L'heure du bilan :

Le Club Export Réunion met le cap sur l'Afrique


Publié / Actualisé
Ce jeudi 12 septembre 2019 aura lieu l'Assemblée générale annuelle du Club Export Réunion. Après 10 mois de mandature, c'est d'abord le moment pour le président Laurent Lemaître de présenter son premier bilan à la tête de l'association. C'est aussi l'occasion d'aborder les futures opportunités d'affaires sur la table, notamment au Mozambique. Le pays d'Afrique australe, à travers ses grandes réserves gazières, offre des possibilités à fort potentiel pour les entreprises réunionnaises, selon l'association.
Ce jeudi 12 septembre 2019 aura lieu l'Assemblée générale annuelle du Club Export Réunion. Après 10 mois de mandature, c'est d'abord le moment pour le président Laurent Lemaître de présenter son premier bilan à la tête de l'association. C'est aussi l'occasion d'aborder les futures opportunités d'affaires sur la table, notamment au Mozambique. Le pays d'Afrique australe, à travers ses grandes réserves gazières, offre des possibilités à fort potentiel pour les entreprises réunionnaises, selon l'association.

Après 20 ans d'existence, le Club Export Réunion fait le point. "L'objectif c'est de renouveler la confiance de nos membres" explique Laurent Lemaître, président du Club Export Réunion, qui tire son premier bilan après un an à la tête du club. Aujourd'hui l'association compte 120 adhérents, dont 30% sont des entreprises de service.

Le Club Export Réunion compte désormais cinq salariés à temps plein à La Réunion et trois correspondants dans la zone Océan Indien (Maurice, Seychelles, Madagascar) en partenariat avec Business France et France Volontaires.

Améliorer le rayonnement des entreprises réunionnaises

"Nous souhaitons renforcer le 'focus péi'" explique le président. "Ce sont des réunions d'information avec un représentant de tel ou tel pays qui vient présenter ses spécificités locales et géopolitiques devant nos entreprises adhérentes." Exemple récent avec les Seychelles.

Lire aussi : Les Seychelles, nouvel El dorado des entrepreneurs réunionnais ?

Par ailleurs, les missions des entreprises devraient gagner en structuration via le projet "Team France export" qui consister à mutualiser entreprises réunionnaises et entités commerciales françaises comme Business France, les différentes chambres de commerce et d'industrie (CCI) et les régions, pour arborer ce label "France" qui donnerait une meilleure visibilité aux Réunionnais, pas toujours considérés comme "Français".

Parmi les projets sur la table, Laurent Lemaître envisage de réhabiliter le crédit d'impôt. Celui-ci a été supprimé il y a deux ans "probablement parce qu'il n'était utilisable qu'une fois et que le montant était trop limité" estime-t-il.

Les dépenses engagées pourraient être déductibles des charges des entreprises, ceci pour les inciter à accélérer leurs investissements à l’export. Une mesure qui pourrait n’être appliquée que dans les Départements d’Outre-mer, afin de prendre en compte leur caractère insulaire, qui complique les exportations. Laurent Lemaître sera à Paris mi-septembre en vue de "discuter de cette idée avec les services du gouvernement".

Afin de donner plus de cohérence aux projets mis en place et rayonner davantage, le Club Export Réunion envisage également de monter un catalogue d'offres précises, destiné aux potentiels nouveaux adhérents, qui montreraient un peu plus clairement les missions que propose l'association aux entreprises.

L'Afrique au coeur du projet de l'association

"Nous souhaitons à la fois pérenniser les liens qui existent déjà et aller vers de nouvelles implantations géographiques comme l'Afrique de l'Est", ajoute le président. Ainsi, le Mozambique et le Kenya dont partie des zones à développer.

Le Kenya notamment est "une zone à très fort potentiel" explique le deuxième vice-président du Club Export, Frédéric Boyer. "Il y a une carte à jouer, La Réunion n'est pas encore visible là-bas, il est temps de se positionner."

Au Mozambique, pays en plein développement économique lui aussi, les projets ont déjà bien avancé. "Le potentiel gazier est énorme", raconte Laurent Lemaître. "L'entreprise française Total aura racheté d'ici l'année prochaine l'entreprise américaine Anadarko, ce qui est une très bonne nouvelle et une belle opportunité pour nous." Sur 20 ans, l'association estime que les investissements privés peuvent atteindre 150 milliards d'euros. Selon le président, 10.000 à 20.000 emplois pourraient être créés.

Pour Laurent Lemaître, "les entreprises réunionnaises peuvent apporter leur expertise technologique, sanitaire, de communication… sur de très nombreux secteurs, on peut aider les entreprises du Mozambique à monter en compétence et créer des partenariats fructueux". Secteurs culturels, hospitaliers, infrastructures… les possibilités sont multiples selon lui.

Courant 2020, le Club Export pourrait également viser l'Afrique de l'Ouest, une zone plus éloignée mais doté d'un "modèle francophone qui pourrait faciliter les échanges avec nos entreprises réunionnaises" estime Laurent Lemaître.

Parmi les pays en ligne de mire, il y a bien sûr Madagascar et Maurice, deux pays partenaires de choix dans lesquels les projets se multiplient. "De nouveaux investisseurs mauriciens et malgaches nous ont contactés récemment." L'association se félicite du rayonnement réunionnais qui commence à se faire sentir.

Ainsi, les grands projets dans la zone ne manquent pas, comme par exemple à Madagascar avec les projets d’extension de la ville de Tananarive et la création d’une ville nouvelle, ou encore la restructuration du front de mer de Tamatave.

mm / www.ipreunion.com / redac@ipreunion.com

   

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