Coupe du monde 2018 :

Débuts de rêve pour la Russie


Publié / Actualisé
L'inquiétude n'a duré qu'un quart d'heure: la Russie, qui n'avait pas gagné le moindre match en 2018, a parfaitement lancé "son" Mondial en battant une très faible équipe d'Arabie saoudite (5-0), jeudi lors du match d'ouverture au stade Loujniki de Moscou.
L'inquiétude n'a duré qu'un quart d'heure: la Russie, qui n'avait pas gagné le moindre match en 2018, a parfaitement lancé "son" Mondial en battant une très faible équipe d'Arabie saoudite (5-0), jeudi lors du match d'ouverture au stade Loujniki de Moscou.

Ouf ! L'enfer promis à la "Sbornaïa" ne ressemble pas encore à un paradis absolu mais les craintes d'un fiasco sportif sont d'ores et déjà dissipées pour le pays hôte avec ce succès convaincant.De quoi permettre au sélectionneur Stanislav Cherchesov, cible des critiques depuis que la Russie est devenue le premier organisateur depuis 84 ans à débuter un Mondial sans avoir remporté le moindre match dans les six mois précédant la compétition, de s'offrir un peu de répit.

Accusé de "détruire" le football russe par un ancien international, l'homme à la moustache garde même tous ses chances de qualifier son équipe pour le second tour, objectif encore jugé irréalisable il y a encore heures par tout le pays. Il peut remercier Youri Gazinsky, premier buteur du Mondial-2018 (12), Denis Cheryshev (43, 90+1), auteur déjà des deux premiers bijoux de la compétition, Artem Dzyuba (71), et Aleksandr Golovin (90+4).

Avant cela, la mini-cérémonie d'ouverture a été marquée par un épisode cocasse. La star de la soirée, le chanteur britannique Robbie Williams, s'est davantage fait remarquer pour son doigt d'honneur en direction d'une caméra que pour son interprétation de ses tubes "Feel" ou "Angels".

- Cheryshev, héros inattendu -

Vladimir Poutine, qui a officiellement déclaré ouverte la compétition, et les 80.000 spectateurs du sublime stade Loujniki n'ont sûrement rien vu. Et tant mieux car, à voir le sourire satisfait du président russe sur chacun des buts inscrits, le spectacle proposé sur la pelouse ne valait pas d'être manqué.

Dominateur dans le jeu, la "Sbornaïa" a ouvert le score dès la 12e minute grâce à une tête imparable de Gazinsky. Une libération telle que le speaker du stade s'est mis à redoubler de décibels dans une sono déjà réglée à fond!Si le N.10 saoudien Mohammed Al Salahwi, auteur de 16 buts en qualifications mais muet depuis neuf rencontres, a fait passer un frisson dans la foulée, l'Arabie saoudite n'a globalement jamais été en mesure d'inquiéter le pays hôte.

Alors que la sortie sur blessure d'Alan Dzagoev au profit de Cheryshev (23e) laissait croire à un premier coup dur pour la Russie, l'entrée en jeu de l'ancien ailier du Real Madrid s'est transformée en coaching-gagnant (43e).

Bien décalé par Zobnin, Cheryshev a donné l'impression que la passe de son partenaire était un peu juste au vu du retour rapide sur lui des adversaires. Mais d'un magnifique petit piqué, il a réussi à mettre dans le vent les deux défenseurs avant de fusiller le gardien saoudien. En fin de match, il a récidivé avec un incroyable extérieur du pied gagnant (90+1).

L'ancien prodige du foot russe Andreï Arshavin, qui avait affirmé à l'AFP qu'il n'avait pas encore vu son digne successeur dans cette équipe, a dû apprécier. Tout comme la prestation de Golovin, auteur de deux passes décisives, à l'image de son service parfait en fin de match pour Dzyuba (73e), et surtout d'un coup-franc onctueux juste avant le coup de sifflet final (90+4).

Avec ce geste, le milieu pisté par les plus grands clubs européens a soigné encore un peu plus sa cote. Mais gare à l'euphorie car le plus dur reste encore à faire avec comme prochains adversaires l'Egypte et l'Uruguay, les deux favoris du groupe.

AFP

   

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