Saint-Louis :

Déjà 30 carcasses de voitures enlevées depuis le début de l'année


Publié / Actualisé
Pour lutter contre la dengue, la CIVIS met en place depuis le début de l'épidémie des opérations d'enlèvement des carcasses de voitures. Un travail partenarial mené entre les services de l'Etat et la ville de Saint-Louis. Depuis un mois, un travail de patrouille mixte a été mis en place en associant un gendarme et un policier municipal afin de recenser les épaves et autres véhicules en stationnement abusif.
Pour lutter contre la dengue, la CIVIS met en place depuis le début de l'épidémie des opérations d'enlèvement des carcasses de voitures. Un travail partenarial mené entre les services de l'Etat et la ville de Saint-Louis. Depuis un mois, un travail de patrouille mixte a été mis en place en associant un gendarme et un policier municipal afin de recenser les épaves et autres véhicules en stationnement abusif.

Cette opération d’enlèvement des épaves dure depuis le deuxième semestre 2018 à Saint-Louis. Plus de 200 véhicules hors d'usage (VHU) ont été enlevés à Saint-Louis, 30 depuis le début de l’année. "En 2019 on souhaite franchir un cap, en sanctionnant ceux qui abandonnent leur véhicule" explique le chef de la police municipale de Saint-Louis, Jean-Luc Filéas. Tous les véhicules sont identifiables, et l’auteur, une fois retrouvé, encourt une amende de 1.500 euros.

Lutte anti-vectorielle

Les carcasses de voitures sont de véritables nids à moustiques en raison de l'eau stagnante qui rentre à l'intérieur. "C'est aussi une question de sécurité publique" explique Jean-Luc Filéas. "La présence de liquide inflammable accroît le risque d’incendies." Certaines voitures sont là depuis 2 ou 3 mois.

Enlever une voiture coûte environ 130 euros. "La mairie rend ce service", explique Jean-Luc Viadère, responsable au service environnement de la mairie de Saint-Louis. "C’est normal, les gens payent des impôts pour ça."

La commune tente aussi d’intervenir sur les décharges sauvages, appelées DNR (dépôts non argumentaires) : "On enlève les déchets, on met de la terre et on embellit", explique Jean-Luc Viadère. L’année dernière, plus de 300.000 euros ont été investis à Saint-Louis pour lutter contre ces dépôts sauvages et les carcasses de voitures.

Des carcasses recyclées

Ces véhicules sont ensuite recyclés : ils sont écrasés et transportés dans un centre agréé. Puis ils sont dépollués, les composants sont retirés, puis les voitures sont compactées, pour donner des cubes d’un mètre sur un mètre. Ils sont ensuite envoyés au Port afin de récupérer la ferraille dans une fonderie.

www.ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

Vieux tangue, Posté
Il ne faut plus faire de cadeaux à tous ceux qui laissent les carcasses de voitures et les verbaliser systematiquement.
Même décision a l'égard de ceux qui constituent des dépÃ'ts sauvages.
Il faut responsabiliser ces irresponsables