqué.

Cette décision intervient alors que ce mardi après-midi la voix du Réunionnais Fabien Clain, proche de Mohame Merah, a été identifiée dans la vidéo de Daesh revendiquant les attentats meurtriers de Paris.

Le décret demandant l'extension de l'état d'urgence  sera présenté mercredi matin au Conseil des ministres, qui examinera également un projet de loi pour prolonger de trois mois l'état d'urgence. "Cette application se justifie par une nécessité de cohérence et de renforcement du dispositif de sécurité, au moment où l’état d’urgence s’inscrit dans la durée et sera prolongé pour trois mois par une loi soumise au Parlement" jeudi et vendredi, a ajouté Mme Pau-Langevin.

L'état d'urgence permet notamment d’interdire la circulation des personnes et d’instituer des zones de protection et de sécurité, de procéder à des réquisitions de personnes ou de biens, d’interdire des réunions ou manifestations, d’ordonner des perquisitions à domicile de jour comme de nuit, d’assigner à résidence toute personne dont l'activité se révèle dangereuse pour la sécurité et l'ordre publics et d’ordonner la remise d’armes et de munitions.

Geroge Pau-Langevin a précisé que l'état d'urgence ne s'appliquerait en revanche pas dans les collectivités du Pacifique ni de Saint-Pierre-et-Miquelon "au regard des spécificités géographiques". Là, c'est "le stade de vigilance Vigipirate renforcé qui reste maintenu".

"Les renforcements des moyens destinés aux forces de police, de gendarmerie, des douanes et de la justice s’appliqueront également dans l’ensemble des Outre-mer", a ajouté la ministre.

Ce lundi Didier Robert, président sortant du conseil régional, candidat à sa succession, et Michel Fontaine Fontaine, maire de Saint-Pierre, tous deux sénateur LR avaient demandé que l'Etat d'urgence soit appliqué à La Réunion. "Compte tenu de l’extrême gravité de la situation, l’état d’urgence a été décrété par le Président de la République. Nous demandons l’extension de l’application du décret à l’ensemble du territoire national comprenant naturellement les outre-mer" écrvaient les deux sénateurs dans un communiqué commun.

Pour sa part Nassimah Dindar, présidente du conseil départemental, a lancé mardi matin une consulation citoyenne sur le site du conseil départemental. Les Réunionnais sont appelés à répondre à cette question "doit-on étendre l'état d'urgence à La Réunion?". Mardi soir 90,7% des votants ont répondu "oui".

A Mayotte le président du conseil départemental Soibahadine Ibrahim Ramadani (droite) avait demandé à entrer dans le dispositif "en priorité", arguant être le "territoire ultramarin le plus exposé, compte tenu de sa proximité avec l'Afrique Australe (à 400 Km), donc du Kenya et de l'Ethiopie où il y a des poches de piraterie, des terroristes shebab". Pour le sénateur Thani Mohamed Soilihi (PS), "Mayotte n'est pas épargnée des risques d'attentats terroristes (...) et doit être concernée dans les mesures en cours de discussion au parlement pour éviter toute déstabilisation". Quant à Daniel Zaïdani, ancien président (DVD) du conseil général, il estime que "nos frontières sont grandes ouvertes, n'importe quel terroriste peut entrer avec toutes les armes qu'il souhaite". De même en Martinique, le député Jean-Philippe Nilor (MIM, indépendantiste) se demande s'il y a des "éléments objectifs pour considérer que nos peuples sont hors de portée des terroristes ?" Il ne le "croit pas" et demande "donc qu'on prenne les mêmes dispositions".

Ces élus ont été entendus et l'état d'urgence et donc étendu à tous les outre-mes à l'eexception de ceux du Pacifique ni de Saint-Pierre-et-Miquelon

www.ipreunion.com avec l'AFP
 

   

2 Commentaire(s)

Loulou-Pingou, Posté
Je pense que la réunion a participé aux attentas car un des terroriste était réunionais. Donc je penses qu'on ne doit pas s'occuper de la Réunion et investir pour protéger la Réunion. Qu'en gros on ne doit pas s'en occuper.
Henry, Posté
Et dire qu'il y a à peine 48H la ministre GPL nous annoncait que tout va bien dans nos Outremer! Quel revirement de situation!!!