Mémoire et liberté :

La Maison de l'UNESCO commémore l'abolition de l'esclavage à La Réunion


Publié / Actualisé
Ce mercredi 18 décembre 2019, le Département de La Réunion a célébré la commémoration de l'abolition de l'esclavage à La Réunion, à La Maison de l'UNESCO à Paris. Placée sous le thème " Liberté et figures de résistants ", la Fet Kaf a réuni trois cents personnes issues pour la plupart de la diaspora réunionnaise.
Ce mercredi 18 décembre 2019, le Département de La Réunion a célébré la commémoration de l'abolition de l'esclavage à La Réunion, à La Maison de l'UNESCO à Paris. Placée sous le thème " Liberté et figures de résistants ", la Fet Kaf a réuni trois cents personnes issues pour la plupart de la diaspora réunionnaise.

Pour cette édition, le Département de La Réunion a choisi la Maison de l’UNESCO pour clôturer la 170ème année commémorative. Un choix qui prend une dimension particulière au moment où l’on fête également les 10 ans de l’inscription du maloya au Patrimoine culturel et immatériel de l’UNESCO.

Lors de son discours d’ouverture, la conseillère départementale a marqué l’importance symbolique de cet anniversaire " Aujourd’hui nous fêtons ces chaînes brisées, offrant la liberté et l’humanité à nos ancêtres " a-t-elle déclaré.

Pour célébrer cette liberté, trois temps forts ont été proposés au cours de la soirée. En première partie, Erick Isana retrace seul sur scène FER6, l’histoire du célèbre esclave Furcy. C’est avec une grande émotion qu’il questionne, à travers son jeu, le public sur la notion de la liberté. Une thématique que l’on retrouve également lors du Kabar la Parol, le deuxième temps fort de cet événement.

Un Kabar animé par Silvia Capanema, spécialiste de l’histoire de l’esclavage du Brésil, Albert Jauze, docteur en histoire moderne et contemporaine de l’Université de La Réunion, Marcel Dorigny, spécialisé dans les processus de l’abolition de l’esclavage ainsi que l’historien et auteur Naïl Ver-Ndoye. En interaction avec le public, cette table ronde retrace l’histoire de l’esclavage sur l’île et dans le reste du monde. Elle a également permis au public d’appréhender cette période au travers de pratiques culturelles, notamment les arts, les lettres et la danse.

La soirée s’est ensuite clôturée sur une note musicale avec du maloya traditionnel joué par le groupe Votia. Représenté par Marie-Claude Phileas-Lambert, la fille de Gramoun Lélé – figure emblématique du maloya à La Réunion – le groupe a su transporter le public présent au cœur de La Réunion le temps d’une soirée.

Puis, un tirage au sort a permis à deux personnes de repartir avec des billets d’avion pour un séjour sur l’île de La Réunion.

   

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