[VIDÉO] L'état exige une économie de 35 milions d'euros :

Cyrille Melchior : "le pacte de confiance est un coup de massue" pour le Département


Publié / Actualisé
Imposé par l'Etat dans le cadre de la maitrise des dépenses publiques, le Pacte de confiance va conduire les collectivités locales a engagé des économies drastiques. Le Département de La Réunion devra réduire ses dépenses de 35 millions d'euros. Un manque à gagner qui pourrait avoir des répercussions fortement dommageables sur les politiques d'aides menées par la collectivité départementale. Les explications de Cyrille Melchior, président du conseil départemental
Imposé par l'Etat dans le cadre de la maitrise des dépenses publiques, le Pacte de confiance va conduire les collectivités locales a engagé des économies drastiques. Le Département de La Réunion devra réduire ses dépenses de 35 millions d'euros. Un manque à gagner qui pourrait avoir des répercussions fortement dommageables sur les politiques d'aides menées par la collectivité départementale. Les explications de Cyrille Melchior, président du conseil départemental

"La loi de programmation des finances publiques pour les années 2018 à 2022 crée deux contraintes nouvelles pour les finances des collectivités, le contrôle de l’endettement et la maîtrise des dépenses de fonctionnement" rappelle Cyrille Melchior.

Il n'a pas d’inquiétude sur le contrôle de l’endettement puisque "le Département dest exemplaire avec une capacité de désendettement très performante, de 3 années, contre une moyenne nationale de 4 années, à comparer au plafond de 10 années fixé par la loi de programmation". Regardez :

 

Il commente ensuite le pacte de confiance "est un véritable coup de massue pour notre collectivité au regard du taux imposé en matière de maîtrise des dépenses de fonctionnement : 1,2% que nous avons réussi, à force d’échanges, à relever à 1,29% puis 1,32%".

Malgré ces avancées, "ce taux est mathématiquement impossible à respecter compte tenu de nos dépenses relatives aux allocations individuelles de solidarité qui pèsent près de 53% de notre budget de fonctionnement et qui augmentent d’année en année de 4 à 5%" dit encore Cyrille Melchior.

Il insiste "le Département de La Réunion est littéralement condamné à sacrifier toutes ses politiques publiques de solidarité si nous voulons être dans les clous. Ce qui est pour nous totalement inacceptable". Cyrille Melchior termine "nous demandons à l’Etat de prendre en compte nos spécificités et de garantir pleinement l’exercice de la solidarité départementale au profit de la population réunionnaise. Nous serons alors enclins à revoir notre positionnement concernant la signature de ce pacte de confiance".

www.ipreunion.com

   

Votre avis nous intéresse, soyez le premier à vous exprimer !