Lettre ouverte au premier ministre :

Ibrahim Patel demande "une levée des restrictions d'entrée à La Réunion"


Publié / Actualisé
Dans une lettre ouverte adressée au Premier Ministre Ibrahim Patel, président de la CCI de La Réunion, note que depuis l'interdiction du transport aérien, sauf motif impérieux, " a un impact dramatique pour l'économie de notre île ". Il attire l'attention du gouvernement "sur des conséquences financières et sociales insupportables " du secteur touristique à La Réunion". Nous publions ci-dessous cette lettre.
Dans une lettre ouverte adressée au Premier Ministre Ibrahim Patel, président de la CCI de La Réunion, note que depuis l'interdiction du transport aérien, sauf motif impérieux, " a un impact dramatique pour l'économie de notre île ". Il attire l'attention du gouvernement "sur des conséquences financières et sociales insupportables " du secteur touristique à La Réunion". Nous publions ci-dessous cette lettre.

"Monsieur le Premier Ministre,

Depuis le 23 mars 2020, afin de freiner la propagation du Coronavirus, les déplacements de personnes par transport commercial aérien sont interdits, saufs motifs impérieux, entre la France métropolitaine et l'Outre-mer.

Cette interdiction a un impact dramatique pour l'économie de notre île et plus particulièrement pour toute la filière du tourisme qui doit faire face à des arrêts de réservations et annulations massives avec des conséquences financières et sociales insupportables.

Vous avez vous même déclaré lors du Comité interministériel du 14 mai dédié au tourisme que " Le tourisme fait probablement face à la pire épreuve de son histoire moderne, alors même que c'est un des fleurons de l'économie française, son sauvetage est donc une priorité nationale ".

A cette occasion, vous aviez également annoncé que tous les Français pourront partir en vacances en France cet été aussi bien dans l'hexagone qu'Outre-mer.

Or, par décret du n°2020-663 du 31 mai 2020 les restrictions de déplacements, dont la quarantaine entre la métropole et notre île, ont été maintenues alors même que les professionnels du secteur s'attendaient à des annonces visant à assouplir les conditions d'entrée afin de leur permettre d'envisager une reprise progressive de leur activité et permettre à la clientèle métropolitaine d'effectuer enfin leurs réservations.

Par communiqué de presse du 6 juin, Madame la Ministre des Outre-mer vient d'annoncer la mise en place à titre expérimental d'un nouveau protocole sanitaire à l'entrée des territoires ultramarins avec la réalisation d'un test 72h avant l'embarquement suivi d'une quarantaine de sept jours et d'une semaine de distanciation sociale.

Vous comprendrez que ce nouveau protocole est totalement dissuasif pour de potentiels touristes qui voudraient se rendre à La Réunion, qu'ils aient ou non des liens affinitaires avec nos concitoyens.

Ceci est d'autant plus incompréhensible pour l'ensemble des acteurs économiques que par Décret du 2 juin dernier toutes les restrictions similaires qui s'appliquaient en Corse ont été levées et que par ailleurs les frontières au sein de l'Union Européenne sont désormais ouvertes permettant une circulation des personnes sans obligation de tests et sans quarantaine imposée.

C'est pourquoi nous vous demandons :

• La levée immédiate de l'obligation de motiver son déplacement pour motif impérieux ;
• La suppression de tout dispositif de quarantaine à l'arrivée à La Réunion ;
• Sous réserve de nécessité sanitaire absolue et dans une durée limitée, la mise en place d'un test avant le départ pour tous les passagers.

Dès lors que les conditions de voyage seront assouplies, les professionnels auront besoin pour accompagner la reprise d'activité d'une communication claire à destination de la clientèle métropolitaine, c'est pourquoi nous vous invitons également à faire une annonce officielle dans les plus brefs délais de la levée des restrictions afin d'inciter dès maintenant les réservations touristiques.

Dans cette attente et comptant sur votre intervention, je vous prie de croire, Monsieur le Premier Ministre, en l'expression de ma haute considération".

 

   

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