141 personnes testées ce lundi :

Fin de quatorzaine : les voyageurs dépistés avant de quitter leur hôtel


Publié / Actualisé
Conformément à l'avis du conseil scientifique COVID-19 sur la gestion de l'épidémie dans les Outre-mer du 8 avril 2020 et à la décision de la Ministre des Outre-Mer, la préfecture et l'Agence régionale de santé mettent en place un dispositif de dépistage systématique du coronavirus pour toutes les personnes terminant leur quatorzaine. Le dépistage se fera au 12ème ou 13ème de quatorzaine. 141 personnes vont être testées avant leur sortie mardi 14 avril. Nous publions ci-dessous le communiqué de la préfecture. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
Conformément à l'avis du conseil scientifique COVID-19 sur la gestion de l'épidémie dans les Outre-mer du 8 avril 2020 et à la décision de la Ministre des Outre-Mer, la préfecture et l'Agence régionale de santé mettent en place un dispositif de dépistage systématique du coronavirus pour toutes les personnes terminant leur quatorzaine. Le dépistage se fera au 12ème ou 13ème de quatorzaine. 141 personnes vont être testées avant leur sortie mardi 14 avril. Nous publions ci-dessous le communiqué de la préfecture. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

Les modalités du dépistage systématique à l’issue de la quatorzaine

Pour les personnes placées en quatorzaine en centre dédié, le dépistage systématique sera organisé par l’Agence régionale de santé à travers la projection d’équipe mobile de prélèvement, cette équipe mobile pouvant être composée de praticiens du CHU ou de laboratoires privés. Cette campagne de dépistage sera réalisée le 12ème ou le 13ème jour de la quatorzaine, afin que les personnes puissent savoir, à l’issue de leur quatorzaine, si elles sont atteintes par le virus ou non.

Si une personne est contaminée par le coronavirus, elle sera transportée en ambulance dédiée au transport de patients COVID-19 vers le CHU Nord. Au CHU, la personne aura un entretien avec un infectiologue référent qui définira, avec elle, la prise en charge de sa maladie (à l’hôpital, en ambulatoire ou, lorsqu’ils seront ouverts à La Réunion, en centre d’hébergement pour patient COVID). Les personnes contaminées par le COVID-19 asymptomatiques devront s’isoler strictement pendant quatorze jours supplémentaires, compte tenu de l'impossibilité de savoir quand aura débuté la période de contagiosité.

Pour les personnes qui seraient revenues à La Réunion avant la mise en place des centres de quatorzaine obligatoires (donc avant le 30 mars) ou qui ont bénéficié d’une exception (par exemple, les personnes lourdement médicalisées), celles-ci sont invitées à se faire connaître auprès de leur médecin traitant afin de se voir prescrire un dépistage. La personne pourra alors réaliser ce dépistage en se rendant au CHU ou auprès d’un laboratoire privé (test en drive par exemple). Dans le cas où la personne serait handicapée ou très âgée, son médecin traitant pourra prendre l’attache du centre 15 pour envisager un prélèvement à domicile par l’équipe mobile du CHU.

Comment se passent les tests de dépistage ?

Le test dépistage réalisé en France est un test dit " PCR ", il se traduit par un prélèvement naso-pharyngé (gorge, nez, nasopharynx) qui se fait à l'aide d'un écouvillon inséré assez loin dans le nez. Il est obligatoirement effectué par un médecin ou une infirmière. Le test est rapide à effectuer mais peut entraîner un sentiment désagréable pour la personne, voire une petite douleur.

Peut-on refuser le dépistage ?

Le dépistage étant un acte médical, il ne peut être réalisé qu’avec le consentement de la personne. En cas de refus de la personne de se faire dépister, celle-ci sera maintenue en centre de quatorzaine pour une durée complémentaire de 7 jours afin de s’assurer de sa non-contagion.

   

4 Commentaire(s)

TaxeTobin, Posté
Je fais parti des voyageurs ayant été confinés 14 jours en hébergement réquisitionné et dépistés avant ma sortie. Ce test de dépistage là, pour l'avoir subit est absolument affreux. Je n'imaginais pas ça du tout avant de le faire. Et franchement, si j'avais été seul (sans ma femme ni ma fille), et si j'avais su ce que ça faisait, et bien je l'aurais bien troqué contre 7 jours de confinement strict supplémentaires. Les tests à grandes échelle pourquoi pas mais il en existe des beaucoup moins douloureux (car je fais parti des gens qui ont eu mal, sans doute à causes d'irritations nasales dues à mes allergies au pollen). Et ce serait vraiment bien d'éviter cette méthode. J'ai entendu dire que c'était la moins chère, je comprends pourquoi.
HULK, Posté
Il faut dépister à grande échelle.
Marhy, Posté
enfin, plus de bla-bla.. mais du sérieux
HULK, Posté
A quand le dépistage systématique à grande échelle? Çà ce serait efficace.