Le conseil général tire la sonnette d'alarme sur ses finances :

Nassimah Dindar : "La coupe est pleine"


Publié / Actualisé
Ce vendredi 28 juin 2013, les conseillers généraux se pencheront en séance plénière sur le compte administratif, le budget supplémentaire et le rapport d'activité de la collectivité. À l'occasion, Nassimah Dindar, présidente du conseil général, a pointé du doigt, lors d'un point presse, la situation financière de plus en plus difficile de la collectivité. Pour elle, cette deuxième plénière de l'année intervient dans un contexte défavorable pour La Réunion. Le conseil général se sent de plus en plus seul et fragilisé et déplore le désengagement de l'Etat. " Nous ne crions pas au loup pour rien, mais la coupe est pleine ", lance ainsi Nassimah Dindar.
Ce vendredi 28 juin 2013, les conseillers généraux se pencheront en séance plénière sur le compte administratif, le budget supplémentaire et le rapport d'activité de la collectivité. À l'occasion, Nassimah Dindar, présidente du conseil général, a pointé du doigt, lors d'un point presse, la situation financière de plus en plus difficile de la collectivité. Pour elle, cette deuxième plénière de l'année intervient dans un contexte défavorable pour La Réunion. Le conseil général se sent de plus en plus seul et fragilisé et déplore le désengagement de l'Etat. " Nous ne crions pas au loup pour rien, mais la coupe est pleine ", lance ainsi Nassimah Dindar.

À la veille de cette deuxième séance plénière, les conseillers généraux ne cachent pas leur inquiétude sur la situation financière du Département. Et pour cause, les dotations allouées aux collectivités baisseront de 1,5 milliard d’euros pour 2014 et 2015. Un désengagement qui, pour Nassimah Dindar, risque de plonger le Département dans l’impasse. "Aujourd’hui, alors que nous sommes confrontés à des difficultés structurelles, la posture de l’État, qui consiste à donner plus de charges et de missions, sans donner plus des moyens, mettent à mal les politiques publiques que nous menons", déclare-t-elle. Pour la présidente du Département, "on annonce la mort des conseils généraux".

Selon Bachil Valy, vice-président du Département, en 2012, si la collectivité a continué à soutenir la population réunionnaise, le résultat du compte administratif est déficitaire pour la deuxième année consécutive de moins de 23,2 millions d’euros contre 16,6 millions d’euros en 2011, les dépenses ayant été plus élevées que les recettes. Les dépenses d’allocations individuelles de solidarité (RSA, APA, PCH et ACTP) ont, en effet, progressé fortement alors que les recettes de compensation ont stagné. "Ces dépenses vont hélas continuer d’augmenter. Ce qui rend la situation de la collectivité alarmante", souligne Bachil Valy.

Pour sa part, Ibrahim Dindar, vice-président du conseil général, déplore que "l’activité du conseil général s’est fait avec une marge de manœuvres financières contraintes". En cause, souligne-t-il, le taux de chômage très important, l’augmentation des demandes d’allocations de solidarité et le gel des dotations de l’État. "Nous sommes dans une situation intenable. Malgré ce contexte, nous avons essayé de répondre au mieux", indique Ibrahim Dindar.

Par ailleurs, face au désengagement de l’État, la collectivité note qu’elle soutient la proposition de l’assemblée des Départements de France (ADF), votée le 17 juin dernier. L’ADF qui demande la prise en compte par l’État "dès maintenant d’un plancher de compensation du RSA à hauteur de 1,8 milliard d’euros" sous peine de cesser à partir d’octobre prochain les versements aux CAF (caisses d’allocations familiales) "les crédits qu’ils n’ont pas". "La compensation relèvera alors de la responsabilité de l'Etat qui doit équilibrer une prestation nationale comme il a su le faire avec les prestations familiales de la Branche Famille", avait estimé l’ADF.

À noter que lors de l’assemblée plénière de ce jeudi, plusieurs motions seront soumis au vote des élus, notamment une sur l’acte 3 de la décentralisation et une autre sur le maintien du RSTA. "Nous regrettons la mise à mort de ce dispositif et réclamons son maintien jusqu’à une reprise de la croissance. Nous souhaitons également que les 42 millions d’euros alloués pour le RSTA soient réaffectés à bon escient pour l’économie réunionnaise", termine Henry Hippolyte, conseiller général du Port.

www.ipreunion.com

 

   

2 Commentaire(s)

Patriote38, Posté
Chaque employé de la fonction publique coûte 1,5 millions d'euros aux contribuables (coût sur l'ensemble de sa carrière).
Avant de crier au secours, les collectivités publiques devraient prendre garder à bien gérer leurs comptes et cela passe par la diminution des effectifs pléthoriques du Conseil Général et du Conseil Régional. C'est vrai pour la Réunion comme pour TOUS les autres départements français, d'ailleurs...
RIPOSTE, Posté
Vraiment des comiques la majorité arc en ciel de Nassiamh Mangrolia Dindar " Le conseil général se sent de plus en plus seul et fragilisé et déplore le désengagement de l’Etat. " . N'oublions pas que 70% des électeurs ici ont voté HOLLANDE à la présidentielle Mai 2012 et la compétence des élus est définie par les électeurs !