Risque d'euthanasie :

Le président de la SPA demande l'ajout d'un motif de sortie pour adopter des animaux


Publié / Actualisé
Jacques-Charles Fombonne, le président de la Société Protectrice des animaux (SPA), lance un appel sur Franceinfo : il est urgent d'ajouter un motif de sortie supplémentaire sur les attestations dérogatoire. Avec le confinement, les refuges sont proches de la saturation, car les adoptions sont en chute libre. L'association de protection animale craint un vague importante d'euthanasie si rien n'est fait. (Photo rb/www.ipreunion.com)
Jacques-Charles Fombonne, le président de la Société Protectrice des animaux (SPA), lance un appel sur Franceinfo : il est urgent d'ajouter un motif de sortie supplémentaire sur les attestations dérogatoire. Avec le confinement, les refuges sont proches de la saturation, car les adoptions sont en chute libre. L'association de protection animale craint un vague importante d'euthanasie si rien n'est fait. (Photo rb/www.ipreunion.com)

La SPA recueille chaque mois sur l'ensemble du territoire environ 3.500 animaux, ensuite proposés à l'adoption. Avec les mesures de confinement, Jacques-Charles Fombonne, président de la SPA, partage un triste et simple constat sur Franceinfo : "Les gens ne peuvent plus sortir de chez eux pour venir adopter nos animaux, ce qui veut dire que nos refuges se remplissent".

Le défenseur des animaux affirme en effet que la capacité d'accueil de la SPA au niveau national est très proche de la saturation. Il indique qu'il ne reste qu'entre 300 et 400 places dans les refuges. Et les conséquences de cette saturation sont dramatiques : les fourrières devront procéder à des euthanasies, ne pouvant plus livrer les animaux à la SPA.

- Problème d'ordre public -

"Ça va poser, en termes de protection animale et peut-être même en termes d'ordre public, un vrai problème", poursuit Jacques-Charles sur Franceinfo.

Les équipes de la SPA ont du s'adapter à cette période de pandémie. "Nous avons organisé nos 52 refuges avec des équipes de salariés séparées, cloisonnées, de façon à éviter la propagation de la maladie". Heureusement, les moyens matériels et humains restent suffisants pour nourir et nettoyer les box des animaux. "On n'a simplement pas la possibilité de les faire adopter", regrette le président de la SPA. "On n'est pas dans le contentieux et je comprends qu'il y ait d'autres priorités, évidemment. Mais alors que nous proposons des solutions, le gouvernement ne nous écoute pas", poursuit Jacques-Charles Fombonne.

- L'adoption en ligne -

Pourtant, la SPA a déjà pensé des alternatives pour permettre l'adoption en ligne. "Les gens choisissent leur animal, prennent un rendez-vous individualisé et horodaté de façon à ce qu'ils soient les seuls à la porte du refuge. On leur présente l'animal, on leur donnerait l'animal sans qu'il y ait de contact entre les salariés et la personne. Ensuite, nous régulariserions l'ensemble des dispositions lorsque le confinement serait terminé", explique Jacques-Charles Fombonne, qui s'engage à suivre une procédure extrêmement sécurisée pour éviter tout risque de contamination. "Mais on a vraiment besoin que l'autorité administrative nous autoriste à faire ces adoptions".

Il assure avoir présenté sa démarches aux autorités depuis une dizaine de jours, sans résultat. Il faudrait que les Français puissent bénéficier d'une autorisation ministérielle pour se déplacer jusqu'aux refuges. "C'est comme si l'État abandonnait une deuxième fois des animaux qui avaient déjà été abandonnés".

   

1 Commentaire(s)

Valou, Posté
Tout à fait d accord avec le président de la spa très belle initiative je le soutiens à 100 %