Un arrêté ministériel publié le 13 juin :

La Sicalait satisfaite de la mise en place du plan "Zéro Leucose"


Publié / Actualisé
Alors que la préfecture a officialisé ce samedi 13 juin 2020 le lancement du plan Zéro Leucose, la Sicalait salue l'arrêté ministériel qui va permettre l'assainissement de la leucose à La Réunion. Ce plan, annoncé l'année dernière par Emmanuel Macron, a été publié dans un arrêté ministériel au Journal officiel. Les éleveurs dont le cheptel est touché seront accompagné par la préfecture, qui attribuera par ailleurs un label "indemne de leucose" à ceux qui n'ont aucun animal contaminé. . Pour Martha Mussard, présidente de la Sicalait, " cet arrêté va dans le sens des engagements forts pris par le Conseil d'administration de notre coopérative, depuis 2016, pour répondre aux attentes des consommateurs et accompagner les éleveurs laitiers réunionnais". (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
Alors que la préfecture a officialisé ce samedi 13 juin 2020 le lancement du plan Zéro Leucose, la Sicalait salue l'arrêté ministériel qui va permettre l'assainissement de la leucose à La Réunion. Ce plan, annoncé l'année dernière par Emmanuel Macron, a été publié dans un arrêté ministériel au Journal officiel. Les éleveurs dont le cheptel est touché seront accompagné par la préfecture, qui attribuera par ailleurs un label "indemne de leucose" à ceux qui n'ont aucun animal contaminé. . Pour Martha Mussard, présidente de la Sicalait, " cet arrêté va dans le sens des engagements forts pris par le Conseil d'administration de notre coopérative, depuis 2016, pour répondre aux attentes des consommateurs et accompagner les éleveurs laitiers réunionnais". (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

Avec désormais plus de 200 animaux sans leucose, la Sicalait installe au fur et à mesure tous les nouveaux éleveurs laitiers en zéro leucose, à l’exemple de deux jeunes éleveurs qui ont démarré leur activité en août 2018 et en février 2020. Ces éleveurs pourraient bénéficier du statut " indemne de leucose " mentionné dans l’arrêté ministériel du 13 juin.

En effet, la filière lait reste une filière attractive pour les éleveurs : plus de 20 projets sont en cours de réalisation sur la période 2020-2021, entre les installations de jeunes et les rénovations d’installations existantes.

Et le nombre de vaches sans leucose produites par la Sicalait sera amené à régulièrement augmenter. " Depuis un an, nous avons mis en place une méthode d’insémination des vaches pour obtenir un maximum de veaux femelles. Ces veaux sont élevés par la ferme de SICALAIT pour ne produire que des animaux indemnes de leucose. A partir de l’année prochaine, nous élèverons 800 animaux à la ferme et plus de 1000 d’ici 2021", selon Charles Adrian, directeur Général de la Sicalait.

Une deuxième méthode de remplacement des vaches, plus technique, devrait être validée pour la fin de l’année. Si elle est approuvée, elle permettrait à la Sicalait d’accélérer le processus d’assainissement des étables réunionnaises. Pour l'heure, les animaux porteurs de leucose ont bovine ont pu être identifiés et seront remplacés par des animaux non-porteurs de la maladie.

- Attente d'arbitrages financiers -

Alors que la Sicalait a œuvré  ces dernières années pour éradiquer tous les cas de Rhinotrachéite infectieuse bovine (IBR), elle souhaite travailler avec la même énergie pour mettre en œuvre le plan d’assainissement la leucose.

Néanmoins, elle reste en attente d’arbitrages financiers et opérationnels avec l’Etat sur le Plan Global de Maîtrise Sanitaire Bovine (PGMSB). Avec ce plan, l’objectif est double : réussir la pleine exécution de l’assainissement des élevages laitiers, sans mettre les exploitations laitières en difficultés financières. "Rappelons que l’assainissement des élevages laitiers de métropole, lancé dans les années 90, avait pris plusieurs années" souligne la Sicalait.

Martha Mussard termine en apportant des éclaircissements sur plusieurs sujets : "non, le marquage des vaches avec un " L " à l’oreille ne sera pas appliqué à La Réunion. Il n’existe plus en métropole pour des raisons sanitaires depuis de nombreuses années" explique-t-elle.

"Deuxièmement, les exploitations en plan d’assainissement n’auront pas la possibilité de faire circuler leurs animaux entre les élevages. Troisièmement, la propagation de la leucose ne se fait pas que par les insectes piqueurs, comme le prouvent nos expérimentations en cours. Enfin, l’abattage des vaches reste bien sûr la meilleure solution dans le plan d’assainissement, comme cela se fait en métropole, dès que c’est nécessaire" conclut-elle.

www.ipreunion.com / redac@ipreunion.com

   

3 Commentaire(s)

Stean, Posté
Quelle hypocrisie!!
Mayaqui, depuis son mobile, Posté
C'est bien , ça avance ...
SOWETO, Posté
J'en prends le pari qu'en 4 ans on en reparlera encore de la LBE si on ne met pas en place une lutte contre les vecteurs de cette maladie à savoir les mouches piqueuses des bétail (Stomoxys calcitrans et Stomoxys nibra) ainsi que les tiques du genre Amblyoma et et du genre Boophilus.