La bonne nouvelle du jour :

Contre le coronavirus la solidarité entre particuliers s'organise sur internet


Publié / Actualisé
Depuis le début du confinement en vigueur dans le pays, le quotidien de tous les Français, de Métropole et d'Outre-Mer, sur le territoire national ou à l'étranger, se retrouve bousculé. Risques de contamination et consigne de rester chez soi obligent, les initiatives d'entraide fleurissent sur internet, où plusieurs sites et applications mobiles proposent de connecter entre elles les personnes dans le besoin et celles pouvant offrir un coup de main. (Photo DR)
Depuis le début du confinement en vigueur dans le pays, le quotidien de tous les Français, de Métropole et d'Outre-Mer, sur le territoire national ou à l'étranger, se retrouve bousculé. Risques de contamination et consigne de rester chez soi obligent, les initiatives d'entraide fleurissent sur internet, où plusieurs sites et applications mobiles proposent de connecter entre elles les personnes dans le besoin et celles pouvant offrir un coup de main. (Photo DR)

L’entraide entre amis, voisins ou membres de la famille est souvent de mise, lorsque compatible avec les consignes de confinement. Des conversations de groupe naissent à tout-va au sein de cercles de proches, ou même à l’échelle locale, notamment pour aider le personnel soignant en première ligne. Les applications et sites internet d’échange de services ou de dépannage qui existent déjà ont vu leurs inscriptions monter en flèche ces derniers jours.

Les réseaux sociaux, entre deux théories complotistes, offrent également moult propositions d’aide. Sur Facebook, par exemple, il suffit parfois de taper le nom de sa ville ou de son quartier pour y voir des pages solidaires, nouvellement créées.

• Entrepreneur d'entraide covid 19

Joël Gauvin est gérant d’une pizzeria de l’île. Comme beaucoup de travailleurs, lui et ses employés ont dû passer en chômage partiel. Inquiet quant à l’évolution de la situation, il a créé un groupe Facebook d’entraide pour les employeurs, les salariés qui se trouvent dans le même cas que lui. Le but : mettre en contact plusieurs corps de métiers pour faciliter l’accès à l’information. Sur ce groupe, créé le jeudi 19 mars 2020 au soir, les employés et employeurs peuvent déjà échanger avec des élus de la Chambre des métiers, des responsables de la région, des agents de Pôle emploi ou encore des banquiers.

“Il s’agit d’avoir un espace pour pouvoir poser directement des questions, et d’obtenir rapidement des réponses”, explique Joël Gauvin, qui constate que les nombreuses mesures de soutien annoncées par les différentes autorités sont loin d’être claires et concrètes. “Je me souviens des terribles répercussions du mouvement des gilets jaunes”, indique l’entrepreneur, qui espère amortir les conséquences de cette crise inédite.

• SOSUnToit.fr

Partout dans le monde, des dizaines de milliers de Français attendent de pouvoir rentrer chez eux, à l’heure où beaucoup de pays ont suspendu les vols en direction de la France. Le ministère des Transports a demandé aux compagnies aériennes de maintenir au maximum leurs lignes ouvertes vers la France et de modérer leurs prix.

En attendant que les retours se concrétisent, le ministère des Affaires étrangères a mis en ligne, jeudi 19 mars 2020, un site pour assister les Français bloqués à l’étranger à cause de la pandémie de coronavirus. SOSUnToit.fr les met en relation avec des Français installés hors de France et se portant volontaire pour les héberger.

• MesVoisins.fr

MesVosins.fr regroupe tous les services de proximité sur un tableau de bord qui vous est propre. Tout s’échange : des services, des idées, des bons plans et même des repas. Le site permet aussi de publier des annonces ou organiser des événements. Depuis le début de la crise sanitaire, à défaut de la promiscuité, la proximité est mise en avant par le site, qui donne toute une série de conseils à destination de son demi-million d’utilisateurs.

La plateforme a également conçu l’idée d’un “voisin informateur”, un habitant pour chaque quartier, chargé de transmettre les informations des autorités et centraliser les requêtes. Sur la base du volontariat, le “voisin informateur” va où la technologie ne va pas, notamment les plus âgés d’entre nous.

• AlloVoisins

L’application française a construit sa réputation dans la location de matériel et de services entre voisins. Du bricolage au baby-sitting, en passant par l’aide aux devoirs ou le jardinage, tout y passe. Avant même la pandémie de coronavirus, on pouvait y proposer ou rechercher des livraisons de courses et des sorties en voiture pour les personnes dépendantes.

En cette période de confinement, la plateforme a pris la décision de ne plus soumettre les paiements en ligne à la commission de 15% qu’elle prélevait jusqu’à présent. Les frais bancaires sont également suspendus, dans le but de dynamiser l’entraide entre particuliers.

Le journal Ouest-France, quotidien le plus de France, s’est d’ailleurs associé à la start-up pour favoriser plus encore la mise en relation entre les personnes, en relayant toutes les initiatives bénévoles dans ses colonnes et en lançant un hashtag sur Twitter. “Vous pouvez rejoindre nos groupes Facebook, dans chacune de nos villes, intitulés Entraide Coronavirus ou sur Twitter en postant votre message en utilisant le hashtag #(nomdeville)EntraideOF quand vous avez une offre de services à proposer”, explique le journal.

• EnPremiereLigne.fr

Comme le nom du site l’indique, l’objectif de la plateforme, lancée le dimanche 15 mars 2020 est de venir en aide aux personnes les plus sollicitées dans la lutte contre la pandémie de coronavirus. Il relie les personnes qui ont besoin d'aide pour garder leurs enfants ou faire leurs courses, et des personnes à proximité, volontaires pour accomplir les suppléer. Tout personne âgée de 18 à 60 ans, ne faisant “pas partie des personnes à risques”, sont à même de proposer leurs services, précise le site.

Les personnes pouvant en bénéficier sont les personnels soignants, les pharmaciens, les fournisseurs d’énergie et autres membres des services d’urgence, tels les pompiers ou policiers. Bénéficiaires et volontaires doivent préalablement remplir un questionnaire pour être mis en relation selon les besoins et situations géographiques.

• Entourage

“La vocation d’Entourage est de redonner un réseau à ceux qui n’ont plus de réseau.” À la fois site internet et application mobile, Entourage expose d’entrée son ambition : que chacun à son échelle, dans sa ville, son quartier, vienne à la rencontre des sans-abris. “Sur le réseau, habitants, associations et personnes SDF peuvent se connecter pour se connaître, échanger et mener ensemble des actions solidaires”, explique-t-on sur le site.

Dans l’impossibilité d’organiser ces rencontres, a trouvé une autre idée. “Nous ne pouvons plus nous réunir, certes. Du moins en physique. La convivialité peut bien sûr se réinventer en ligne, chacun chez soi mais ensemble ! Entourage propose donc une pause café solidaire pour échanger sur tous les sujets, tous les jours à 14h (heure de Métropole). Ouvert à tous bien sûr.” L’occasion de se réconforter pendant la crise et de réfléchir ensemble à des solutions pour venir en aide aux SDF.

• Nextdoor

Cette application vient, cette fois, des Etats-Unis. Elle met en contact les particuliers dès lors qu’ils ont renseigné leur adresse, et permet de publier des annonces ainsi que que partager des informations. Habituellement centrée sur la demande d’aide pour des travaux ou des ventes de biens, l’application est aujourd’hui source de communication bien nécessaire lorsque l’on se trouve confiné à domicile.

aa / www.ipreunion.com / redac@ipreunion.com

   

Votre avis nous intéresse, soyez le premier à vous exprimer !