Mariage pour tous :

Ce que nous dit la Sainte Famille


Publié / Actualisé
Dans le débat actuel et passionnel concernant le "mariage pour tous", une brève analyse du philosophe Michel Serres portant sur la Sainte Famille donne beaucoup à penser.
Dans le débat actuel et passionnel concernant le "mariage pour tous", une brève analyse du philosophe Michel Serres portant sur la Sainte Famille donne beaucoup à penser.

Il remarque que dans cette famille donnée en modèle par l’Eglise catholique : "Le père n’est pas le père : Joseph n’est pas le père de Jésus ;  le fils n’est pas le fils : Jésus est le fils de Dieu, pas de Joseph. Joseph, lui, n’a jamais fait l’amour avec sa femme. Quant à la mère, elle est bien la mère, mais elle est vierge." (Dépêche du Midi, 24 octobre 2012). On dira peut-être : et après ?

Certes, il n’y a ici aucune allusion à l’homoparentalité en tant que telle. Mais on remarquera que dans cette structure de parenté il n’y a pas de filiation naturelle, pas de parentalité biologique.

D’où la conséquence qu’en tire Michel Serres : "l’Eglise, donc, depuis l’évangile selon saint Luc, pose comme modèle de la famille une structure élémentaire fondée sur l’adoption : il ne s’agit plus d’enfanter mais de se choisir. " Ce qui fait la qualité de parent, père ou mère, ce n’est pas la conjonction naturelle d’un spermatozoïde et d’un ovule, mais l’amour réciproque qui lie parents et enfants, l’engagement renouvelé jour après jour de grandir et de vivre ensemble. Le récit  mettant en scène la Sainte famille en donne un exemple éclatant.

Autrement dit, le sens de la parentalité humaine dépasse le simple biologique. C’est pourquoi, il est quelque peu surprenant, sinon choquant, d’entendre des responsables catholiques proclamer – je l’ai entendu - que pour faire un poulet, il faut un coq et une poule... Qui veut faire le coq ? Et qui veut faire la poule ? Les relations humaines se tissent à un autre niveau que celui de l’animal et l’Humanité appartient tout autant à la culture qu’à la nature. 

Brigitte Croisier, Reynolds Michel

   

3 Commentaire(s)

Gérard Jeanneau, Posté
Et les trois liens vers d'excellents articles qui donnent beaucoup à penser sont les suivants :
http://contre-debat.blogspot.com/2012/12/un-philosophe-nous-parle-de-la-sainte.html
http://halleyjc.blog.lemonde.fr/2013/01/14/le-mariage-gay-ou-la-dictature-de-la-confusion-bertrand-vergely-philosophe-et-theologien-francais/
http://fr.scribd.com/doc/110325519/Mariage-homosexuel-homoparentalite-et-adoption-Ce-que-l-on-oublie-souvent-de-dire-Essai-de-Gilles-Bernheim-Grand-Rabbin-de-France?secret_password=b1r327lgd8921m11ryj
Gérard Jeanneau, Posté
Trêve de plaisanterie ! Pour les besoins de sa cause, Michel Serres confond de gaieté de coeur filiation naturelle et filiation spirituelle. On peut être un brillant philosophe - et c'est son cas - et un piètre théologien - c'est également son cas.

Et nos deux apôtres du PCR sont tombés tête première dans le panneau ! Ils n'ont qu'à se ressourcer sur le site contre-debat.blogspot.com . Toute la thèse de Michel Serres y est pulvérisée avec la plus grande clarté sous l'angle de la théologie.

Quant à la phrase des deux signataires : "ce qui fait la qualité de parent..." elle doit impérativement se corriger ainsi : "ce qui fait la qualité de parent, père ou mère, ce n'est pas seulement la conjonction naturelle d'un spermatozoïde et d'un ovule, mais aussi l'amour réciproque qui lie parents et enfants, l'engagement renouvelé jour après jour de grandir et de vivre ensemble". Personne ne peut rejeter ce constat, de la plus belle évidence, et qui ne devrait pas froisser Descartes.

Il faut aussi remplacer cette phrase : "Autrement dit, le sens de la parentalité humaine dépasse le simple biologique" par celle-ci : "Autrement dit, le sens de la parentalité divine dépasse le simple biologique".

Et à propos de filiation, on peut avancer sans se tromper que Brigitte Croisier et Michel Reynolds ont, en plus de leur père biologique respectif, un papa spirituel commun, le bon dié la terre, Paul Vergès, comme d'autres, à La Réunion, ont eu un autre bon dié la terre, leur papa Debré. Omettons la filiation divine pour ne pas effaroucher les deux apôtres ni brouiller leur entendement !

Revenons à Michel Serres : il a ses entrées et sorties chez les francs-maçons; et ma foi, grand Dieu ! dans leurs loges obscures, il n'est pas interdit d'y prêcher dans le même sens qu'eux, et donc, pour l'occasion, de s'habiller chaudement des oripeaux du sophisme.



Trois liens vers d'excellents articles qui donnent beaucoup à penser :

http://contre-debat.blogspot.com/2012/12/un-philosophe-nous-parle-de-la-sainte.html

L'article du philosophe et théologien Bertrand Vergely

Le mariage gay vu par le grand rabin de France

Gérard Jeanneau (La Possession)
Kernavalen, Posté
Déjà quand j'étais petit, le curé de mon village nous expliquait tout ça, Joseph, Marie, Jésus, le fils de Dieu, la Vierge, la sainte Famille. Sauf que mon petit voisin de classe Jean-Claude M...., était le fils biologique de ce même curé.