Mayotte et la Guyane restent en zone orange (actualisé) :

Satisfait de sa gestion de la crise, Emmanuel Macron accélère le déconfinement et trace un "nouveau chemin"


Publié / Actualisé
Emmanuel Macron a achevé plus tôt que prévu le déconfinement en annonçant, dimanche, que toute la France, sauf la Guyane et Mayotte, passera au vert dès ce lundi 15 juin 2020, ainsi que le retour obligatoire en classe pour tous les élèves, sans restriction, à partir du 22 juin. Rappelant que l'Etat a mobilisé 500 milliards d'aides depuis le début de la crise, le président de la République a assuré que ces dépenses ne seraient pas financées par une hausse des impôts, mais par une "réinvention" de l'économie, basée sur une plus grande indépendance. Enfin, sur le climat social actuel marqué par les manifestations contre le racisme et les violences policières, le chef d'Etat a apporté le "soutien de la puissance publique" aux forces de l'ordre et il a garanti "nous serons intraitable avec le racisme, mais nous n'effacerons pas notre histoire, nous ne déboulonnerons pas de statues". Globalement le chef de l'Etat a défendu pied à pied sa gestion de la crise, faisant fi des nombreuses critiques et se félicitant de sa gestion de la crise du coronavirus qui a tué 29.407 patients et contaminé 157.220 personnes
Emmanuel Macron a achevé plus tôt que prévu le déconfinement en annonçant, dimanche, que toute la France, sauf la Guyane et Mayotte, passera au vert dès ce lundi 15 juin 2020, ainsi que le retour obligatoire en classe pour tous les élèves, sans restriction, à partir du 22 juin. Rappelant que l'Etat a mobilisé 500 milliards d'aides depuis le début de la crise, le président de la République a assuré que ces dépenses ne seraient pas financées par une hausse des impôts, mais par une "réinvention" de l'économie, basée sur une plus grande indépendance. Enfin, sur le climat social actuel marqué par les manifestations contre le racisme et les violences policières, le chef d'Etat a apporté le "soutien de la puissance publique" aux forces de l'ordre et il a garanti "nous serons intraitable avec le racisme, mais nous n'effacerons pas notre histoire, nous ne déboulonnerons pas de statues". Globalement le chef de l'Etat a défendu pied à pied sa gestion de la crise, faisant fi des nombreuses critiques et se félicitant de sa gestion de la crise du coronavirus qui a tué 29.407 patients et contaminé 157.220 personnes

Bousculé par un nouveau front, celui des manifestations contre le racisme et les violences policières, après la mort de George Floyd aux Etats-Unis et le rappel de celle d'Adama Traoré en 2016, Emmanuel Macron a prêché "l'unité autour de la République". "Nous unir autour du patriotisme républicain est une nécessité", a notamment plaidé le chef de l'Etat, en assurant qu'il sera "intraitable face au racisme et à l'antisémitisme".

"De nouvelles décisions fortes pour l'égalité des chances seront prises", a insisté celui qui avait fait de ce thème un axe porteur de son programme en 2017. Mais il a aussi mis en garde contre les "communautarismes et les séparatismes". "La République n'effacera aucune trace ni aucun nom de son histoire", aucune statue ne sera déboulonnée, a-t-il prévenu.

Evoluant sur une délicate ligne de crête face au mécontentement des forces de l'ordre, le chef de l'Etat leur a apporté son soutien : "les policiers et les gendarmes méritent le soutien de la puissance publique et la reconnaissance de la nation", a-t-il dit avant d'envoyer un message d'apaisement en rappelant que "sans ordre républicain, il n'y a ni sécurité, ni liberté". 

- Accélération du déconfinement -

Avant cela, Emmanuel Macron a proclamé, dimanche soir, un quasi retour à la normale en France à l'exception de Mayotte et de la Guyane, après trois mois bouleversés par l'épidémie de coronavirus, et dessiné un "nouveau chemin" pour la suite, autour de l'écologie, la souveraineté économique, l'unité de la République et la déconcentration.

Dans une allocution très attendue de plus d'un quart d'heure, le chef de l'Etat a aussi défendu pied à pied sa gestion de la crise, faisant fi des nombreuses critiques. "Nous pouvons être fiers de ce qui a été fait et de notre pays", a-t-il lancé, tout en promettant de corriger "vite et fort" les "faiblesses" que l'épidémie a mises à nu. 

Satisfecit aussi sur le volet économique de la réponse à la crise, et les "500 milliards" mobilisés : "Dans combien de pays tout cela a-t-il était fait ? C’est une chance et cela montre la force de notre Etat et de notre modèle social", s'est-il félicité avant d'assurer que ces dépenses ne seraient pas financées par une hausse des impôts, dans un pays parmi ceux où "la fiscalité est la plus lourde"

Alors que les indicateurs sanitaires sont encourageants, le président s'est d'abord attaché à "tourner la page du premier acte de la crise", répondant aux appels de plus en plus pressants d'accélérer le tempo. Comme espéré par un secteur en souffrance, les cafés et restaurants en Ile-de-France pourront ainsi rouvrir normalement dès lundi, tandis que les crèches, écoles et collèges fonctionneront à plein à partir du 22 juin.

Les visites dans les Ehpad se feront par ailleurs sans restriction. Enfin le second tour des élections municipales se tiendra comme prévu le 28 juin.

- "Se réinventer" -

Emmanuel Macron s'est aussi beaucoup projeté sur l'après-crise sanitaire, alors que s'amoncellent les nuages économiques et sociaux. "Les temps imposent de dessiner un nouveau chemin" pour les deux dernières années du quinquennat, a souligné le chef de l'Etat depuis l'Elysée. "Chacun d'entre nous doit se réinventer", a-t-il poursuivi. Un mantra qu'il s'"applique d'abord et avant tout" à lui-même.

Le président a décliné trois axes qu'il précisera en juillet, au cours d'une nouvelle allocution, après avoir récolté le fruit des diverses consultations entamées depuis plusieurs semaines. Ce deuxième temps, qui pourrait selon les observateurs être assorti d'un remaniement gouvernemental, sera aussi l'occasion de "lancer les premières actions" concrètes, a encore assuré le chef de l'Etat.

La première priorité fixée est "la reconstruction d'une économie forte, écologique, souveraine et solidaire". S'il a écarté toute augmentation d'impôt , il a exhorté à "travailler et produire davantage pour ne pas dépendre des autres". L'accent a également été mis sur l'écologie : rénovation thermique des bâtiments, "soutien à l'industrie verte"...

Ce plan de relance, qui contiendra des mesures notamment pour la "jeunesse", sera préparé pendant l'été et tiendra notamment compte des préconisations de la Convention citoyenne pour le climat qui achève ses travaux dans une semaine, mais aussi du Ségur de la Santé qui doit renflouer l'hôpital et améliorer les conditions de travail des soignants.

Lire aussi : Emmanuel Macron : "retour obligatoire en classe pour tous dès le 22 juin"

www.ipreunion.com avec AFP

   

1 Commentaire(s)

HULK, Posté
Qui pouvait croire sérieusement que ce président psychopathe, sans aucune empathie ni considération pour autrui,allait un tant soit peu reconnaître des fautes, voire des erreurs. Il a menti avec aplomb sur la question des masques, que pouvait-on attendre de lui en matière de sincérité et d'objectivité? Rien.