Campagne de prévention :

Masques jetés dans la nature : un nouveau fléau pour nos océans


Publié / Actualisé
On en a distribué des millions afin d'endiguer l'épidémie de Covid-19 et sauver des vies, mais à quel prix ? Depuis des années, les plastiques à usage unique polluent les océans et posent de sérieuses problématiques environnementales. Depuis la fin du confinement, de nouveaux déchets ont envahi les rues, et les espaces verts à côté des mégots, papiers et autres objets du quotidien : les masques et gants à usage unique. Sur la plage, dans les caniveaux, ou accrochés à une branche, ils font désormais partie du paysage. Charlotte et Eva présentaient ce matin à Kelonia leur campagne de sensibilisation sur l'impact de ces masques à usage unique sur les océans et la faune marine.(photo : Kelonia)
On en a distribué des millions afin d'endiguer l'épidémie de Covid-19 et sauver des vies, mais à quel prix ? Depuis des années, les plastiques à usage unique polluent les océans et posent de sérieuses problématiques environnementales. Depuis la fin du confinement, de nouveaux déchets ont envahi les rues, et les espaces verts à côté des mégots, papiers et autres objets du quotidien : les masques et gants à usage unique. Sur la plage, dans les caniveaux, ou accrochés à une branche, ils font désormais partie du paysage. Charlotte et Eva présentaient ce matin à Kelonia leur campagne de sensibilisation sur l'impact de ces masques à usage unique sur les océans et la faune marine.(photo : Kelonia)

Dès les premières semaines où les Réunionnais ont pu se procurer ces objets, les trottoirs, parcs et autres espaces publics n'ont pas tardé à se retrouver jonchés de masques usagés laissés à l'abandon. Le message de la campagne menée par les deux jeunes femmes est on ne peut plus simple : il rappelle à chacun et chacune de ne pas laisser un masque par terre et de le jeter dans la bonne poubelle.

 

-Vers un désastre environnemental ? -

Une chose est sûre, la crise sanitaire a modifié notre rapport au jetable : masque à usage unique à changer toutes les 4 heures, production en masse de bouteilles de gel hydroalcoolique, utilisation continue de produits et autres lingettes désinfectantes, suremballage et plexiglas. L'environnement a pris un coup.

À La Réunion, c’est Eva, monitrice de plongée et Charlotte, photographe aquatique qui ont tiré la sonnette d’alarme. Lors de leurs dernières plongées, elles ont constaté que de nouveaux déchets ont fait leur apparition. " Sachant que les commandes de masques jetables continuent, il y aura bientôt le risque de voir plus de masques que de poissons dans les eaux de l’Océan Indien ! " indique Charlotte Boiron.

- Une campagne de prévention –

À l’instar des couches, serviettes hygiéniques ou emballage unique, les masques chirurgicaux sont constitués d’une matière dérivée du pétrole. Une matière qui mettrait entre 400 et 500 ans à se décomposer dans la nature. " Les masques et les gants mettent en effet plus de 400 ans à se dégrader, diffusant ainsi des micro-plastiques dans l'air et dans l'eau. Sans compter les risques des masques usagés pour la propagation du virus, s'ils ne sont pas jetés dans la bonne poubelle " alarme la photographe.

Pour y remédier, un seul réflexe rappelle la campagne de prévention : " Jeter les gants et les masques à usage unique dans les poubelles de rue ou, à la maison, dans la poubelle à ordures ménagères, et privilégions les masques en tissus réutilisables" .

" Nous voulons que notre campagne est une portée à l’international, les problèmes environnementaux touche tout le monde, pas uniquement La Réunion " conclut Charlotte Boiron.

es / www.ipreunion.com / redac@ipreunion.com

   

2 Commentaire(s)

Taxe ecolo, Posté
Il faudrait mettre une taxe et une de plus pour leur traitement (incinération ?)
Kilyana, Posté
oh même sur le lieux de la clinique c'est une honte