Le secteur touristique s'est effondré :

Seychelles : l'économie ravagée par le coronavirus


Publié / Actualisé
Les Seychelles seront le pays africain le plus touché économiquement par la pandémie du COVID-19 Environ 60 % du PIB des Seychelles provient du tourisme, et depuis le mois de mars les revenus de ce secteur qui est le premier pilier de l'économie du pays sont quasiment nuls. Pire jusqu'à la fin de l'année, les touristes ont annulé leurs réservations dans les hôtels.
Les Seychelles seront le pays africain le plus touché économiquement par la pandémie du COVID-19 Environ 60 % du PIB des Seychelles provient du tourisme, et depuis le mois de mars les revenus de ce secteur qui est le premier pilier de l'économie du pays sont quasiment nuls. Pire jusqu'à la fin de l'année, les touristes ont annulé leurs réservations dans les hôtels.

Alors le gouvernement seychellois s’est tourné vers la banque centrale pour puiser dans ses réserves. Les Seychelles ont fait appel à la Banque mondiale, qui a décidé
d’octroyer au pays une aide de 6,9 millions de dollars. La banque centrale des Seychelles a expliqué qu’elle avait 488 millions de dollars suffisamment pour tenir 18 mois. Cet argent servira à importer trois choses, les médicaments, le carburant, et de la nourriture.

Les Seychelles qui ne produisent pour ainsi dire rien, doivent importer l’ensemble de ce qu’elle consomme. La banque centrale du pays a prévu 1,3 million de dollars par mois pour l’importation de nourriture et 3,7 millions de dollars pour le pétrole. Face au manque de devise étrangère, la roupie seychelloise a perdu 25 % de sa valeur contre le dollar et l’euro.

Pour l’instant, la répercussion de la dégringolante de la roupie ne s’est pas encore fait ressentir sur le panier de la ménagère, mais cela ne saurait tarder.

La Commission du Commerce Juste a soumis au gouvernement toute une série de mesures, pour éviter tout abus de la part des commerçants, dont la réintroduction des prix fixes pour la nourriture. "Il faut se préparer à des moments difficiles"n'a pas caché le président Danny Faure.

Pour l’instant, le gouvernement seychellois s’est engagé à financer les salaires des employés du secteur privé, pour les 3 prochains mois, et même jusqu’à 6 mois si cela est nécessaire. Les banques commerciales ont aussi décidé d’apporter leur soutien en proposant aux entreprises de reporter de 6 mois les paiements de leur prêt bancaire.

Avant la crise du Covid-19, il y avait 25 000 travailleurs étrangers dans le pays, soit un peu mins du tiers de la population. Ce travailleurs non syechellois sont une pression sur les réserves de devises du pays. Certaines voix ont demandé que ces personnes puissent retourner dans leur pays jusqu’à ce que la situation économique du pays revienne à la normale.

Mais l’absence de vol oblige ces travailleurs à rester dans le pays tout en faisant face à des difficultés pour envoyer une partie de leur salaire à leur famille.

Rassin Vanier aux Seychelles pour www.ipreunion.com

   

4 Commentaire(s)

Toto, Posté
Le vrai problème c'est la surpopulation : même en réduisant nos consommations (voyages, alimentation, ...) l'effort demandé à la planète est trop important. Il faudrait pratiquer la politique de l'enfant unique sur toute la planète... Qui va oser proposer ça ? Personne. Ca va nous conduire vers une guerre totale qui pourrait déboucher sur un monde anarchique un peu à la "Mad Max" ou "Waterworld".
John, Posté
Avec des sociétés offshores anonymes, et des holdings, avec du blanchissement d'argent aux Seychelles.
Ils sont trop dans la merde lol
Mayaqui, depuis son mobile, Posté
Il me semble que les Seychelles souffriront moins de la crise économique que d autres ....
ils ont pas mal de réserves financières ...
7AC, Posté
C'est à présent que l'on constate que notre système économique et sociétal est à ce point faillible.
Le moindre grain de sable, et c'est le blocage de la machine.
Que cet avertissement nous fasse réagir, en consommant que ce qui est nécessaire et plus vertueux, arrêter aussi tout le gaspillage, et superflu.
Les voyages aussi, on est tombés dans l'excès, la propagation éclair de ce virus en est encore une démonstration.