Collaboration entre la SAS Maydia, la clinique de Sainte-Clotilde et l'hôpital de Mayotte :

Dialyse : une première dans l'île aux parfums


Publié / Actualisé
La SAS Maydia a organisé, en étroite collaboration avec la clinique Sainte-Clotilde et le Centre Hospitalier de Mayotte (CHM), une mission chirurgicale composée d'un chirurgien urologue, de deux infirmières de bloc opératoire, une troisième infirmière anesthésiste complétant l'équipe qui procède du 4 au 7 mai 2020, à une série d'interventions visant à la réfection et la création de fistules artérioveineuses (FAV), sur 38 patients en état d'insuffisance rénale chronique (IRC).
La SAS Maydia a organisé, en étroite collaboration avec la clinique Sainte-Clotilde et le Centre Hospitalier de Mayotte (CHM), une mission chirurgicale composée d'un chirurgien urologue, de deux infirmières de bloc opératoire, une troisième infirmière anesthésiste complétant l'équipe qui procède du 4 au 7 mai 2020, à une série d'interventions visant à la réfection et la création de fistules artérioveineuses (FAV), sur 38 patients en état d'insuffisance rénale chronique (IRC).

Les ARS Mayotte et Réunion se sont investis en fonction de leurs compétences respectives dans l'organisation de cette mission, qui constitue une première en ce sens que précédemment, de telles opérations étaient pratiquées à La Réunion, à Sainte-Clotilde, centre spécialisé dans ce type de chirurgie.
L'équipe a pris, dimanche dernier, un vol Air Austral, affrété par la Préfecture de La Réunion compte-tenu de l'état d'urgence sanitaire et de ses implications en matière de transports.

Il s'agit d'une première réalisée, qui plus est, dans un contexte d'urgence sanitaire et Jeanne Loyher, directrice régionale des sociétés de dialyse océan Indien, se félicite "de voir cette initiative aboutir après plusieurs tentatives. C’est un véritable challenge que de traiter une quarantaine de patients durant cette mission. Les patients opérés à Mayotte doivent bénéficier au plus vite d'une réfection de leur fistule artérioveineuse pour accéder aux meilleures conditions de traitement, de suivi et d’asepsie et ce afin de préserver leur capital veineux."

En l'absence de FAV, les patients sont dialysés par cathéters veineux centraux, dont l'utilisation n'est pas souhaitable dans la durée ; une telle voie d'accès implique des procédures complexes, des risques accrus d'infection, de thrombose voire de sténose des cathéters centraux…

L'enjeu porte donc sur l’impérieuse nécessité d'éviter les incidents de parcours thrombo-sténosique et de préserver le capital veineux par la création d’une fistule.  Il en va de la qualité des soins apportés aux patients comme de la qualité de vie à laquelle ils peuvent prétendre.

www.ipreunion.com / redac@ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

René Deleflie, Posté
L'important, me semble-t-il, c'est la réalisation de ce lien entre une île bien pourvue et une petite autre qui n'a pas les mêmes moyens. C'est l'humanité manifestée dans cette opération, c'est le bonheur qui transparaît dans ce récit. Ce que 'appelle le bonheur d'être humain, non pas simplement être un être humain, mais de se conduire avec humanité, c'est à dire fraternité avec un semblable qui n'a pas eu les mêmes chances que nous.
Ce que j'admire aussi, c'est Jeanne qui s'est lancée avec passion et tout son coeur dans cette aventure.
Bravo.