Point d'étape sur la crise sanitaire :

Covid-19 : les cas repartent à la hausse... et on compte sur la responsabilité individuelle


Publié / Actualisé
Ce mercredi 15 juillet 2020, la préfecture a tenu une conférence de presse pour faire le point sur les nouveaux dispositifs de lutte contre le Covid-19. Les autorités n'avaient pas fait de point sanitaire depuis le 29 mai dernier, soit il y a plus d'un mois et demi. Et malgré les cas autochtones qui repartent à la hausse, la préfecture se veut rassurante. Peu d'annonces ont été faite en dehors des rappels des mesures annoncées ces derniers jours. Le mot d'ordre de ces 45 minutes reste finalement de compter sur la responsabilité personnelle de chacun. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
Ce mercredi 15 juillet 2020, la préfecture a tenu une conférence de presse pour faire le point sur les nouveaux dispositifs de lutte contre le Covid-19. Les autorités n'avaient pas fait de point sanitaire depuis le 29 mai dernier, soit il y a plus d'un mois et demi. Et malgré les cas autochtones qui repartent à la hausse, la préfecture se veut rassurante. Peu d'annonces ont été faite en dehors des rappels des mesures annoncées ces derniers jours. Le mot d'ordre de ces 45 minutes reste finalement de compter sur la responsabilité personnelle de chacun. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

La conférence était attendue depuis des semaines, elle s'est avérée décevante. Peu d'annonces, et un ton qui se veut rassurant alors que neuf cas ont été confirmés ce mercredi, dont cinq autochtones.

Alors que de nombreux professionnels de santé alertent déjà sur une seconde vague, la préfecture assure pour autant que la situation est toujours sous contrôle, sous réserve que la population continue de respecter les gestes barrières. Des gestes qui semblent oubliés de beaucoup si l'on observe autour de soi.

Les autorités aussi l'ont remarqué, c'est d'ailleurs pourquoi elles lancent une campagne de sensibilisation : Nou batay ansamb contre le Covid-19 et la dengue. Car, oui, il ne faut pas l'oublier, la dengue sévit aussi, et plus fort que le Covid-19. L'objectif est de rappeler – encore – à la population quels sont les gestes barrières, et comment les appliquer.

- Des tests obligatoires pour monter dans l'avion -

Le 18 juillet prochain, les tests PCR deviendront obligatoire pour prendre l'avion, et devront être fait maximum 72 heures à l'avance. En attendant, le dépistage est fortement recommandé.

La préfecture a indiqué que la semaine passée, 90% des passagers l'avaient effectué. A noter que malgré cela, plusieurs personnes ayant effectué leur test à leur arrivée à l'aéroport se sont révélées positives au Covid-19. On ne peut donc que saluer l'obligation de devoir se faire dépister avant l'embarquement.

Mais concernant le test à J+7, qui était demandé à la fin de la septaine, levée le 11 juillet, le préfet a annoncé que seuls 38% des voyageurs l'avaient effectué la semaine précédente. Un résultat qui n'est pas inquiétant selon lui, mais il faut tout de même signaler que de nombreuses personnes ont été testées positives à l'issue de cette septaine.

Désormais, les voyageurs sont simplement encouragés à le faire. Pour autant, il peut sembler peu probable que ces derniers le fassent.

- Une vaste campagne de dépistage a débuté -

L'ARS s'est cependant engagée à communiquer une liste de médecins à contacter en cas de symptômes, qui sera diffusée auprès des touristes rapidement. Ce qui veut aussi dire qu'à partir du 18 juillet, date où on ne pourra plus embarquer sans une preuve d'un dépistage négatif, il n'y aura plus d'équipe médicale présente à l'aéroport pour accueillir les voyageurs.

Une vaste campagne de dépistage a aussi été lancée ce mercredi, qui a débuté à Saint-Louis. L'objectif est de proposer des tests gratuits et sans ordonnance à la population, en installant des stands à proximité des lieux de forte fréquentation. En une matinée, 150 personnes ont donc été testées selon l'ARS. Un dispositif qui devrait bientôt s'étendre au reste de l'île.

Avec une capacité de 12.000 tests par semaine, l'île peut aussi compter si besoin sur le renfort des laboratoires de recherche. Avec leur aide, 4.000 tests supplémentaires pourraient être effectués chaque semaine.

- Les motifs impérieux obligatoires pour Mayotte -

La situation sanitaire de Mayotte ne permet pas la levée des motifs impérieux. On le savait déjà, mais la préfecture a tenu à le rappeler : les voyageurs en provenance de Mayotte ou des pays de l'Océan Indien devront justifier d’un motif impérieux de déplacement et respecter une mesure de septaine stricte par arrêté préfectoral.

Les voyageurs de la Métropole peuvent aller et venir librement. Cependant, il est tout de même demandé à la population d'éviter au possible d'entrer en contact avec des personnes à risque, et d'éviter les grands rassemblements.

- Masque en lieu clos à partir du 1er août -

Le président l'a annoncé, la préfecture l'a rappelé : dès le 1er août, le masque devrait être obligatoire dans les lieux publics clos. Les rassemblements de plus de 5.000 personnes restent interdits, les discothèques ne peuvent toujours pas rouvrir, et les concerts debouts sont proscrits. Vous l'aurez compris, la plupart des annonces faites par le gouvernement restent donc d'actualité.

Finalement, peu de nouvelles annonces ont été faites en dehors de la campagne de sensibilisation, et le partage de certaines données chiffrées. Finalement, les autorités se reposent surtout sur le bon vouloir de la population à respecter des mesures sanitaires encouragées, mais pas forcément obligatoires.

Il ne reste plus qu'à espérer que les habitants, comme les voyageurs, sauront jouer le jeu.

as / www.ipreunion.com / redac@ipreunion.com

   

3 Commentaire(s)

Mauvais goÃ"t, Posté
Même le plus imbecile aurait pu prédire la situation actuelle,je l'avais prédit quand j'ai entendu que la ligne Mayotte Réunion allait reprendre,on a fait prendre de gros risques aux réunionnais,maintenant cela devient inquiétant,c'est la faute aux autorités un point c'est tout
Jérome, Posté
si tout le monde respectait les règles, la situation serait moins inquiétante
Aterla, Posté
Dans l'article, c'est plus d'un mois et demi et non plus d'un an et demi.
Ce qu'il faudrait c'est combattre l'ignorance sur les réseaux sociaux où des intox anti-masques surgissent. (Merci nous avons corrigé - WEBMASTER)