[LIVE] Plusieurs grandes villes en "phase d'aggravation" :

Covid-19 : la région parisienne proche de l'alerte maximale


Publié / Actualisé
Une semaine après un tour de vis contesté dans certaines villes pour lutter contre la progression du Covid-19, dont les indicateurs se sont dégradés, le gouvernement temporise et l'heure est à la concertation avec les élus locaux. Le ministre de la Santé Olivier Véran a dressé à 20 heures (heure locale) à l'hôpital Bichat (Paris) le tableau hebdomadaire de la situation, un exercice désormais attendu et redouté. Si la situation semble légèrement s'améliorer à Marseille, Bordeaux et Nice, d'autres villes comme Toulouse, Saint-Etienne ou Lille voient leur situation s'aggraver. La région parisienne pourrait passer en "zone d'alerte maximale" dès lundi. (Photo d'illustration AFP)
Une semaine après un tour de vis contesté dans certaines villes pour lutter contre la progression du Covid-19, dont les indicateurs se sont dégradés, le gouvernement temporise et l'heure est à la concertation avec les élus locaux. Le ministre de la Santé Olivier Véran a dressé à 20 heures (heure locale) à l'hôpital Bichat (Paris) le tableau hebdomadaire de la situation, un exercice désormais attendu et redouté. Si la situation semble légèrement s'améliorer à Marseille, Bordeaux et Nice, d'autres villes comme Toulouse, Saint-Etienne ou Lille voient leur situation s'aggraver. La région parisienne pourrait passer en "zone d'alerte maximale" dès lundi. (Photo d'illustration AFP)

Retrouvez l'intervention d'Olivier Véran :

  • IPR

    C'est la fin de ce live, merci de nous avoir suivi

  • IPR

    Des points sur la situation sanitaire seront désormais organisés plusieurs fois par semaine

  • IPR

    Un premier avis favorable a été émis pour les prélèvements salivaires de personnes symptomatiques

    "Le dépistage ne peut pas être à lui seul une solution pour éviter la propagation du virus : les malades et cas contacts doivent s'isoler, elles peuvent bénéficier d'un arrêt de travail si le télétravail n'est pas possible

    Un million de personnes contacts ont été contactées pour 400.000 malades.

  • IPR

    13 millions de tests PCR réalisés depuis le début de l'épidémie

    Depuis le mois d'août, 1 million de tests sont réalisés chaque semaine. Plus de 60% des tests positifs concernent des patients asymptomatiques. "Cela justifie totalement notre stratégie de test" affirme Olivier Véran

    L'augmentation du nombre de test a donné lieu à des délais plus longs pour obtenir ses résultats. "Ce n'est pas une situation acceptable" affirme le ministre, qui rappelle que les personnes fragiles, les symptomatiques et les personnes contacts sont prioritaires

    75% des tests sont rendus en moins de 48 heures, les temps d'attente pour les rendez-vous sont écourtés. "La situation n'est pas encore parfaite, mais nous travaillons afin d'améliorer encore ces délais, la situation va continuer de s'améliorer" continue-t-il.

  • IPR

    Paris pourrait passer en zone d'alerte maximale dès lundi

    La capitale a franchi les trois seuils d'alerte maximale, les départements de la Petite couronne seront aussi concernés. Le gouvernement va observer la situation sur les jours à venir, une rencontre est prévue dimanche avec la maire Anne Hidalgo

  • IPR

    Les métropoles de Lille, Grenoble, Lyon, Toulouse et Saint-Etienne voient leurs indicateurs s'aggraver

    La tension sur les services de réanimation et le taux d'incidence augmentent particulièrement. Si les mesures mises en place le week-end dernier ne sont pas assez efficaces et que la situation devait s'empirer, "nous pourrions être conduits à placer ces territoires en zone d'alerte maximale" alerte le ministre

    Dans d'autres villes, comme Nice, Bordeaux et Marseille, la situation s'améliore légèrement

  • IPR

    "L'effet des mesures prises sera observable d'ici 15 jours" affirme Olivier Véran

    Il précise par ailleurs que des indicateurs encourageant commencent à pouvoir être observés à Marseille et Bordeaux

  • IPR

    "Par l'action de chacun au quotidien, nous pourrons retrouver une période d'accalmie" affirme Olivier Véran

    Il rappelle qu'il va falloir apprendre à vivre avec le virus, avec des phases d'accalmie et des phases d'aggravations. "Respecter les gestes barrières ne suffit plus actuellement pour limiter la circulation du virus" continue-t-il.

    "Le rôle des élus locaux est majeur dans le respect et la compréhension des mesures. Les maires des grandes villes les plus touchées ont été reçus (...), ils sont essentiels pour accompagner la mise en place des mesures de gestion"

  • IPR

    "Dans les zones d'alertes, le virus circule mais pas assez rapidement pour saturer les hopitaux" précise Olivier Véran

    Il justifie l'application de mesures sanitaires plus strictes afin d'améliorer la situation sanitaire de ces territoires. Dans les grandes métropoles, les services hospitaliers commencent à se remplir. "Dans les zones d'alertes renforcées, il y a une augmentation des hospitalisations et de décès : nous avons donc renforcer les mesures, notamment avec les regroupements de dix personnes sur la voie public, la fermeture des salles de sports et le couvre-feu dans les bars restaurants". liste-t-il.

    Il rappelle que les lieux clos sont vecteurs de la circulation du virus. "Je comprends leur colère, mais c'est un constat, le risque de contamination y est plus important" précise-t-il.

    Zone d'alerte maximale :

    "Dans ces territoires, nous avons déjà annulé des opérations non-urgentes pour libérer des places en hôpital. Dans ces territoires, on ne pourra pas améliorer la situation en 15 jours" regrette-t-il.

    "Nous surveillons ces zones comme du lait sur le feu" affirme le ministre

  • IPR

    3 malades en réanimation sur 10, à Paris, ont moins de 65 ans

    Le ministre rappelle que même les jeunes peuvent être concernés par des formes graves du virus. "La maladie s'agrave environ deux semaines après la contamination".

  • IPR

    Bonjour, bienvenue à tous dans ce live !

  • IPR

    "Le virus, si on le laisse se balader, peut être très contagieux" rappelle le ministre

    "Pendant la première vague, toutes les semaines, 10 malades en contaminaient 30, qui eux en contaminaient 90... Tous les trois jours, le nombre de malades doublaient" continue-t-il. Il rappelle donc que les mesures prises aujourd'hui sont décidées pour endiguer ce phénomène.

A propos

Selon plusieurs sources interrogées par l'AFP, les grandes métropoles, dont certaines craignaient de rejoindre Marseille en zone d'alerte maximale, synonyme de fermeture totale des bars et restaurants, s'acheminent jeudi vers un statu quo, le temps d'évaluer l'efficacité des dispositions déjà annoncées la semaine dernière. "Ce soir est encore un peu tôt pour annoncer des modifications de classement des métropoles", a indiqué à l'AFP l'entourage de M. Castex.

"Sauf dégradation très abrupte des indicateurs, on doit laisser un peu de temps entre les premières mesures prises la semaine dernière", comme la fermeture des bars à 22H00 et des salles de sport, "entrées en vigueur il y a 4-5 jours, et l'observation des effets", a-t-on ajouté.

A La Réunion, nous sommes actuellement en zone d'alerte. Une zone de circulation virale active donc, sans pour autant avoir basculé en zone d’alerte renforcée ou en zone d’alerte maximale.

“Ce qui signifie que la situation ne se dégrade pas. On pourrait même croire qu’elle s’améliore un peu, puisqu’au cours des deux dernières semaines, on a comptabilisé entre 491 et 495 nouveaux cas par semaine, contre 595 il y a trois semaines”, note Martine Ladoucette. “Mais, ne nous y trompons pas, c'est le seul indicateur qui traduit une tendance à l’amélioration.”

- "Juste milieu" -

"Nous avons demandé au Premier ministre, qui l'a accepté, de nous laisser 15 jours à partir de samedi dernier, c?est-à-dire encore 10 jours, pour vérifier si les mesures qui avaient été prises par le gouvernement (...) portent leurs fruits" et se traduisent par une réduction du taux d'incidence, a déclaré devant la presse la maire de Lille, Martine Aubry, dont la ville est en zone d'alerte renforcée, le stade avant l'alerte maximale, comme dix autres métropoles, dont Paris.

Pour le gouvernement, il s'agit de se montrer plus à l'écoute des élus locaux, après le procès en manque de concertation lancé par les élus marseillais, mécontents après la fermeture des restaurants et des bars dans la métropole d'Aix-Marseille, classée en zone d'alerte maximale.

Les principaux signaux de l'épidémie se maintiennent à un niveau inquiétant. Plus de 1.200 personnes atteintes du Covid-19 sont actuellement en réanimation en France, dont 135 sur les dernières 24 heures, selon les chiffres de Santé publique France de mercredi.

Un chiffre très inférieur aux niveaux atteints lors du pic de l'épidémie (7.000 malades en réa début avril), mais qui progresse rapidement -- on comptait moins de 500 cas début septembre.

Avec 12.845 nouveaux cas de Covid-19 confirmés en 24 heures, le taux de positivité des tests atteint 7,6%, contre 4% début septembre. "Si on veut préserver le reste de l'hospitalisation (...) la taille des hôpitaux, la taille des services n'est pas constamment extensible et il va falloir faire la balance, agir sur les endroits où on a une grande promiscuité", a averti sur RMC Karine Lacombe, cheffe du service des maladies infectieuses de l'hôpital Saint-Antoine à Paris. Selon elle, il y a néanmoins un "juste milieu" à trouver "avant le reconfinement".

- Répit en justice -

En Ile-de-France, le taux d'occupation des lits en réanimation pour les patients atteints de Covid-19 atteignait mardi 32,1%, au-dessus du seuil critique de 30%. Le tour de vis décidé la semaine dernière par le gouvernement, le plus important depuis la fin du confinement le 11 mai, a provoqué la colère des secteurs concernés, déjà durement éprouvés au printemps. Dans la foulée du médiatique chef bordelais Philippe Etchebest, l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (Umih) a appelé "tous les chefs d'entreprise et leurs salariés" à "faire du bruit" devant leur établissement, chaque vendredi et à arborer un "signe de deuil".

Les professionnels se sont aussi tournés vers la justice pour obtenir un répit. Après des revers mercredi à Bordeaux et à Marseillle, les salles de sport de Rennes ont elles obtenu gain de cause devant le tribunal administratif, qui a suspendu jeudi la fermeture de leurs établissements.

Dans ce contexte, l'Assemblée nationale doit se prononcer ce jeudi sur la prolongation du régime transitoire de sortie de l'état d'urgence sanitaire, pour permettre au gouvernement de continuer à décréter des restrictions dans les prochains mois.

www.ipreunion.com avec l'AFP

   

1 Commentaire(s)

Mayaqui, depuis son mobile, Posté
Résultats en 48 heures ?
En ce qui me concerne fait le vendredi 11 septembre ... résultats le 16 septembre au soir .....
Espérons que ça s améliore, car plus du tout contagieux quand on obtient le résultat !!!!
Bon, je ne l avais pas mais j aurais pu l'avoir ...lol