Les mesures restrictives prolongées jusqu'à fin septembre :

Covid-19 : le pic épidémique attendu en décembre à La Réunion


Publié / Actualisé
Les mesures restrictives en vigueur depuis le 21 août 2020 seront prolongées "au moins jusqu'à la fin du mois de septembre" a annoncé le préfet Jacques Billant, ce mardi 8 septembre. L'annonce a été faite à l'issue d'une réunion de plus de quatre heures entre le représentant de l'Etat et les 24 maires de l'île. Toutes ces mesures pourront être durcies en fonction de l'évolution de la situation sanitaire, le pic épidémique étant attendu pour le mois de décembre. "Pour le moment, je n'ai pas pris de mesures avançant l'heure de fermeture des bars et des restaurants" a précisé Jacques Billant. Une décision définitive sur la tenue ou non du Grand Raid sera prise dans le courant de la semaine. Les maires de La Possession et de Cilaos, deux des communes traversées par le Trail, se sont déclarés "très réservés" sur le maintien de l'épreuve sportive. Ce mardi, 69 nouveaux cas ont été confirmés à La Réunion par la préfecture et l'Agence régionale de santé, portant le total à 2.346 cas depuis le début de l'épidémie. (Photo rb/www.ipreunion.com)
Les mesures restrictives en vigueur depuis le 21 août 2020 seront prolongées "au moins jusqu'à la fin du mois de septembre" a annoncé le préfet Jacques Billant, ce mardi 8 septembre. L'annonce a été faite à l'issue d'une réunion de plus de quatre heures entre le représentant de l'Etat et les 24 maires de l'île. Toutes ces mesures pourront être durcies en fonction de l'évolution de la situation sanitaire, le pic épidémique étant attendu pour le mois de décembre. "Pour le moment, je n'ai pas pris de mesures avançant l'heure de fermeture des bars et des restaurants" a précisé Jacques Billant. Une décision définitive sur la tenue ou non du Grand Raid sera prise dans le courant de la semaine. Les maires de La Possession et de Cilaos, deux des communes traversées par le Trail, se sont déclarés "très réservés" sur le maintien de l'épreuve sportive. Ce mardi, 69 nouveaux cas ont été confirmés à La Réunion par la préfecture et l'Agence régionale de santé, portant le total à 2.346 cas depuis le début de l'épidémie. (Photo rb/www.ipreunion.com)

• Pic épidémique

Cette réunion était très attendue par les maires qui, par la voix du président de l’Association des maires de La Réunion, Serge Hoareau, avaient déjà fait part à maintes reprises de leur volonté d’être impliqués dans les décisions prises dans la lutte contre le coronavirus. Elle aura finalement duré plus de quatre heures, preuve que les sujets à aborder étaient nombreux.

Le préfet a annoncé, ce mardi 8 septembre 2020, que "le pic épidémique est attendu pour le mois de décembre". Il a précisé que cette annonce avait été faite au cours de la réunion par Martine Ladoucette, directrice de l'ARS. Cette projection a été effectuée par le scientifiques de l'Institut Pasteur, qui travaille actuellement à une modélisation de la situation sanitaire. Il s'agit de déterminer comment l'épidémie va évoluer dans les semaines et les mois à venir. 

• Mesures restrictives

L'obligation du port du masque à l'extérieur dans les zones les plus fréquentées est maintenue. "Le zonage de cette obligation sera amplifié", a indiqué le préfet. La pratique des sports de combats et sports collectifs est toujours suspendue. Les rassemblements de plus de 10 personnes restent interdits. Toutes ces mesures sont prolongées au moins jusqu'à la fin du mois de septembre. 

"Les mariages, les baptêmes, les communions peuvent bien sûr avoir lieu dans les lieux de cultes, mais je renouvelle mon appel à un strict respect des gestes barrière lors des cérémonies festives qui auront ensuite lieu dans le cadre privé", a souligné Jacques Billant.

Il a également indiqué que "les contrôles seront renforcés pour s'assurer qu'il n'y ait pas de bal et autres soirées dansantes" dans les salles de fêtes. Par contre "pour le moment, je n'ai pas pris de décisions sur une fermeture avancée des bars et des restaurants", a-t-il précisé.  

Concernant la vente d'alcool à emporter, Jacques Billant a dit qu'il prendra des décisions comme il l'a déjà fait, en référence à l'interdiction de après 17 heures, pendant le confinement. 

• Le Grand Raid, décision attendue avant la fin de la semaine

À propos du Grand Raid, le préfet a confirmé qu'une réunion entre les organisateurs du Grand Raid et les maires des communes concernées par le passage du trail aura lieu en milieu de semaine. Ce mercredi, la direction de la course doit d'ailleurs remettre en préfecture un document listant l'ensemble des mesures prises pour s'assurer du respect du protocole sanitaire.

Lire aussi : Grand Raid : les mesures sanitaires se mettent en place "au coup par coup"

Ce jeudi 10 septembre, la maire de La Possession Vanessa Miranville et le président du Grand Raid Robert Chicaud doivent également se rencontrer. "En l'état, je suis très réservée sur l'organisation de cette course", a précisé l'édile. "Pour tenir des conditions sanitaires, nous aurons à faire face à un important surcoût financier. Actuellement, l'organisation du Grand Raid coûte 100.000 euros à la commune. Il faudra en ajouter 40.000 de plus. Il nous faut donc réfléchir à la décision qui sera prise."

Le maire de Cilaos Jacques Técher a, lui, fait part d'un avis plus tranché. "Cilaos a toujours été un partenaire important du Grand Raid, mais il n’est pas possible pour notre commune d’organiser cette manifestation compte tenu des conditions sanitaires actuelles", a déclaré le maire de Cilaos à sa sortie de l'hémicycle du palais de la Source.

Jacques Billant qui a assuré que la décision finale serait rendue avant la fin de la semaine. 

• Une aggravation de la situation sanitaire 

Cette réunion entre les maires et le préfet, devenue hebdomadaire depuis l'identification du premier foyer de contagion dans l'île, revêtait cette semaine un caractère plus important, en raison de la rapide aggravation de la situation sanitaire. 

Jeudi dernier, le point de situation épidémiologique avait établi un nouveau record de cas de Covid-19 enregistré en 24 heures sur l’île, franchissant la barre symbolique des 100 cas quotidiens. Avec 116 nouveaux cas confirmés, La Réunion n'avait pas connu pareille progression journalière du virus depuis l'apparition du premier cas.

L'ARS et la préfecture annonçaient que ce boum était lié "en partie au rattrapage d’un retard d’enregistrement sur la base de données nationale des analyses recensées". Il n'en reste que le nombre de cas cumulés s'était dangereusement approché de la barre des 2.000. Un seuil franchit dès le lendemain, avec 90 nouveaux cas. 

Lire aussi : Covid-19 : le virus progresse sur l'ensemble de La Réunion

Le préfet Jacques Billant et la directrice de l’ARS Martine Ladoucette confirmaient alors que La Réunion avait également dépassé le seuil d’alerte pour un indicateur important du suivi de la situation sanitaire : celui qui mesure le taux d’incidence de la Covid-19. Le nombre de cas positifs est passé à près de 53,8 pour 100.000 habitants, au-delà des 50 fixés par les autorités sanitaires.

La Réunion restait néanmoins classée territoire à vulnérabilité modérée, et non élevée, en raison d’autres indicateurs n’ayant pas franchi le stade critique. L'île n'était donc pas en rouge. Là encore, il n'a fallu attndre que quelques heures pour que La Réunion soit officiellement classée en rouge.

Lire aussi : Zones de circulation active du virus : La Réunion passe en rouge

Selon les projections de l'Institut Pasteur, il faudra donc attendre le mois de décembre pour que La Réunion atteigne son pic épidémique et envisage une amélioration pérenne de la situation sanitaire. 

www.ipreunion.com / redac@ipreunion.com

   

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    8 Commentaire(s)

    Une équipe qui perd, Posté
    Le masque en été, avec la sueur qui dégouline. Irritations de la peau. Masques en papier qui risquent de se déchirer.
    Alain, Posté
    Chris, c'est de la cohérence d'action dont nous avons besoin. Du sport pour tous, pour les enfants conformément aux directives ministérielles de Blanquer et Maracinéanu et le GR pour les adultes. Le tout sous la responsabilité des éducateurs et organisateurs qui sont bien plus responsables que la moyenne des citoyens.Sans activités physiques nous allons droit dans le mur avec de graves crises sanitaires (obésité, maladies cardio vasculaires, problèmes psychiques etc)
    Chris, Posté
    Comment organiser le grand raid alors que nos enfants sont privés de sport depuis plus de 6 mois, un peu de cohérence dans la communication ne serait pas de trop
    Vincent, Posté
    bonjour a tous moi et mon épouse on voudrais aller a la réunion le 18 septembre pour 15 jours et je me demande si les site touristique serons ouvert notamment le piton personne ne parle des touriste mais il faut faire marcher l économie le plus grand nombre doit primer sur le plus petit les gens vulnérables savent se protéger
    Lilie, Posté
    Plus de 4 heures pour rien plus, dans l'immédiat sa ne les affole pas plus que sa. Attendons que les cas soit trop élevé pour voir peut être une action, pour plus de réactivité il faudrait plus de 1000 cas part semaine et plus de morts. Il faut des catastrophes pour une réactivité malheureusement. En attendant continuons a avoir des cheveux blancs !!! Ça promet.
    Jérome, Posté
    Cette situation durera des années ...
    Alain, Posté
    "la tenue ou non du Grand Raide"Qui ça, le préfet? c'est pas gentil....on avait dit pas le physique...lol (C'est corrigé grâce àvous Alain, merci et bonne journée - Webmaster)
    Missouk, Posté
    En fait, on de décide rien de nouveau, on ne fait que prolonger jusqu'à fin Septembre les mesures prises il y,a quelques semaines. 4 heures à blablater pour ça! Quant au duo de choc de l'ARS (LADOUCETTE, CHIEZE), la seule information nouvelle qu'ils sont capables d'apporter c'est que le pic de l'épidémie serait (au conditionnel bien sÃ"r, ça laisse toute latitude à l'à peu près) en décembre. Avec le virus au sommet et la dengue qui va repartir de plus belle, on n'est pas sortis de l'auberge, et on se prépare de joyeuses festivités de fin d'année!