Les modalités de rentrée encore indécises :

Reprise des cours le 14 mai à La Réunion: une décision qui inquiète les parents d'élèves


Publié / Actualisé
Alors que la rouverture progressives des écoles à partir du 11 mai a été annoncée ce lundi 13 avril 2020 par Emmanuel Macron, la mise en place de cette annonce soulève de nombreuses questions : comment sera organisée la rouverture ? Combien d'élèves seront présents par classe ? Des masques seront-ils obligatoires - et si oui, y en aura-t-il assez ? De nombreux parents se sont d'ailleurs manifestés sur les réseaux sociaux, affirmant qu'ils n'enverraient pas leurs enfants à l'école le 11 mai - le 14 à La Réunion, les fédérations de parents et syndicats s'interrogent sur la pertinence de la mesure (Photo rb/www.ipreunion.com)
Alors que la rouverture progressives des écoles à partir du 11 mai a été annoncée ce lundi 13 avril 2020 par Emmanuel Macron, la mise en place de cette annonce soulève de nombreuses questions : comment sera organisée la rouverture ? Combien d'élèves seront présents par classe ? Des masques seront-ils obligatoires - et si oui, y en aura-t-il assez ? De nombreux parents se sont d'ailleurs manifestés sur les réseaux sociaux, affirmant qu'ils n'enverraient pas leurs enfants à l'école le 11 mai - le 14 à La Réunion, les fédérations de parents et syndicats s'interrogent sur la pertinence de la mesure (Photo rb/www.ipreunion.com)

Si le minsitre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a apporté des précisions dès ce mardi, notamment sur l'aspect non-obligatoire de cette rentrée, des questions subsistent.

Du côté de la Fédération des conseils des parents d'élèves de La Réunion, l'incompréhension règne face à cette mesure. "Nous sommes perplexes face à une telle décision" admet Rachida Patel, vice-présidente de la FCPE Réunion. "Comment faire respecter les gestes barrières à des enfants, particulièrement en maternelle et en primaire ?" s'interroge-t-elle.

Si le ministre de l'Education nationale a précisé que les classes de petites sections n'accueilleraient les élèves qu'en petits groupes, Rachida Patel reste perplexe. "Le ministère a-t-il déjà rencontré des enfants ? Pensent-ils vraiment qu'il est possible d'éviter le contact chez les plus petits, qui bavent, postillonnent, s'échangent leur matériel ?" se questionne-t-elle. Elle souligne par ailleurs que l'intérêt premier des enfants aujourd'hui pour un retour en classe reste le fait de retrouver ses camarades. "Comment leur expliquer qu'il faudra rester éloigné de ses amis même s'ils ne se sont pas vus depuis longtemps ?" continue la vice-présidente de la FCPE.

Elle pointe par ailleurs du doigt le fait que les étudiants du supérieur, eux, ne retrouveront pas le chemin des cours. "On ne fait pas confiance à de jeunes adultes pour respecter les gestes barrières mais on envoie tout de même de jeunes enfants en cours ? Peut-on même garantir qu'assez de masques seront disponibles pour tous nos élèves et professeurs ?" continue-t-elle.

Si la FCPE admet que le retour au travail des parents est essentiel alors que l'économie est en berne, Rachida Patel souligne que "ce n'est pas aux enfants d'en payer le prix". Un avis partagé par le Syndicat national des lycées et collèges (SNALC). " Depuis le début de la pandémie, le SNALC n'a eu à l'esprit qu'une seule et unique chose : la sécurité des élèves et des personnels" indique le syndicat dans un communiqué.

"Si début mai, nous constatons que toutes les conditions sanitaires ne sont pas réunies, nous nous opposerons à la réouverture" affirme-t-il par ailleurs.

A La Réunion, le recteur de l'Académie, Vêlayoudom Marimoutou, assure qu'il sera "extrêmement attentif" à la situation sanitaire avant toute prise de décision. Si le déconfinement devait avoir lieu le 11 mai, une ouverture progressive des écoles devrait se faire le 14. Cependant, le recteur affirme "qu'il n'y aura pas de rentrée si on ne peut garantir la sécurité des enfants et du personnel".

Reste donc à déterminer les modalités de cette rentrée. C'est à cela que serviront les quatre semaines à venir : consulter les collectivités, faire le point sur la situation épidémique – nationale et réunionnaise, déterminer les modalités de retour en classe, mais aussi mettre en place la désinfection des écoles.

Vêlayoudom Marimoutou précise par ailleurs que l'urgence de la reprise des cours réside aujourd'hui dans la prise en charge des élèves en situation de précarité et en décrochage. Une volont martelée par le ministre de l'Education nationale dès mardi matin. Les deux semaines à venir seront donc consacrée à la préparation de la rentrée prochaine – dans des modalités dont on ignore tout aujourd'hui.

as / www.ipreunion.com / redac@ipreunion.com

   

2 Commentaire(s)

Bri74, Posté
Mme Brigitte Macron donnez l exemple allez donnez des cours le 11 mars et n oubliez pas les gestes barrières !
Marie, Posté
Bonjour j ai un fils en qui est en 5eme et de surcroit handicape moteur et fragile du coeur nous les parents ont decides de ne pas l envoyer a l ecole merci