Le chômage augmente et l'emploi baisse :

Un Réunionnais sur quatre est sans emploi


Publié / Actualisé
Les chiffres de l'Insee pour l'année 2018 sont sans appel : le taux de chômage à La Réunion passe est de 24%, chez les jeunes il passe à 42%. Les Réunionnais sont de plus en plus découragés dans leur recherche d'emploi. Et pour cause, l'emploi salarié recule : 3 400 emplois en moins sur un an.
Les chiffres de l'Insee pour l'année 2018 sont sans appel : le taux de chômage à La Réunion passe est de 24%, chez les jeunes il passe à 42%. Les Réunionnais sont de plus en plus découragés dans leur recherche d'emploi. Et pour cause, l'emploi salarié recule : 3 400 emplois en moins sur un an.

On s'en doutait mais les nouvelles ne sont pas bonnes concernant le chômage et l'emploi à La Réunion. Un Réunionnais sur 4 est sans emploi et souhaite pourtant travailler. Cela représente 83 000 chômeurs sur le territoire. A celles-ci s'ajoutent les personnes dites "dans le halo" autour du chômage, elles souhaitent travailler mais ne font pas de recherche active d'emploi, parce qu'elles sont découragées. Au total, cela monte donc à 149 000 Réunionnais sans emploi et souhaitant travailler.

Du côté des jeunes, entre 15 et 29 ans, le ratio augmente : un jeune sur 3, non étudiant et en recherche d'emploi, ne travaille pas. Il y a donc 53 000 jeunes actuellement qui souhaitent travailler, et attendent de trouver un emploi.

3 400 emplois en moins en 2018

L'emploi diminue : on passe en 2018 à un taux de seulement 46%. Sur un an, le recul de l'emploi salarié est important avec 3 400 emplois en moins. C'est le 6ème trimestre consécutif de baisse. Ces chiffres interviennent, pour ce qui est de la fin de l'année 2018, dans un contexte de crise sociale, avec le mouvement des gilets jaunes, et un ralentissement des constructions dans le secteur BTP.

Le secteur de l'intérim est le plus impacté, avec 600 emplois salariés en moins. Ensuite suivent les secteurs de l'hébergement et de la construction, qui peinent également à se relever, avec 100 salariés en moins dans chaque secteur. Concernant les contrats aidés, si les embauches ont repris lors des deux derniers trimestres, le solde sur l'année 2018 est bel et bien négatif avec une baisse de 6 500 contrats aidés sur l'année.

Du côté des créations d'entreprises, la tendance est également à la baisse avec un repli de 8%, surtout dans les secteurs des services hors commerce, du transport, de la restauration et de l'hébergement.

Seuls 61% des Réunionnais sont actifs

Qui dit augmentation du chômage dit baisse de la population active. A La Réunion, alors qu'elle augmentait depuis 2001, la courbe s'est inversée en 2015, et la baisse est constante depuis 4 ans. Le taux d'activités est de 61% seulement, et 8 000 personnes se sont retirées du marché du travail, principalement des hommes.

Face à la métropole, La Réunion fait pâle figure : l'hexagone est passé à un taux sous la barre des 9%, on est bien loin des 24% de chômeurs sur l'île. Côté Outre-mer, les chiffres des Antilles et de la Guyane ne sont pas encore connus, mais Mayotte révèle un taux de chômage de 35%, c'est de loin la région la plus impactée par le chômage en France pour l'instant.

mm/www.ipreunion.com

   

5 Commentaire(s)

Ti caf bord mer, Posté
Il faudrait un plan Marshall pour sauver notre île et tout l outre mer de la gangrène du chÃ'mage
Mipiss-sioux, Posté
Bon nombre de réunionnais (dont je fais partie) se heurtent à des obstacles infranchissables : des offres fantômes, des jobs sous payés, un secteur public gangrèné par des petits arrangements privés...
Autant de raisons de décourager les plus téméraires. De même et pour aller plus loin, des milliers "d'expats" débarquent chaque année sur notre île. La plupart embauché à des postes de cadres bien rémunérés, que voulez-vous, l'étiquette Goyave de France a toujours la côte.
Ces derniers s'enferment dans leur ghetto culturel, ne se mélangent pas, bref ne s'assimilent pas. Et ils deviennent recruteurs à leur tour. Embauchent-ils des réunionnais (créoles)? Pour les jobs sans qualification et sous payés, pas de souci, sét le blan i fé pa le nwar i fé. Pour les postes à responsabilité, on préférera une compétence extérieure, à nouveau.
Dans ce contexte, les talents locaux sont condamnés à sur-vivre localement aux crochets des aides sociales, désespérant d'obtenir le saint CDI ou à sur-vivre en s'expatriant loin de leurs racines.
Dans cette malheureuse histoire, la responsabilité des administrations publiques n'est pas exonérée : la Région, le Département, la CCI et autre Cnarm font partir des milliers de jeunes chaque année au motif d'une formation ou d'un emploi.
A quand l'organisation de leur retour? Des générations de réunionnais perdus à des milliers de km que nous ne reverrons jamais. L'acculturation de l'île est en marche. Cette saleté de Papa Debré est mort mais ses idées funestes sont malheureusement devenus notre réalité.
Human, Posté
Oui le chÃ'mage augmente, mais ils font venir des démoustiqueurs de métropole. Pourquoi ne pas créer une brigade locale et pérenne , parce que le personnel de la sécurité civile passera et les moustiques resteront.
Mina, Posté
IL est urgent de faire un état des lieux de l'embauche à la Réunion. Malgré la diminution de l'embauche, les postes existants ne profitent aux locaux.Ces dernières années beaucoup d'enfants réunionnais ont été encouragés à aller voir ailleurs grâce aux accompagnements à la mobilité en même temps que ceux restés dans l'île se voient de plus en plus écartés des postes au profit de rentrants. Il n'y a qu'à voir ce qui se passe dans le milieu de la santé et dans d'autres structures privées et publiques. Que font pÃ'le emploi, les élus, les syndicats, le patronat pour arrêter ces injustices? Il en va de la stabilité de la société réunionnaise.
Razmot, Posté
Cela était à prévoir! Macron a supprimé tant de dispositifs et ce n'est pas fini loin de là! Et quand il y a des emplois on va chercher des zoreils au lieu de les donner aux créoles!