Les détails donnés ce jeudi soir :

La France de nouveau confinée ce vendredi, avec des adaptations pour les Outre-mer


Publié / Actualisé
Emmanuel Macron a annoncé ce mercredi 28 octobre 2020 le retour du confinement sur tout le territoire national à partir de vendredi, dès minuit, pour au moins un mois, mais sans fermer les établissements scolaires. Les territoires ultra-marins bénéficieront d'adaptations, sans que l'on n'en connaisse les détails pour le moment. Une nouvelle conférence de presse, tenue par le Premier ministre Jean Castex et le ministre de la Santé Olivier Véran, est prévue ce jeudi soir à 21h30 (heure de La Réunion) pour apporter toutes les précisions nécessaires. (Photo AFP)
Emmanuel Macron a annoncé ce mercredi 28 octobre 2020 le retour du confinement sur tout le territoire national à partir de vendredi, dès minuit, pour au moins un mois, mais sans fermer les établissements scolaires. Les territoires ultra-marins bénéficieront d'adaptations, sans que l'on n'en connaisse les détails pour le moment. Une nouvelle conférence de presse, tenue par le Premier ministre Jean Castex et le ministre de la Santé Olivier Véran, est prévue ce jeudi soir à 21h30 (heure de La Réunion) pour apporter toutes les précisions nécessaires. (Photo AFP)

"J'ai décidé qu'il fallait retrouver à partir de vendredi, le confinement qui a stoppé le virus. Tout le territoire national est concerné", a annoncé le chef de l'Etat, précisant qu'il durerait "a minima" jusqu'au 1er décembre. Des adaptations sont prévues pour les territoires des Outre-mer, elles seront détaillées ce jeudi soir, quelques heures avant l'entrée en vigueur du reconfinement.

"Ce confinement sera adapté sur trois points principaux: les écoles resteront ouvertes, le travail pourra continuer, les Ehpad et les maisons de retraite pourront être visités", a complété Emmanuel Macron.

Les protocoles sanitaires dans les écoles, collèges et lycées seront cependant renforcés à la rentrée. Les universités, elles, fermeront leurs portes pour dispenser les cours en distanciel.

- L'attestation de sortie est de retour -

Le chef de l'Etat a posé les grandes lignes de ce reconfinement, sans que l'on sache pour l'instant quelles mesures seront instaurées à La Réunion. "Comme au printemps, vous pourrez sortir de chez vous uniquement pour travailler, vous rendre à un rendez-vous médical, pour porter assistance à un proche, pour faire vos courses essentielles ou prendre l'air à proximité de votre domicile", a détaillé le Président de la République.

"C'est donc le retour de l'attestation comme au printemps", a-t-il dit. "Les réunions privées en dehors du strict noyau familial seront donc exclues, les rassemblements publics seront interdits et vous ne pourrez pas vous déplacer d'une région à l'autre, à l'exception des retours de vacances de la Toussaint". On peut donc supposer que les motifs impérieux seront désormais de nouveau obligatoires pour se rendre à La Réunion et quitter l'île.

D'après une information de BFM TV, les déplacements seront d'ailleurs limités à 1 km hors de son domicile.

Emmanuel Macron a par ailleurs précisé ses propos : "il y aura une tolérance durant ce week-end de retour, pour que chacune et chacun puisse revenir de son lieu de vacances, pour pour que les familles puissent s'organiser", la Métropole étant actuellement toujours en vacances de la Toussaint. Les enterrements, proscrits en mars dernier, seront cette fois-ci autorisés. Les mariages, eux, sont interdits.

"Les commerces qui ont été définis au printemps comme non essentiels, les établissements recevant du public, notamment les bars et restaurants, seront fermés", a-t-il ajouté. Les lieux de culture et salles de spectacle n'ont pas été évoqués mais ils faisaient partie des lieux fermés au printemps.

Toutes ces mesures devront être votées ce jeudi au Parlement afin de les valider.

- Des aides pour les secteurs impactés -

Conséquence directe de ce reconfinement : de nombreux secteurs, notamment la restauration, la culture et l'événementiel, vont devoir une nouvelle fois faire face à des fermetures. Pour accompagner ces secteurs, les aides économiques sont donc prolongées : les salariés et employeurs continueront à bénéficier du chômage partiel en cas d'incapacité à travailler, l'aide de 10.000 euros par mois pour compenser les pertes des entreprises fermées administrativement est rallongée.

Des mesures de trésorerie, notamment concernant les charges et loyers, seront prises rapidement. Un plan spécial pour les indépendants, commerçants et TPE/PME va aussi être créé.

"Le télétravail doit être généralisé, mais l'activité continuera avec plus d'intensité" a par ailleurs indiqué Emmanuel Macron. Les services publics seront ouverts, les usines, les exploitations agricoles, les bâtiments et travaux publics continueront de fonctionner.

- Un point tous les 15 jours -

"Tous les 15 jours, nous ferons le point sur l'évolution de l'épidémie, nous déciderons le cas échéant de mesures complémentaires et nous évaluerons alors si nous pouvons alléger certaines contraintes, en particulier sur les commerces", a indiqué Emmanuel Macron. L'objectif est de ralentir l'épidémie afin de passer de 50.000 cas confirmés quotidiennement à 5.000 cas" a ajouté le chef de l'Etat.

"Perte d’odorat, perte de goût, difficultés respiratoires : contracter la Covid-19 n’est jamais anodin, même lorsqu’on a 20 ans" a d'ailleurs rappelé le chef de l'Etat, alors que 35% des personnes admises en réanimation sont âgées de moins de 65 ans.

Le gouvernement souhaite ainsi pouvoir permettre aux familles de se réunir pendant la période des fêtes, pour l'heure menacée par l'accélération en flèche du nombre de cas et d'admissions à l'hôpital et en réanimation.

Le nombre de malades de la Covid-19 hospitalisés en réanimation a en effet dépassé ce mercredi la barre des 3.000 personnes en France, un niveau inédit depuis début mai, selon les derniers chiffres officiels. Les autorités estiment le nombre de patients en réanimation à 9.000 pour la mi-novembre, soit "la quasi-totalité des capacités de lits en France".

www.ipreunion.com avec l'AFP

   

1 Commentaire(s)

Missouk, Posté
On reconfine, mais les élèves vont en cours, les crèches sont ouvertes, et tout le monde travaille... Elle est où la logique ? On envoie les travailleurs au casse-pipe parce que l'économie elle ne doit pas s'arrêter! Affligeant!