Journée internationale des droits des femmes :

Le silence face à la violence, c'est terminé


Publié / Actualisé
Ce dimanche 8 mars 2020, c'est la Journée internationale des droits des femmes. A travers le monde, les femmes se rappellent des combats gagnés au fil des années, et de tous les combats qu'il reste à mener. Et si, en France, on peut se targuer d'être plus chanceuses que d'autres, les inégalités, la violence et l'injustice restent quotidiennes. Mais à l'aube de cette nouvelle décennie, quelque chose a enfin changé : on ne se tait plus. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
Ce dimanche 8 mars 2020, c'est la Journée internationale des droits des femmes. A travers le monde, les femmes se rappellent des combats gagnés au fil des années, et de tous les combats qu'il reste à mener. Et si, en France, on peut se targuer d'être plus chanceuses que d'autres, les inégalités, la violence et l'injustice restent quotidiennes. Mais à l'aube de cette nouvelle décennie, quelque chose a enfin changé : on ne se tait plus. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

Virginie Despentes l'a parfaitement retranscris dans une tribune libre parue dans Libération à la suite de la victoire de Roman Polanski comme meilleur réalisateur aux Césars : maintenant, on se lève et on se casse. Fini le temps où les femmes courbaient l'échine en se laissant rabaisser, frappées, humiliées et même violées.

Dans les médias aujourd'hui, ces drames ne sont plus relayés comme de sombres faits-divers, les grands journaux s'emparent du sujet et acceptent enfin d'utiliser le terme "féminicide". L'AFP, éminente agence de presse, a même élaboré un protocole strict à suivre lorsqu'une femme est tuée sous les coups de son (ex) conjoint. Les questions se précisent sur le contexte du drame, le rôle éventuel de l'alcool, la présence ou non d'enfants... On ne cherche plus seulement à relater le féminicide, mais à le comprendre, à contextualiser ce meurtre.

Et, sous l'impulsion d'un mouvement #MeToo qui n'en finit plus de délier les langues, les associations féministes se multiplient pour dénoncer toutes sortes d'injustices vécues par les femmes. Nous Toutes, Laisse les filles tranquilles, La Fronde, Collages féminicides... Tant d'associations qui ont toutes le même but : dénoncer les violences sexistes.

- Les femmes se prennent en main -

Si l'Etat assure faire des violences sexistes l'une de ses causes principales, le résultat reste plus que décevant, avec un Grenelle des violences qui n'a satisfait que peu de gens. Alors, les associations, déjà vent debout dans la lutte, continuent à prendre les choses en main à leur manière.

Manifestation devant les locaux de la cérémonie des César, comptage indépendant du nombre de femmes tuées par leur (ex) conjoint, placardage d'affiches dénonçant les crimes sexistes, cours de self-defense… Toutes ces actions sont menées par des femmes, indépendamment de toute action gouvernementale, pour alerter, avancer et se défendre.

Nous sommes en 2020, et le sexisme est toujours aussi présent, il n'y a qu'à parcourir les commentaires des articles relatant diverses actions militantes pour le voir. Remarques graveleuses, insultantes voire haineuses, c'est tout un florilège de remarques immondes que l'on peut trouver partout sur internet. Mais les temps ont changé, et les femmes ne se taisent plus.

Au contraire, elles crient plus fort que jamais, et s'engagent dans une lutte qui peine à faire bouger les lignes, mais qui avance tout de même, lentement mais sûrement. Et si certains hommes refusent d'accepter cette idée, ce n'est pas pour autant que les femmes arrêteront de se rebeller. Et c'est tant mieux.

Pour aller plus loin :

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as / www.ipreunion.com / redac@ipreunion.com
 

   

2 Commentaire(s)

Vive les femmes, Posté
Une femme sera maire à st denis le 15 mars ou le 22 mars.
Egalité, Posté
Bonjour, je ne me souvient plus la date des droits de l'homme, si possible de me le rappeler...