Ils sont inquiets pour l'avenir :

La CCIR reçoit les transporteurs de canne à sucre


Publié / Actualisé
Ce samedi 6 juillet 2019, le président de la Chambre de Commerce et d'Industrie de La Réunion (CCIR) a rencontré les transporteurs de canne à sucre pour qu'une solution soit trouvée concernant la possible disparition des 28 millions d'euros de compensation pour la filière canne. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
Ce samedi 6 juillet 2019, le président de la Chambre de Commerce et d'Industrie de La Réunion (CCIR) a rencontré les transporteurs de canne à sucre pour qu'une solution soit trouvée concernant la possible disparition des 28 millions d'euros de compensation pour la filière canne. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

Ibrahim Patel, président de la CCIR rencontrera Annick Girardin, ministre des Outre-mer, en compagnie de tous les présidents des chambres consulaires ce mardi 9 juillet pour discuter du sujet. Ce dernier profitera de ce rendez-vous pour exposer la problématique de la filière canne à la Réunion et présenter la motion des transporteurs réunionnais qui sera discutée ce samedi.

" Il y a des milliers d’emploi qui sont en jeu, on ne peut pas juste se passer de ces 28 millions d’euros, a expliqué Ibrahim Patel. Après est-ce que c’est à l’Etat ou à Téréos de les reconduire, je ne sais pas, mais il faut ouvrir le dialogue. On ne peut pas pénaliser et prendre en otage les transporteurs et les cultivateurs, La Réunion n’a pas la capacité de rebondir sans cet argent " a-t-il souligné.

Les transporteurs comme les cultivateurs sont anxieux vis-à-vis de l’avenir. La perte de cette enveloppe annuelle pourrait sonner la fin de la culture de la canne à sucre à La Réunion. Une catastrophe pour la filière, qui peine déjà à recruter de nouvelles personnes pour assurer la récolte.

Lire aussi : Les producteurs de cannes à sucre toujours en manque de salariés

" Nous annoncer du jour au lendemain que cette année pourrait être la dernière campagne, on ne peut pas rester insensible à ce qu’il se passe " s’est indigné Robert Nicole, transporteur. " C’est l’économie de La Réunion qui va s’effondrer. La crainte principale pour nous, c’est l’explosion du chômage. Je vois mal comment on va s’en sortir sans la canne à sucre " s’est désolé Aldo Camalon, lui aussi transporteur.

Pour l’instant, rien n’est acté bien sûr. La rencontre avec la ministre pourrait peser das la balance, comme l’espèrent les différents acteurs de la filière canne – sucre. Aujourd’hui, la filière représente tout de même 18.000 emplois au total.

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