Tout n'est pas dit sur les étiquettes :

Foodwatch refroidit les géants de la glace


Publié / Actualisé
Dans un article datant du 14 août 2019, Foodwatch (organisation non gouvernementale de défense des consommateurs) a alarmé sur la composition de quatres produits glacés phare de l'été. L'ONG accuse les producteurs de ne pas tout indiquer sur les étiquettes concernant la composition des glaces commercialisées.
Dans un article datant du 14 août 2019, Foodwatch (organisation non gouvernementale de défense des consommateurs) a alarmé sur la composition de quatres produits glacés phare de l'été. L'ONG accuse les producteurs de ne pas tout indiquer sur les étiquettes concernant la composition des glaces commercialisées.

On les déguste volontiers après une journée à la plage, les glaces sont inscrites dans notre quotidien. Dans un article, Foodwatch a alerté sur la composition des produits vendus. De quoi refroidir les consommateurs. La sonnette d’alarme tirée concerne quatre produits mais ils ne sont pas les seuls à être potentiellement dangereux pour la santé. " Nous avons évoqués ces produits car ils sont emblématiques, ils sont particulièrement consommés en France " explique Camille Dorioz, responsable à Foodwatch.

L’enquête mené a nécessité un long travail en amont puis deux semaines d’enquête et de vérification en scrutant les étiquettes dans les magasins vendant les produits. Tous ne présentent de danger pour les consommateurs mais il est reproché aux marques un manque de transparence.

Entre risques cardiaques et traces d’insectes

Parmi les glaces citées par Foodwatch, Ben et Jerry’s. Les produits vendus en pot, particulièrement prisés par les jeunes présentent des traces de phosphates. À dose journalière excessive, le produit présente des risques cardiaques. Dans ce sens l’autorité Européenne de sécurité des aliments(EFSA) a durci la réglementation en juin 2019, réduisant le taux acceptable de phosphate dans le corps.

Pour d’autres, il n’y a pas de risque pour la santé mais il est reproché aux marques de ne pas être tout à fait transparentes quant à la composition des glaces. Les cornets Extreme sont épinglés pour la présence de Shellac. Si le nom peut paraître très scientifique, il s’agit en fait de petites sécrétions de cochenilles asiatiques que le fabricant utilise pour l’enrobage.

Autre marque concernée par la présence de trace d’insectes, les Pirulo Happy, glace à l’eau prisée par les enfants. Dans ce cas ci, Nestlé, le fabricant, a eu recours au colorant E120 pour donner une teinte rouge à la glace. Ce que nous savons moins, ce colorant potentiellement allergène est fabriqué à base de cochenilles broyées. L’EFSA a d’ailleurs recommandé d’éviter autant que possible sa consommation. " Nous ne réclamons pas que soit inscrit noir sur blanc la présence d’insecte, nous voulons simplement une information précisant sur l’emballage " Présence de traces animales " comme c’est le cas pour les produits contenant des traces végétales ".

Des informations plus claires

Le dernier géant des glaciers n’est autre que Carte d’Or, qui vend entre autre des bacs de sorbets. Composés principalement d’eau, de sucre et de fruits, le produit contient également des traces de lactose utilisé pour améliorer l’onctuosité. Si la législation autorise le lait à environ 1%, peu de marque en utilisent. Carte d’Or figure parmi ces rares utilisateurs. Cela pose un problème pour les intolérants au lactose qui de ce fait ne peuvent pas consommer cette glace.    

Foodwatch se défend toute fois d’inquiéter les consommateurs. " L’idée n’est pas de dire aux gens de ne plus manger de glace, mais de leur dire ne vous fiez pas à la devanture, lisez les étiquettes ". assure Camille Dorioz.

www.ipreunion.com

   

Votre avis nous intéresse, soyez le premier à vous exprimer !

Illustration : Kwa Films

Kwa Films

37 reportage(s)