Conseil Général - Jardin de l'État à Saint-Denis :

Une journée de commémoration pour ne pas oublier et agir


Publié / Actualisé
Ce dimanche 25 novembre s'est tenue la journée internationale contre les violences faites aux femmes. À l'occasion, diverses animations étaient programmées au jardin de l'État à Saint-Denis. Selon le conseil général, à l'initiative de la manifestation, "l'esprit de cette journée était principalement l'espoir, le souhait de voir enfin reculer les coups, les pleurs, les violences qui détruisent des familles entières".
Ce dimanche 25 novembre s'est tenue la journée internationale contre les violences faites aux femmes. À l'occasion, diverses animations étaient programmées au jardin de l'État à Saint-Denis. Selon le conseil général, à l'initiative de la manifestation, "l'esprit de cette journée était principalement l'espoir, le souhait de voir enfin reculer les coups, les pleurs, les violences qui détruisent des familles entières".

"La Journée Nationale de sensibilisation des Violences faites aux femmes s'est déroulée dans le cadre agréable et apaisant du Jardin de l'Etat où se sont retrouvés les associations, les services du Conseil Général, les Agents de Cohésion Familiale, tous présents pour informer, pour échanger sur ce terrible fléau.

Les cyclistes partis tôt de l'ouest pour certains, pour cause de fermeture de la route du littoral, ont tenu à être présents et à rouler pour la paix.

L'esprit de cette journée était principalement l'espoir, le souhait de voir enfin reculer les coups, les pleurs, les violences qui détruisent des familles entières.

Nassimah Dindar, présidente du Conseil Général, était aux côtés de Thérèse Baillif, présidente du CEVIF, pour montrer combien il est essentiel de sensibiliser, de fédérer les efforts et les moyens : "Le Conseil Général est un acteur dans cette cause mais il ne peut et ne doit pas être seul. Nous avons mis en place avec le concours de l'Etat, deux assistantes sociales dans certains commissariats. Formées pour accueillir, écoutées, rassurées les femmes venant témoigner, elles sont aujourd'hui débordées. J'ai écrit au Préfet et lui ai proposé d'augmenter leur nombre et d'en mettre 4. Je n'ai pas de réponse aujourd'hui. C'est l'Etat qui a la compétence mais l'Etat n'a peut être pas les moyens. Cette cause est mondiale, ce fléau détruit les personnes et la violence ne faiblit pas. Il faut que les efforts soient communs. Si les communes consacraient 1 pour cent de leur budget aux associations, on gagnerait du terrain, si tous ensemble nous mettions les moyens et faisions des efforts, les mentalités changeraient et la violence baisserait".

Puis Nassimah Dindar a rappelé la mise en place des Agents de Cohésion Familiale (ACOF), un nouveau dispositif de la Collectivité, tous bénéficiaires du RSA, formés par le CEVIF pour aller à la rencontre des collégiens afin de les sensibiliser aux problèmes de violences intra familiales : "ils sont aujourd'hui 19 et sont présents dans toute l'île. Ils sont effrayés par les propos tenus par les jeunes, leur souffrance, leur peur. Leur tâche est tellement immense, qu'il faudrait élargir ce dispositif aux écoles primaires, aux lycées. J'ai donc écrit à la Région, aux communes, au Rectorat pour qu'il y ait une vraie politique cohérente. Pourquoi ne pas mettre en place des formations d'assistants de cohésion familiale afin de créer de vrais métiers nécessaires à la cohésion familiale ? Quand les familles faillissent, il est essentiel de répondre car ce sont ces jeunes qui feront demain une société de paix et non, une société de bataille. Nous devons tous agir au plus près de chez nous, dans les maisons, dans les rues, dans les écoles et mettre en place, ensemble, des actions concrètes". 

Pour conclure, la Présidente du Conseil Général à tenu à rendre hommage au travail assidu de Thérèse Baillif, la Présidente du CEVIF : "Cela fait 28 ans que je connais Thérèse. J'ai fait mes premiers pas dans l'associatif avec elle. Il faut saluer le bénévolat et aujourd'hui je veux la remercier car elle n'a jamais baissé les bras".

   

1 Commentaire(s)

Jenny, Posté
La mauvaise foi n'a pas de limite quand il s'agit d'Huguette Bello et de Monique Orphe ! Soit disant chantres de la lutte contre les violences, elles viennent de décréter, à ma grande surprise, que les marches blanches étaient "banalisées".

Mais Madame Bello, vous oubliez que vous étiez présente au rassemblement qui a eu lieu le 18 octobre dernier à Saint-Louis au lendemain d'un quadruple meurtre...

Quant à la dame Orphe, elle semble avoir la mémoire courte puisqu'il y a à peine 15 jours, le 10 novembre, elle participait à une marche blanche en la mémoire de Joshua Dain. De plus, à la veille de ses déclarations fracassantes, elle chauffait le siège d'un canapé en Seine Saint-Denis à l'occasion des 8èmes rencontres Femmes du monde contre les violences faites aux femmes.

Drôle de conception de la lutte contre les violences faites aux femmes pour deux personnes qui estiment que les marches blanches sont banales... Ce qui était impératif pour vous hier est donc devenu inutile aujourd'hui !
Bien sûr qu'il faut un arsenal répressif pour dissuader ce genre de violences. Bien sûr qu'il faut des structures d'accueil pour les femmes victimes violences. Bien sûr qu'il faut des téléphones portables pour les femmes qui se sentent en danger. Et même, pourquoi ne pas financer ces dispositifs sur les réserves parlementaires qui vous sont grassement attribuées ? Vous feriez au moins ?uvre d'utilité publique !

Mais doit-on pour autant décréter que les marches pour la paix et pour la mémoire des victimes sont inutiles ? Mesdames Bello et Orphe, vous n'avez pas été élues pour diviser mais pour rassembler. Je refuse cette République de l'Indifférence que vous voulez nous imposer !