Tribune libre de l'association ATR-Fnaut :

"Nous contestons la non-garantie du maintien des espèces protégées dans leur habitat"


Publié / Actualisé
L'association ATR-Fnaut a adressé au Préfet de La Réunion ses recours gracieux pour l'annulation des arrêtés d'octobre 2013 (*) : concédant l'utilisation du domaine public maritime pour la réalisation des travaux des viaducs et pour l'immersion de récifs artificiels prévus au projet de Nouvelle Route du Littoral ; etablissant entre l'Etat et la Région Réunion la convention de transfert de gestion du domaine public maritime pour la réalisation et l'exploitation des digues et des pièges à cailloux de la NRL ; autorisant au titre du code de l'environnement des travaux de Nouvelle Route du Littoral sur les communes de Saint-Denis et La Possession.
L'association ATR-Fnaut a adressé au Préfet de La Réunion ses recours gracieux pour l'annulation des arrêtés d'octobre 2013 (*) : concédant l'utilisation du domaine public maritime pour la réalisation des travaux des viaducs et pour l'immersion de récifs artificiels prévus au projet de Nouvelle Route du Littoral ; etablissant entre l'Etat et la Région Réunion la convention de transfert de gestion du domaine public maritime pour la réalisation et l'exploitation des digues et des pièges à cailloux de la NRL ; autorisant au titre du code de l'environnement des travaux de Nouvelle Route du Littoral sur les communes de Saint-Denis et La Possession.

L’ATR-Fnaut conteste en particulier :

- la non-conformité du projet à l’ouvrage promis dans les accords de la Région avec l’Etat et l’Europe en matière de Transport en Commun en Site Propre, évolutif en transport guidé ;

- l’insuffisance de ressources en matériaux des sites du schéma départemental des carrières ;

- l’insuffisance de l’étude d’impact qui n’a pas pris en compte tous les effets directs et indirects de l’extraction et du transport des matériaux dans l’ensemble des communes concernées ;

- la non-garantie du maintien des espèces protégées dans leur habitat, dans un état de conservation favorable, par les mesures envisagées d’évitement et de réduction d’impact (espèces invasives, turbidité, bruit, écrasement, courant et embrun modifiés, …);

- l’insuffisance des mesures de coercition pour faire respecter les mesures d’évitement et de réduction d’impact;

- la non-maîtrise du coût d’opération dont la part régionale devrait plus que doubler d’ici l’achèvement du chantier, sans prévision ou annonce de financement ultérieur;

- l’absence de mesures prévues (déconstruction, sécurisation, gestion…) en fin de vie des ouvrages et l’absence d’estimation des coûts de gestion, de sécurisation, de déconstruction et de remise en état des lieux.

Cette demande gracieuse est annonciatrice de notre détermination à lutter contre ce projet de NRL, minimaliste en création d’emplois locaux, qui ne relancera pas notre économie et qui surendettera les Réunionnais pendant 40 ans tout en entravant les autres réalisations. Il existe des tracés terrestres de moindre impact environnemental plutôt qu’exposés aux risques climatiques en mer.

Le Président, Bruny Payet

(*) Arrêtés N°13-1974, N°13-1975, N°13-1976/SG/DRCTCV4 du 22 octobre 2013 publiés au recueil des actes administratifs le 28 octobre 2013,  et Arrêté N°2013-2021/SG/DRCTCV4 du 25 octobre 2013 publié au recueil des actes administratifs le 31 octobre 2013.

   

2 Commentaire(s)

Taz.opinion, Posté
Pourquoi la nouvelle route du littoral (NRL) est-elle un scandale ?

L'Etat vient de signer deux arrêtés accordant à la Région Réunion les dérogations au Code de l'environnement pour la construction de la Nouvelle Route du Littoral. La Région et le consortium Vinci/Bouygues/Colas ont maintenant le feu vert pour détruire les écosystèmes qui seront affectés par ce chantier aussi pharaonique qu'à l'opposé d'une logique de développement durable et des considérations qui doivent être prises en compte de nos jours.

En dehors des conséquences écologiques, de multiples raisons et questions de principe doivent amener à réagir contre la NRL.

Voici un résumé de mon point de vue sur la NRL. Celui-ci s'appuie en partie sur les arguments des différentes associations du Collectif contre la NRL qui s'opposent à ce projet en raison de son impact environnemental et surtout de son coût. J'apporte quelques remarques personnelles et ma vision sur les problématiques réunionnaises. Pour ceux que le sujet intéresse particulièrement, je peux transmettre un dossier de presse composé de liens plus ou moins récents.

- "La NRL serait d'un intérêt public majeur" : Cela est faux car La Réunion n'a pas besoin de nouvelles routes à voies multiples qui défigurent chaque fois davantage l'île et influent de façon néfaste sur les comportements et le changement des mentalités. " 4 voies, boulot, bouchons, dodo ", sans jeu de mots sur les derniers termes, ne collent pas à l'identité réunionnaise. La Réunion a surtout besoin de moins d'automobiles en développant des transports en commun modernes et accessibles à tous dans une logique de durabilité. Des solutions existent aussi à l'infernal engorgement routier que connaissent les axes d'accès à la capitale réunionnaise.
Avec la NRL le problème est encore traité à l'envers des réalités. Il revient une fois de plus à traiter un symptôme sans s'interroger sur les causes profondes du mal. Avec de tels moyens financiers, le cycle infernal du " tout automobile vers le tout Saint-Denis " peut être remis enfin en question en déconcentrant les services et les activités au profit des autres communes qui en ont justement besoin et en promouvant des alternatives au culte de la reine bagnole.

"Le budget actuel de la NRL se situe à 1,6 milliards d'Euros et la route sera gratuite". Il s'agit de plus d'une estimation basse et fausse. Les tronçons de raccordement aux réseaux dionysiens ne sont pas prévus. Ils représenteraient au moins 500 millions de supplément budgétaire. Rien n'est prévu non plus concernant le surcoût lié à l'insuffisance sur l'île des matériaux pour assurer les remblais préalables à toute construction. Ce surcoût devra être assumé par la Région avec des moyens dont elle ne dispose pas du tout. Le dépassement du budget initial semble inévitable. La gratuité est l'un des arguments forts pour ce projet mais de quelle gratuité parle-t-on ?
La NRL pourrait couter 2 milliards d'Euros voire beaucoup plus et engendrera un endettement colossal qui sera supporté par les contribuables durant plusieurs décennies. Cette lourde charge et une capacité d'emprunt d'autant plus réduite empêcheront longtemps toute nouvelle initiative d'envergure en faveur d'un réel développement économique et social de l'île. La NRL n'évitera en rien à La Réunion de continuer à s'enfoncer davantage dans le marasme économique, social et culturel bref, dans le " fénoir " comme on dit à La Réunion.

De telles sommes pourraient être consacrées à un véritable développement du département sur la base d'un rééquilibrage plus harmonieux du territoire. Avec de tels moyens, il serait enfin possible de permettre un vaste redéploiement des activités et des services à l'échelle de l'île afin de dynamiser des communes de l'Ouest, de l'Est, du Sud et des Hauts qui continuent de souffrir des retards de développement et restent marquées par le chômage de masse. Cela peut se faire à l'image de l'administration du Parc National de La Réunion qui, bien que décriée, a le mérite d'avoir situé son siège non pas à Saint-Denis mais à La Plaine des Palmistes.
La Région est d'ailleurs partie prenante. Même si les choix architecturaux pour ce nouveau siège sont discutables, c'est ce type d'initiative, tant au niveau public que dans le cadre privé, qu'il faut justement promouvoir et soutenir avec des moyens qui ne manquent visiblement pas lorsque l'on en a besoin. La généralisation de cette démarche contribuerait directement à la création d'emplois pérennes dans les bassins les plus défavorisés et à un enrichissement des communes les plus pauvres.
Le projet NRL, son budget et le discours de ceux qui le soutiennent sont d'une indécence insoutenable au regard des véritables priorités qui sont aujourd'hui celles de La Réunion. Chacun sait quelles sont les véritables urgences que les collectivités s'obstinent à ne pas considérer en invoquant systématiquement le manque de moyens financiers. Un tel budget permettrait de mettre un frein réel au chômage qui aggrave la déshérence sociale et alimente toujours plus la violence et l'insécurité. Là se trouvent l'intérêt public majeur et la véritable réponse aux attentes et aux besoins des Réunionnais. Quelle ironie également de voir en ce même mois de décembre 2013, la Région célébrer dans la précipitation le lancement du chantier encore très incertain de la NRL et deux importantes associations culturelles des Hauts de La Réunion, Le Bato Fou à La Plaine des Cafres et le Lao Festival de Cilaos, disparaître faute de subventionnement.
Pour la Région, le développement culturel dans les Hauts de l'île ne semble pas non plus relever de l'intérêt public. Quelle insulte faite également à l'Histoire de poser, un 20 décembre, jour de la Fèt Kaf c'est-à-dire de la célébration de l'abolition de l'esclavage à La Réunion, la première pierre d'un chantier qui célèbre un autre lien de dépendance servile plus moderne, celui qui enchaîne l'individu à son automobile et profite abusivement au lobby des marchands de voitures et des pétroliers.

- "2500 emplois pour les 6 années d'un chantier qui doit s'achever en 2020 et une réalisation qui serait essentielle au développement économique de l'île" : Ces belles promesses relèvent encore de l'illusion. Depuis la fin de la construction de la Route des Tamarins, le BTP réunionnais a perdu 10 000 emplois. Ces 2500 nouveaux emplois promis constitueraient donc une bouffée d'oxygène particulièrement bienvenue en ces temps de crise.
Pourtant, ils ne représenteront qu'un quart tout au plus des emplois déjà perdus et qu'en sera-t-il après 2020 ? La NRL apparaît comme le plus grand chantier jamais réalisé dans l'histoire de La Réunion. On sait déjà que la NRL sera aussi l'ouvrage routier le plus cher de l'histoire de France. Ce projet est pourtant bien loin de constituer une perspective favorable pour les 170 000 inscrits à Pôle emploi 974. Les Réunionnais ne sont pas dupes et savent, par expérience, que cette soudaine prospérité que l'on présente comme une solution miraculeuse ne sera qu'éphémère.
Les retombées économiques seront limitées et de courte durée. Elles seront rendues largement négligeables par le coût de la NRL et les charges engendrées pour les 40 années qui suivront. Bien entendu quelques huiles locales et métropolitaines s'enrichiront au passage. Les gros actionnaires des groupes Bouygues, Vinci et Colas en profiteront certainement beaucoup et un peu moins pour ceux d'Eiffage.
Bien entendu, quelques politiques en tireront une fierté démesurée. Pourtant, au final, la NRL ne sera qu'un gigantesque et scandaleux processus de gaspillage de moyens financiers essentiellement publics qui auraient pu servir à des projets véritablement porteurs en terme de développement.

- "Une solution moderne aux embouteillages et la sécurité pour les usagers" : Encore faux. "Modernité" alors que le principe de NRL n'est lié qu'à un raisonnement d'un autre temps. "Sécurité" alors que les moyens et les conditions du chantier garantissent fortement le contraire. Dans l'état actuel des choses, la multiplication des voies qui convergent sur Saint-Denis encourage à des flux toujours plus importants et ne changera rien au problème de l'engorgement de la circulation au niveau de la capitale.
Le goulot dionysien restera effectif tant que ne changeront pas les politiques urbaines, les logiques d'aménagement et les mentalités. Des dizaines de milliers d'usagers empruntent quotidiennement la route du Littoral. Peut-on simplement demander à ces usagers s'ils ne préféreraient pas réduire considérablement leurs trajets en travaillant beaucoup plus à proximité de leur domicile ?
Le projet et son prétendu intérêt public oublient d'ailleurs totalement les usagers venant du Nord et de l'Est pourtant bien plus nombreux. Le projet ne concerne pas non plus la très grande majorité des Réunionnais qui ne circulent pas chaque jour sur le littoral Nord-Ouest mais qui auront tout de même à en supporter le coût. Faire miroiter aux usagers de l'axe Ouest qu'ils circuleront enfin sans stress et sans crainte des bouchons tient du pur mensonge. L'arrivée à Saint-Denis restera d'autant plus problématique que la NRL favorisera une augmentation voulue du trafic alors que rien n'est envisagé aux entrées Ouest pour drainer ces flux croissants.
Bien entendu, avec la NRL, l'automobiliste ne devrait plus avoir à s'inquiéter d'une éventuelle chute de pierres cependant, le moindre accident de la route ou encore une forte houle viendront inévitablement perturber la circulation. De plus, après quelques années de service, la solidité de la NRL sera restreinte par une érosion marine qui s'attaquera de toute façon aux éléments en béton et en métal de l'ouvrage. Dire que le viaduc de près de 5,5 kilomètres sur la mer sera d'une sécurité absolue revient à négliger et à sous-estimer les forces de la nature tout en niant l'accroissement des risques assortis au réchauffement climatique et à l'élévation accélérée du niveau des océans. Des ouvrages similaires et parfois largement plus grandioses encore que la NRL existent ailleurs dans le monde. Ils sont le fait d'états riches disposant de moyens importants et non pas de territoires sous perfusion soumis à quelques mégalomanes en mal d'éléphants blancs.
A regarder plus en détail, en dehors de quelques exceptions notamment japonaises, ils ont généralement été érigés dans de vastes baies très bien abritées des agressions marines. Quelles sont les garanties que les tronçons en digue et en viaduc marin reposent sur des socles stables à long terme alors que ces soubassements seront en permanence exposés aux aléas et aux effets d'une houle parfois très violente ? On imagine déjà les fréquents basculements de la NRL vers l'ancienne Route du Littoral au moindre doute en matière de sécurité et le désarroi des automobilistes.

Les arrêtés de dérogation au Code de l'environnement ont été signés en l'absence de toute autre solution que la NRL. Cela est encore faux car d'autres solutions existent. Le projet Tram-Train constituait une solution à la fois fiable et viable. Son impact environnemental était bien moindre et il aurait permis la création de nombreux emplois durables. Il aurait aussi répondu aux besoins de près d'un Réunionnais sur trois n'ayant pas les moyens de posséder une voiture.
Il représentait une solution de transport bien plus respectueuse de l'environnement sur 40 kilomètres et non pas seulement 12. Ce projet, pour lequel les différentes études avaient déjà été bien coûteuses au contribuable, représentait un budget nettement inférieur à celui estimé actuellement pour la NRL. Son financement avait déjà été validé par la Caisse des Dépôts et Consignations à hauteur de 600 millions d'Euros. Ces 600 millions ont été finalement transférés en décembre 2013 au projet NRL.
Le projet Tram-Train a été retardé entre 2007 et novembre 2009 en raison d'un manque d'appui de l'Etat à une collectivité alors pilotée par une majorité de l'opposition. Le projet était jusqu'alors soutenu par le plus grand nombre des Réunionnais mais il a été balayé brutalement par La Région car il était le bébé de Vergès et de la majorité précédente. En dehors du projet Tram-Train avorté, une autre solution réside dans la poursuite de la sécurisation de la route littorale existante.
Celle-ci est d'ailleurs aujourd'hui beaucoup moins meurtrière qu'avant. Avec les filets de protection et les opérations régulières de purge de la falaise, la route du Littoral est maintenant bien moins dangereuse que beaucoup de 4 voies métropolitaines. Sur les zones les plus menaçantes du tronçon de 13 kilomètres, une solution consiste aussi en la construction d'un solide toit de béton armé qui détournerait les chutes de blocs rocheux vers la mer. D'autre part, une alternative moins coûteuse et à moindre impact environnemental consistait en la construction de tunnels destinés à sécuriser définitivement les voies existantes. Que dire enfin des conséquences écologiques et du mépris des directives internationales en matière de protection des espèces menacées ?
La dérogation a visiblement été accordée sur la base d'une étude qui aurait été franchement très vite réalisée dans l'intérêt des commanditaires et des entreprises bénéficiaires du projet. Les prérogatives relatives à la protection de l'environnement semblent encore une fois bien secondaires par rapport aux intérêts privés et politiques. La biodiversité et surtout un endémisme exceptionnel font partie du patrimoine réunionnais et contribuent à la promotion de l'île. Si pétrels, mammifères marins et notre si cher paille-en-queue disparaissent totalement que viendront voir les touristes dans notre île ? Notre superbe NRL ? Autant rester en Île de France pour profiter du périph' déserté pendant les vacances. On s'inquiète d'ailleurs de la baisse régulière de leur nombre ... sous entendu des touristes quoique, concernant les pétrels et les baleines il y a aussi lieu de se soucier sévèrement.
Le tourisme reste l'un des secteurs sur lequel La Réunion peut encore miser fortement mais que veut-elle offrir à ses visiteurs qui prennent la peine de venir malgré des tarifs aériens exorbitants ? Des 4 voies encombrées d'automobiles et d'usagers énervés voire agressifs ? Des indications routières qui chaque fois amènent le visiteur contre son gré sur des voies rapides très stressantes et depuis lesquelles il ne voit rien des beautés de notre île ? D'autre part et indépendamment des touristes qui ignorent d'ailleurs souvent l'essentiel de nos préoccupations, que souhaitons-nous faire de notre île et que voulons-nous léguer à nos enfants ? Le culte du tout automobile alors même que le coût du carburant ne va cesser de s'élever ? Une NRL avec, encore une fois, son lot d'embouteillages, d'incivilité, d'insécurité et de drames de la route ?
Ou bien souhaitons-nous transmettre le simple plaisir de se promener en savates deux doigts, en vélo ou même en auto tranquillement sur une petite voie à travers les champs de cannes, à travers un village aux couleurs explosives, à travers un quartier vivant en prenant le temps de sentir les effluves de piment et de safran qui annoncent le délicieux cari du soir ?

Refuser la NRL, c'est faire un choix de société et un choix d'avenir pour La Réunion. Signer la pétition Contre la NRL c'est rejeter un projet scandaleux, outrageusement et inutilement coûteux qui n'apportera rien à un département déjà largement sinistré et qui ne répond en rien aux attentes de sa population. S'opposer à la NRL par l'ensemble des moyens qui existent c'est agir en citoyen lucide et impliqué contre le gaspillage de l'argent public, son transfert vers l'intérêt privé et sa mise au service de l'ambition personnelle. C'est aussi agir contre la destruction délibérée et irréversible d'une biodiversité pourtant connue comme exceptionnelle.

Merci par avance à l'ensemble de ceux qui prendront la peine de me lire et qui, à leur échelle, se mobiliseront. Même si cela n'a aucune valeur véritable, en dehors de la pression morale qui peut en découler pour les décideurs, le Collectif contre la NRL a aussi lancé une pétition en ligne (le lien se trouve facilement via n'importe quel moteur de recherche).

Bonnes fêtes de fin d'année à tous

Steph (Pr. Hist/Geo) - Taz Opinion
Frigidaire, Posté
Il fait encore de la politique Monsieur Bruny Payet ? On sort les vieux du formol car Paul Verges ne peut plus parler ? Madame GAUD elle ne parle pas ? La fille de Laurent ne parle plus ? Cela devient risible du PCR.