Association réunionnaise interprofessionnelle de la pêche et de l'aquaculture :

Un bilan positif après dix ans de structuration interprofessionnelle


Publié / Actualisé
Il y a exactement 10 ans, la pêche et l'aquaculture de La Réunion se structuraient en interprofession, créant l'ARIPA (Association réunionnaise interprofessionnelle de la pêche et de l'aquaculture). Cette association devenue incontournable, a porté ses fruits. Nous publions ci-dessous son communiqué.(photo rb/www.ipreunion.com)
Il y a exactement 10 ans, la pêche et l'aquaculture de La Réunion se structuraient en interprofession, créant l'ARIPA (Association réunionnaise interprofessionnelle de la pêche et de l'aquaculture). Cette association devenue incontournable, a porté ses fruits. Nous publions ci-dessous son communiqué.(photo rb/www.ipreunion.com)

Le 10 avril 2010, la pêche et l’aquaculture de La Réunion, en situation de crise profonde, entamaient un virage organisationnel majeur en se structurant en interprofession. 10 ans plus tard, l’association réunionnaise interprofessionnelle de la pêche et de l’aquaculture (ARIPA) est un outil incontournable à l’échelle du territoire, pour les professionnels du secteur, pour les consommateurs réunionnais et pour les pouvoirs publics. La crise sanitaire actuelle du Covid-19 vient encore d’en faire la démonstration.

Le Port, le 10 avril 2020 – 10 ans jour pour jour que les professionnels de la pêche et de l’aquaculture de La Réunion se sont associés aux acteurs de la chaîne de valeur du poisson et de sa mise sur le marché pour se structurer en interprofession. Le premier président de l’interprofession, Philippe Guérin, évoquait à l’époque " un jour historique pour la pêche réunionnaise, balayant les rivalités et rancœurs d’antan liées aux individualismes propres à ce secteur ".

Avec 128 membres en amont du secteur, représentant 108 navires professionnels adhérents, qui assurent plus de 90% de la pêche fraîche débarquée à La Réunion et qui couvrent 75% des besoins en poissons frais du marché local, la structuration interprofessionnelle a assurément porté ses fruits. Maurice Cérisola, le défunt président du Cluster maritime, aimait à rappeler la progression fulgurante qu’avait connu la filière pêche depuis la mise en place de l’ARIPA qu’il présentait comme " la construction d’un modèle collectif et solidaire où tout le monde joue " groupé " pour que chacun s’y retrouve ".

- Plus de 25 millions d'euros d'aides européennes -

La structuration interprofessionnelle des 10 dernières années a permis la mobilisation de plus de 25 millions d’euros d’aides européennes pour le secteur et ses opérateurs, en contrepartie légitime de leur régularisation fiscale, sociale et professionnelle à travers la fourniture des obligations déclaratives. Le président en fonction de l’ARIPA, Gérard Zitte, aime ainsi rappeler à chacun de ses rendez-vous institutionnels que les professionnels de la pêche et l’aquaculture de La Réunion " n’ont plus besoin de se cacher de l’État, des Collectivités et des créanciers publics et sont légitimes à fièrement réclamer une prise en compte des spécificités de leur secteur ", de surcroît en cette période de crise sanitaire.

Le marché réunionnais et ses consommateurs ont pleinement bénéficié de l’organisation collective que la pêche réunionnaise a su engager en 2010. Les résultats sont probants : une régularité d’approvisionnement des étals et des offres promotionnelles tout au long de l’année, le développement de structures de vente directe tout autour de l’île, une diversification de l’offre de poissons frais avec de nouveaux produits transformés prêts à consommer. Fabrice Minatchy, président de 2016 à 2018, a beaucoup œuvré pour que l’interprofession travaille " en quantité et en qualité pour le marché local afin de satisfaire la demande des consommateurs, dans une démarche stratégique pour La Réunion d’autosuffisance alimentaire ". La crise du Covid-19 donne aujourd’hui, plus encore qu’hier, raison à cette stratégie de développement local qu’a entreprise l’ARIPA.

A l’instar des autres productions locales partenaires, la pêche et l’aquaculture réunionnaises, sur lesquelles plus personne ne voulait investir il y a dix ans, ont réussi à relever le défi fixé par l’État et les collectivités locales de faire de ce secteur d’activités stratégiques à l’échelle de l’océan Indien un vecteur de développement économique avec de la création de valeur pour le territoire et d’emplois pour les Réunionnais.

Continuer à fournir du poisson frais local de qualité aux consommateurs, différencier le poisson pays de celui issu de l’importation, tout en accompagnant l’évolution des besoins de consommation et d’approvisionnement des Réunionnais (livraison à domicile, point retrait...)... voilà l’objectif supplémentaire que se fixe l’interprofession pour les 10 prochaines années ! La pêche et l’aquaculture réunionnaise restent plus que jamais engagées pour La Réunion et sa population !
À propos de l’ARIPA

Créée en 2010, l’association réunionnaise interprofessionnelle de la pêche et de l’aquaculture (ARIPA) se compose des associations, organisations professionnelles et syndicats intervenant dans la chaîne de valeur du poisson à La Réunion.

L’ARIPA a pour missions de favoriser à la fois le développement de la pêche et de l’aquaculture réunionnaise, l’approvisionnement du marché local en poisson et sa régulation. Elle compte à ce jour 125 adhérents, représentant près de 90% de la pêche fraîche réunionnaise débarquée, tous soucieux de participer au développement collectif et structuré de la pêche et de l’aquaculture de La Réunion.

   

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