Conseil départemental (actualisé) :

Une aide supplémentaire pour les planteurs


Publié / Actualisé
Voilà la première bonne nouvelle pour les professionnels, toujours mobilisés pour la revalorisation du prix de la tonne de canne. Serge Hoareau, en charge de l'agriculture au Département, tenait une conférence de presse ce mercredi 5 juillet 2017 au Palais de la Source.
Voilà la première bonne nouvelle pour les professionnels, toujours mobilisés pour la revalorisation du prix de la tonne de canne. Serge Hoareau, en charge de l'agriculture au Département, tenait une conférence de presse ce mercredi 5 juillet 2017 au Palais de la Source.

Son annonce redonnera peut-être du courage aux planteurs, rassemblés depuis huit jours devant la préfecture dans leur camping à ciel ouvert. Le maire de Petite-Île propose en effet un coup de pouce supplémentaire via le fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER). Le conseil départemental portera le taux d’aide à la replantation, dans le cadre du FEADER existant, de 50 à 90 %. Et ce en mettant en place un forfait.

Actuellement, le montant moyen payé s’élève à 2 000 euros par hectare replanté. Avec le nouveau forfait, cette somme passe à 3 440 €. "Une démarche volontariste du Département. Cela équivaut à une rémunération de plus de l’ordre de 3 € par tonne de canne si le planteur sollicite ce fonds pour la plantation. Ce n’est pas une aide pour le prix de la tonne", souligne l’édile. Il représente la présidente, Nassimah Dindar, dans l’Hexagone pour signer une convention avec l’Alliance française et participer à une rencontre entre la ministre de l’Outre-mer, Annick Girardin, et les élus ultra-marins.

"La présidente et moi nous trouvons aux côtés des agriculteurs", affirme le conseiller départemental. Selon lui, cette initiative permettait à l’usinier de bénéficier d’un produit de meilleur qualité et aux agriculteurs d’améliorer leurs rendements et leurs revenus. La Réunion compte 24 000 ha de cannes. 1 000 sont replantés chaque année. Cette rallonge financière représenterait donc potentiellement 1,5 million d’euros par an, pris en charge par la collectivité. Ce dispositif mobilisable immédiatement entrera en vigueur pour la prochaine campagne sucrière.

Serge Hoareau en profite pour glisser quelques tacles. "L’État joue le rôle de secrétariat dans les négociations mais rien n’a avancé. Les discussions entre syndicats et usiniers sont très serrées. Nous espérons une sortie de crise rapide". Il lance d'ailleurs une pique à Téréos. "Tout le monde sait combien gagne un planteur mais combien gagne l’usinier ? Il faut tout mettre sur la table", indique-t-il en référence aux comptes de l’industriel.

Le premier magistrat sudiste précise dans le même temps : "Le comportement des agriculteurs a été exemplaire malgré la gêne des automobilistes. Mais il ne doit pas y avoir de dérapage. La campagne aurait dû débuter dans l’Est et doit démarrer la semaine prochaine dans le Sud-Ouest." Il rappelle avoir reçu une délégation des Jeunes agriculteurs et de la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles. Lors des deux précédentes assemblées plénières, le conseil départemental réaffirmait aussi son soutien aux planteurs.

Serge Hoareau annonce également l’organisation des assises de la filière en septembre. Objectif : engager une nouvelle stratégie pour la politique agricole des années à venir. Il souhaite réunir tous les acteurs en charge de cette question afin d’en discuter. "C’est une réflexion pour bâtir un projet que nous présenterons aux autorités européennes. Younous Omarjee va œuvrer avec nous." Une rencontre avec le député européen se tiendra lundi prochain à Bruxelles.

ts/www.ipreunion.com

   

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