La nature mise à mal :

Covid-19 : les masques tombent... et finissent dans le caniveau


Publié / Actualisé
Dans la rue, jour après jour, il n'est pas dur de remarquer que le masque devient de moins en moins un réflexe. Obligatoire dans tous les lieux clos publics, il l'est également dans la rue, les parcs, les marchés... Par principe, le masque est obligatoire partout. Mais il quitte parfois les têtes, par lassitude ou négligence. Une tendance d'autant plus fâcheuse que ces objets qui font maintenant partie de notre quotidien finissent... par terre. Une observation plus que décevante, et déplorable pour notre environnement. (Photo rb/www.ipreunion.com)
Dans la rue, jour après jour, il n'est pas dur de remarquer que le masque devient de moins en moins un réflexe. Obligatoire dans tous les lieux clos publics, il l'est également dans la rue, les parcs, les marchés... Par principe, le masque est obligatoire partout. Mais il quitte parfois les têtes, par lassitude ou négligence. Une tendance d'autant plus fâcheuse que ces objets qui font maintenant partie de notre quotidien finissent... par terre. Une observation plus que décevante, et déplorable pour notre environnement. (Photo rb/www.ipreunion.com)

- Le masque quitte le visage… -

La crise sanitaire a un visage, une marque visuelle qui rappelle au quotidien qu'un virus circule sur l'île : le masque. Censé se trouver bien devant la bouche et le nez couvert, il finit bien souvent calé sous le menton, pendant à une oreille, parfois même à la main.

Comme toujours, lorsqu'une contrainte s'inscrit dans la durée et se transforme en habitude, elle finit peu à peu par être oubliée.

Ainsi on voit dans la rue de nombreux badauds sans masque. Celui-ci reste dans le sac et sort de sa cachette pour entrer dans les magasins, les restaurants, pour aller chez le médecin… bref où son obligation est contrôlable et non négociable.

En extérieur, le réflexe du masque se perd. Une tendance qui risque de se renforcer avec l'arrivée de l'été et les températures qui grimpent en flèche. Car si déjà le masque n'est pas du plus grand des conforts, il risque d'en gêner plus d'un au moment des grosses chaleurs.

Difficile de blâmer les habitants quand il faut déjà porter le masque dès qu'une porte est franchie et sur son lieu de travail. Le besoin de sentir son nez à l'air libre se fait parfois sentir avec force. Pourtant, avec des cas en baisse mais toujours en circulation, le nouveau coronavirus n'a pas disparu. "Il faut apprendre à vivre avec la Covid-19" entend-on dire dans toutes les bouches des politiques et des représentant.e.s de l'État. Peut-être que par "vivre avec", la population entend se déplacer sans masque et sans contrainte…

Pourtant l'ARS n'a de cesse de le répéter : les restrictions sanitaires sont la seule solution pérenne pour limiter la propagation du virus. Et dans le royaume des gestes barrières, le masque est roi.

- … et finit par terre -

Voir moins de masques sur les visages, c'est une chose. Les voir dans le caniveau c'en est une autre. Et si les gestes barrières se perdent en chemin, le masque, lui, risque de trouver celui de l'océan

Quelle tristesse de voir ces protections bleues affluer sur le trottoir ou sur la chaussée, aplaties et noircies par les pneus qui leur passent dessus à longueur de journée.

Mais comme tout bon déchet qui se respecte, on compte sur les agents de propreté pour faire le travail et ramasser les makoteries des autres. Ainsi le masque finit par terre, déchet supplémentaire dans une île déjà gangrenée par la saleté et les dépôts sauvages. Notre photo en tête d'article le prouve : un masque dans l'herbe, envahi par les feuilles mortes et les fleurs, et conquis par un escargot entreprenant. Comme s'il était là depuis déjà bien longtemps. Comme s'il faisait partie du décor, tache bleue au milieu de la nature verte. Pourtant le masque chirurgical met 500 ans à se décomposer...

Au-delà des risques sanitaires potentiellement encourus, c'est un geste responsable et citoyen que de jeter son masque à la poubelle (grise, jamais jaune, on le rappelle).

Le masque, qu'il soit chirurgical ou en tissu, est devenu un objet du quotidien, il faut bien s'y faire. Alors commençons par les porter à nouveau, ou au moins, évitons-leur le caniveau.

Ils nous protègent, protègent les autres, et méritent mieux que ça. Nous aussi, notre île aussi.

mm / www.ipreunion.com / redac@ipreunion.com

   

2 Commentaire(s)

Une équipe qui perd, Posté
Top cradok.
Ste suzanne, Posté
C est fini sac couvert en plastique Alors pourquoi pas que des masques en tissu Je vu un reportage à la télé partout c est pareil en métropole