En attendant les précisions du Premier ministre ce jeudi :

Reconfinement : les commerces et services essentiels épargnés, les autres durement touchés


Publié / Actualisé
Deux semaines après avoir annoncé le couvre-feu pour les deux tiers des Français, Emmanuel Macron a encore réduit la voilure : le territoire national est reconfiné. Il l'a annoncé officiellement le lors d'une allocution télévisée très attendue ce mercredi 28 octobre 2020, précisant toutefois que les Outre-mer feraient l'objet d'adaptations. Avant que le Premier ministre Jean Castex, puis le préfet de La Réunion Jacques Billant, en détaillent les modalités, tour d'horizon des secteurs qui se verront le plus affectés par le reconfinement. (Photo d'illustraton rb/www.ipreunion.com)
Deux semaines après avoir annoncé le couvre-feu pour les deux tiers des Français, Emmanuel Macron a encore réduit la voilure : le territoire national est reconfiné. Il l'a annoncé officiellement le lors d'une allocution télévisée très attendue ce mercredi 28 octobre 2020, précisant toutefois que les Outre-mer feraient l'objet d'adaptations. Avant que le Premier ministre Jean Castex, puis le préfet de La Réunion Jacques Billant, en détaillent les modalités, tour d'horizon des secteurs qui se verront le plus affectés par le reconfinement. (Photo d'illustraton rb/www.ipreunion.com)

Les commerces considérés comme non essentiels devront fermer leurs portes à partir de ce vendredi 30 octobre, en raison du reconfinement annoncé ce mercredi, par Emmanuel Macron.

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Beaucoup de commerces et services, déjà contraints de baisser le rideau au mois de mars dernier, espéraient être exemptés de ce reconfinement. À leur grand dam, le reconfinement total a de nouveau été retenu. Le chef de l'Etat a toutefois indiqué qu'il souhaitait "un juste équilibre" entre le maintien du système de santé et celui de l'activité économique.

Pour rester ouvert, il faut donc être un secteur essentiel à la vie de la nation. Sont concernés le secteur agroalimentaire, les commerces alimentaires, les grandes surfaces, les pharmacies, les banques, les stations-service et les secteurs de la distribution d'eau ou encore de journaux. Les secteurs de l'industrie, de l'agriculture ou encore du BTP, qui n'accueillent pas de public, pourront continuer leurs activités. 

- Les hôtels, bars et restaurants de nouveau touchés - 

L'ensemble de la filière de l'hôtellerie/restauration était à l'arrêt entre le début du confinement du 17 mars et le déconfinement du 11 mai dernier. Le 14 mai, le gouvernement avait annoncé un plan de relance mobilisant plus de trois milliards d'euros, sous forme de prêts et d'investissements en fonds propres.

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En parallèle, la possibilité de recours à l'activité partielle pour les entreprises du secteur avait été prolongée jusqu'à fin septembre et l'accès au fonds de solidarité jusqu'à la fin de l’année 2020.

- Un coup dur avant les fêtes -

Les secteurs non essentiels devront, eux, de nouveau fermer leurs portes. Cela concerne par exemple les auto-écoles, mais aussi tous les restaurants et bars, clubs de sports, instituts de beauté, salons de coiffure, salles de sport, discothèques, salles de spectacles, cinémas et musées comme le rappelle LCI.

"Les commerces qui ont été définis comme non essentiels, les établissements recevant public, notamment les bars et restaurants, seront fermés", a simplement énuméré Emmanuel Macron. Il reviendra au chef du gouvernement Jean Castex d’en préciser les détails ce jeudi.

Parmi ceux qui resteraient ouverts, les magasins de bricolage, d'articles pour animaux, d'informatique et de téléphonie, de matériel médical, mais aussi les blanchisseries, assureurs et services funéraires. Les hôtels pourraient aussi en faire partie.

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Il faudra probablement attendre les précisions lors de la déclaration de Jean Castex, jeudi matin, pour savoir si toutes ces activités seront à nouveau maintenues.

Certains secteurs, comme le monde de la culture et du spectacle déjà largement affectés ces derniers mois, vont devoir faire face à de nouvelles difficultés. Idem pour l’événementiel, dont l'activité tourne au ralenti depuis le mois de mars. Les discothèques, fermées depuis des mois, ne devraient pas rouvrir leurs portes avant un long moment.

- Les aides de l'Etat attendues -

Chez tous les professionnels concernés par la fermeture, les raisons pour justifier une exception au reconfinement sont recevables. Difficile notamment pour les magasins de jouets d'imaginer rester fermés à l'approche des fêtes de fin d’année. Quoi qu’il en soit, les entreprises et commerces contraints à baisser le rideau veulent pouvoir compter sur des aides de l'Etat. 

Emmanuel Macron a souhaité fournir une garantie ce mercredi, annonçant que le soutien économique aux entreprises concernées sera encore "plus important" qu'au printemps dernier, avec notamment la prise en charge de 10.000 euros par mois de perte en chiffre d'affaires et des mesures de trésorerie pour les charges et loyers des prochaines semaines.

aa / www.ipreunion.com / redac@ipreunion.com

   

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