Les accidents sont en baisse de 91% depuis le début du confinement :

Une réduction des primes d'assurance automobile, c'est possible


Publié / Actualisé
Nombre d'automobilistes et motocyclistes n'utilisent pas ou que très peu leur véhicule pendant la période de confinement. Aussi, l'UFC Que Choisir publie une lettre type permettant de demander une réduction de la prime d'assurance. L'association de consommateurs réclame une baisse de 50 euros par voiture et 29 euros par moto.
Nombre d'automobilistes et motocyclistes n'utilisent pas ou que très peu leur véhicule pendant la période de confinement. Aussi, l'UFC Que Choisir publie une lettre type permettant de demander une réduction de la prime d'assurance. L'association de consommateurs réclame une baisse de 50 euros par voiture et 29 euros par moto.

Depuis le 17 mars et le début du confinement lié à la pandémie de coronavirus, la grande majorité des véhicules de la population sont restés au garage, ou n’ont connu que d’occasionnelles sorties. Or, qui dit peu de voitures sur les routes, dit moins d’accident. Il n’empêche que les automobilistes continuent de s’affranchir de leur cotisation d’assurance, obligatoire pour rouler, et d’ailleurs simplement posséder un véhicule.

Se pose alors la question de la possibilité de demander une réduction de ladite cotisation à son assurance, au vu du risque d’accidents moindre depuis près de deux mois. Se référant au Code des assurances, L’UFC Que Choisir assure que cela est effectivement possible. Selon le texte de loi, “l’assuré a droit en cas de diminution du risque en cours de contrat à une diminution du montant de la prime”.

L’association de consommateurs évalue à 91% la baisse du nombre d’accidents corporels depuis le début du confinement, soit “une économie allant de 1,4 à 2,3 milliards d’euros au profit des assureurs”. Elle demande donc aux pouvoirs publics d’imposer aux assureurs de remettre ces économies aux assurés, 50 euros par voiture et 29 euros par moto, d’après le calcul du scénario médian.

- Un courrier type -

Le service juridique de l’UFC Que Choisir a d’ailleurs publié un courrier type que l’on peut adresser à sa compagnie d'assurance : “Les règles de confinement du gouvernement pour lutter contre la pandémie de Covid-19 ont restreint mes déplacements en véhicule, le risque couvert par mon contrat a diminué. (…) Je vous demande de bien vouloir me proposer une réduction du montant de ma prime correspondant à cette diminution du risque couvert afin que je puisse vous marquer mon accord pour une modification du contrat”, peut-on lire sur la lettre.

Toutefois, l’assureur n’est, à ce jour, pas dans l’obligation de vous rembourser. La raison ? Les restrictions de circulation imposées par l’Etat ne font pas partie des critères permettant à l’assureur d’évaluer le risque, à l’inverse des caractéristiques du véhicule, l’expérience du véhicule ou encore le lieu de résidence. Le droit à une remise sur la prime d’assurance ne pourrait être effectif que pour l’avenir et non pour une période déjà passée. Cette réduction se ferait donc à l’appréciation de chaque compagnie d’assurance.

- Des multiples exemples -

Certains assureurs n’ont néanmoins pas attendu qu’on leur réclame pour proposer une réduction, de leur plein gré. Le directeur général et le président de la Maif ont, par exemple, adressé un mail à leurs clients pour les informer d’une baisse de leur prime : “La période de confinement actuelle générant une baisse significative des accidents de la route, nous avons décidé de faire bénéficier l’ensemble de nos sociétaires détenteurs d’un contrat d’assurance automobile des économies réalisées durant cette période de confinement. Le montant total que nous estimons à date s’élève à environ 100 millions d’euros”. Ce qui représente 30 euros par véhicule assuré, qui sont reversés à ses assurés.

Autre exemple, à la Matmut, les dirigeants ont décidé de geler les tarifs d’assurance automobile jusqu’à la fin de l’année 2021. La GMF a mis en place une prime de 40 euros, que chaque client recevra par chèque ou virement, quel que soit le véhicule assuré. Une autre compagnie réunionnaise n’a pas pas encore édicté de politique pour les assurances automobiles mais a d’ores et déjà suspendu toute ses procédures de mise en demeure.

En attendant que l’Etat ne décide de l’imposer aux compagnies d’assurances, ces exemples constituent des arguments à présenter à la vôtre si elle se montre réticente à vous proposer un geste commercial.

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2 Commentaire(s)

7AC, Posté
A "La vérité si je mens !" :
Les assurances, elles indemnisent parfois, même souvent.
Et les banques, elles sont irréprochables ?
L'Etat, est-il lui aussi honnête ?
Réveillez-vous, l'île aux enfants, ce n'était qu'un feuilleton, la vraie vie c'est aujourd'hui.
La vérité si je mens !, Posté
Les assureurs des vautours , des rapaces .
Le système commercial de la franchise , le gros lot dans le cadre d'une assurance tous risque ( francise sinistre ) , est bel et bien , une arnaque organisée dans toute sa splendeur !
â?oe une économie allant de 1,4 à 2,3 milliards d'euros au profit des assureurs ? , évident !!!