Pour les élections européennes en mai prochain :

Nicolas Dupont-Aignan à la conquête des électeurs réunionnais


Publié / Actualisé
Le patron de " Debout la France " est plus motivé que jamais. Il se dit crédité de 7 à 8% dans les sondages pour les européennes; pour la présidentielle, il était à peine à 1% à la même période. Requinqué par un nombre d'adhérents en hausse depuis son alliance éphémère avec Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan mange à tous les râteliers " je souhaite qu'il y ait une union de patriotes et de républicains ". En gros, tant que c'est à droite, le chef de " Debout la France " est preneur. À La Réunion pour une visite éclair de deux jours pendant son tour de France entamé le 9 janvier dernier, Nicolas Dupont-Aignant en profite pour faire campagne et présenter les nouveaux visages de son équipe départementale.
Le patron de " Debout la France " est plus motivé que jamais. Il se dit crédité de 7 à 8% dans les sondages pour les européennes; pour la présidentielle, il était à peine à 1% à la même période. Requinqué par un nombre d'adhérents en hausse depuis son alliance éphémère avec Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan mange à tous les râteliers " je souhaite qu'il y ait une union de patriotes et de républicains ". En gros, tant que c'est à droite, le chef de " Debout la France " est preneur. À La Réunion pour une visite éclair de deux jours pendant son tour de France entamé le 9 janvier dernier, Nicolas Dupont-Aignant en profite pour faire campagne et présenter les nouveaux visages de son équipe départementale.

À La Réunion, il avait séduit 5% des électeurs, environ 8.000 voix à la présidentielle. " Un score honorable " dit-il. À l’entre-deux tour, il avait appelé ses électeurs à voter Le Pen, aussitôt, le secrétaire départemental du mouvement à La Réunion, Hugues Maillot, avait claqué la porte du parti. Pas rancunier, Nicolas Dupont-Aignan explique " je ne dirai jamais du mal des gens personnes qui ont travaillé avec moi, quelques soient les désaccords, il a donné beaucoup de son temps et je l’en remercie, en revanche, il y a une nouvelle équipe qui est en place et je suis venu donner le top départ à la reconstruction de Debout la France."

Le nouveau secrétaire départemental du mouvement à La Réunion, c'est Jean-Hugues Lebian, un visage déjà connu des Réunionnais. Il s'était présenté aux dernières législatives sous l'étiquette Front national. Candidat malheureux du scutin, il faisait partie de la vague de départ qui avait suivi l'échec de Marine Le Pen au second tour de la présidentielle. Il est à la tête de Debout La France localement depuis un mois. 

Ceux sur lesquels Nicolas Dupont-Aignan tape allègrement, ce sont Macron et " sa pensée unique totalitaire " et les " élus véreux et corrompus réunionnais ". Le chef de file de Debout la France  s’en donne à cœur joie "  c’est un président en sursis qui ne gouverne que par la force à tel point que les français ont dû descendre dans la rue. Ce quinquennat restera comme celui de la division et du mépris ". Quant aux élus réunionnais " il sont tous corrompus de ce que je comprends " affirme Nicolas Dupont-Aignan. Il faut dire que dans la classe politique locale, le patron de Debout la France n’a aucun soutien…

Quant à son programme pour La Réunion, " territoire qui me tient à cœur " s’émeut le député, il tourne essentiellement autour de sujets abordés par les Gilets jaunes : pouvoir d’achat, octroi de mer, monopole, fiscalité, surrémunération.

Nicolas Dupont-Aignan commence ainsi " je tiens à ce qu’il y ait une vraie politique ultramarine, un investissement de plusieurs milliards " :
• un investissement massif dans la zone exclusive Océan indien " il y a des richesses colossales qui doivent revenir aux ultramarins, valoriser les atouts par un plan d’investissement, notamment dans la pêche, les fonds marins, l’énergie solaire"
• " Il faudrait un vrai ministère dédié aux Outre-mer "
• "Il faudrait baisser les prix des produits de première nécessité pour doper le pouvoir d’achat, ce n’est pas possible de continuer avec un système de fou comme cela, il faut un vrai plan de relance du pouvoir d’achat à La Réunion "
• " Plutôt que de supprimer la surrémunération, il faudrait surtout supprimer le racket en bande organisée de la grande distribution "
• "Il faudrait relancer un système de zone franche, d’ailleurs mettre tout le territoire en zone franche"
• Sur l’insécurité " la justice est totalement laxiste, plus vous êtes délinquants, plus vous on vous protège et moins vous êtes punis. "
• " Une réforme de l’octroi de mer " il est inadmissible que le pouvoir d’achat des Réunionnais soit complètement entravé par l’octroi de mer. Oui à l’octroi de mer quand il y a une production locale parce qu’il fat la protéger mais quand il y a des yaourts qui sont à deux fois le prix de Paris, c’est insupportable, il faut dans certains domaines où il n’y a pas de production locale, baisser le pouvoir d’achat de ces produits "
• " il faudrait des États généraux des Outre-mer ", quand on lui rappelle l’échec des Assises des Outre-mer, le député insiste " la différence, c’est que moi, j’écouterai et je changerai l’orientation de ma politique en fonction. "

Et une alliance Les Républicains (LR) , Rassemblement national (RN) et Debout la France ?

Ce n’est plus à l’ordre du jour. Pourtant, Nicolas Dupont-Aignan affirme que c’était son idée de départ, faire une liste commune " il faut arrêter cette politique de folie, de division de la droite, j’ai proposé à Wauquiez, il m’a répondu qu’il ne travaillerai pas avec le RN et Marine Le Pen m’a dit qu’elle voulait y aller seule, nous proposerons donc une liste indépendante et un programme solide "

Les Gilets jaunes entrent dans la danse

Les Gilets jaunes avaient décidé de se présenter aux européennes, mais l’idée n’avait pas fait l’unanimité au sein du mouvement citoyen, ce qui fait les affaires de Nicolas Dupont-Aignan " leur liste a fait pshitt, ça a duré huit jours… " commente-t-il.

Assemblée nationale ou Parlement européen ?

Actuellement député à l’Assemblée nationale, si il remporte les élections européennes, son choix est déjà fait, ce sera le Parlement européen " pour stopper la soumission de la France à cette Europe supranationale " affirme-t-il.

Le programme de cette deuxième journée de visite

Ce mardi 5 février, il serrera des mains au Petit marché à Saint-Denis puis il se rendra dans une plantation de cannes à Saint-André pour écouter le planteur car " maintenir les quota sucriers " fait aussi partie de son programme. 

Quant à la présence d'une Réunionnaise ou d'un Réunionnais sur la liste Debout la France " rien n'est encore décidé " affirme Nicolas Dupont-Aignan. Le patron de Debout la France vise un score de plus de 15% à l’élection européenne. 

fh/www.ipreunion.com

   

2 Commentaire(s)

Sceptique, Posté
Un petit tour pour nous enfumer et il s'en ira.... Comme a fait Macron quand il est venu à la Réunion
Eri974, Posté
Ah, Nicolas est en campagne chez nous ? Une girouette politique qui ne sait pas où il va.
Il veut stopper la soumission de la France à l' Europe ? Alors pourquoi ne fait -il pas comme les anglais en demandant à quitter l' Europe ? Il souhaite "réformer" l' Europe, ce qui n'est pas possible : M. Juncker s'y est essayé il y a peu en essayant de faire adopter le vote à la majorité pour certaines décisions importantes. Mais comme il fallait l' unanimité et que ça aurait diminué de fait le pouvoir de certains pays (dont le sien, le Luxembourg), il s'est planté et son projet a été rangé. Donc si monsieur Dupont Aignan est cohérent, il doit demander à quitter et non réformer l' Europe... ou alors ce politicien est un enfumeur de plus (encore un).