Mondial 2018 :

France-Croatie: une finale, ça se gagne... Mais comment?


Publié / Actualisé
"Je connais le goût de la défaite en finale, c'est vraiment pas bon, très amer...", avertit Paul Pogba : Français et Croates, qui s'affrontent en finale de la Coupe du monde 2018, doivent s'appuyer sur une préparation minutieuse pour la remporter.
"Je connais le goût de la défaite en finale, c'est vraiment pas bon, très amer...", avertit Paul Pogba : Français et Croates, qui s'affrontent en finale de la Coupe du monde 2018, doivent s'appuyer sur une préparation minutieuse pour la remporter.


. Étape N.1: être en forme

La fraîcheur physique est évidemment un facteur clé d'un match réussi: "On a manqué un peu de fraîcheur, il y a eu de la fatigue à la fin", avait par exemple regretté Blaise Matuidi après la finale de l'Euro-2016, perdue par les Bleus contre le Portugal.

Dans les colonnes du quotidien L'Equipe, le champion du monde 1998 Bernard Diomède avait livré cette anecdote concernant Lilian Thuram se dépêchant de se coucher, au soir de son doublé victorieux contre la Croatie, en demi-finale du Mondial-1998, parce que "si on perd en finale, ça n'aura servi à rien".

Cette fois, le staff technique de l'équipe de France a mis en place un programme permettant une montée en puissance. Interrogé par la Fédération (FFF) sur l'état physique du groupe, Kylian Mbappé a répondu: "Il est au top, au pic d'où il peut être en fait".

. Étape N.2: arriver détendu

Le sélectionneur croate a quant à lui laissé ses troupes au repos jeudi. "Ils font des exercices, à la piscine, et puis bien sûr ils font la fête, on peut les laisser profiter parce qu'ils sont en vase clos depuis 50 jours", expliquait Zlatko Dalic jeudi, alors que les Croates ont disputé des prolongations en huitième, quart et demi-finale."Je ne suis pas derrière à les surveiller, parce qu'ils savent bien ce qui est O.K. et ce qui ne l'est pas"... Décompresser est important, dans la limite du raisonnable. Les deux équipes ont aussi pu passer du temps avec leurs familles et amis respectifs, histoire de s'aérer l'esprit.

Autre moyen d'arriver l'esprit tranquille: les traditionnels superstitions, même si Youri Djorkaeff raconte dans France Football avoir foulé au pied les siennes au matin de la finale France-Brésil de 1998, "pour me prouver que nous étions forts".

. Étape N.3: avoir le bon état d'esprit

La finale de dimanche, "on ne va pas l'aborder comme à l'Euro", clame Paul Pogba. C'est-à-dire? "Franchement, quand on a gagné contre l'Allemagne (2-0 en demi-finale, ndlr), on pensait que c'était ça la finale", a-t-il observé."Il va falloir tout donner. Je pense que c'est le match de notre vie", renchérit Blaise Matuidi. "On va tout donner, mettre notre âme, notre c?ur sur le terrain et on verra ce qui se passera", dit Luka Modric côté croate.

Le sélectionneur de l'équipe à damier a aussi fait de la solidarité la clé de la réussite: "Les équipes compactes, unies, qui se battent pour quelque chose et veulent prouver quelque chose restent dans la compétition", les autres, non. "On vit bien, ça aide à faire les efforts pour les coéquipiers", dit de son côté Antoine Griezmann.

. Étape N.4: avoir fait ses devoirs

Mieux vaut savoir à qui ils feront face: Français et Croates doivent tenter de déceler les faiblesses de l'adversaire. Comptez sur Kylian Mbappé pour faire ses devoirs: "La Croatie joue avec beaucoup d'intensité, peut répondre à l'impact physique, a une grosse qualité technique (...), une équipe solide défensivement, qui a quelques failles aussi, mais qui prône le beau jeu, qui joue."

Les Français "sont très dangereux en contre-attaques, dans les transitions rapides avec Mbappé et Griezmann", rétorque Dalic. "Cela ne va pas être facile de défendre face à eux mais notre solidarité, notre solidité, notre bon pressing et notre réactivité à la perte de balle seront les bon moyens d'affronter la France".

. Étape N.5: répondre présent

Préparation physique, mentale, tactique... Tout ça n'aura servi à rien si les joueurs ne répondent pas présent le jour "J". "Aller au bout", "ça ne dépend que d'eux, pas de vous, ni de moi, ni des adversaires", expliquait l'ancien international Pierre Repellini à l'AFP.
"Pour être sacré, il faudra faire le match parfait et c'est ce qu'on va tenter de faire, pour ramener le trophée à la maison", a glissé Ivan Rakitic mercredi. Encore quelques (gros) efforts, messieurs!

 AFP

   

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