Courrier des lecteurs de la CGTR :

A propos de la SIB


Publié / Actualisé
A l'initiative de la CGTR, une rencontre a eu lieu mercredi entre les salariés de la SIB accompagné de la CGTR et l'État (préfecture et le Dieccte) afin d'avoir des informations notamment sur le sort réservé aux personnels.
A l'initiative de la CGTR, une rencontre a eu lieu mercredi entre les salariés de la SIB accompagné de la CGTR et l'État (préfecture et le Dieccte) afin d'avoir des informations notamment sur le sort réservé aux personnels.

Il est inadmissible qu’à une vingtaine de jours de la décision de l’employeur qui risque de sceller dans le désarroi l’avenir de 33 salariés, ceux ci soient dépourvus de  la moindre information.

Il leur est, pourtant, essentiel de connaître au plus vite, car le temps trop court court à vitesse grand V.

Connaître les éventuelles offres de reprise et repreneurs, les activités projetées, les conditions de reprise, les propositions de reclassement…

La rencontre d’aujourd’hui n’apporte aucun élément aux salariés. Si ce n’est une plus grande vigilance de l’État !

Nous avions sollicité le cabinet de Montebourg et avions fortement insisté sur l’indispensable et réaliste continuité de l’activité. Nous aimerions connaître ce qu’il en pense et compte faire éventuellement !

Le secret des affaires nous interdirait il de connaître la moindre chose quant à la reprise et les repreneurs !

Sans avoir ces éléments à temps, les salariés ne pourront riposter efficacement. Il faut impérativement donner plus de temps pour mieux comprendre et agir. Que la transparence consubstantielle à la bonne gouvernance dont on nous rabat les oreilles joue.

En attendant, la direction gagne du temps et les salariés sont dans le fénoir à quelques jours de la décision patronale.

Nous sommes là dans un cas typique de licenciement boursier effectué par une entreprise qui a bénéficié de substantielles aides publiques sans engager aucunement sa responsabilité envers le territoire qui l’a servi grassement.

Qui dégage de gros bénéfices, illico presto, rapatriés à la maison mère (certains diront de façon soft " qui glissent sur l’économie réunionnaise). 1,4 m€ de dividendes distribués sur 5 ans (2008/2012). Ce qui correspond au montant des aides publiques !

Qui jusqu’à la veille de l’annonce de la fermeture rassurait les salariés qui alors s’engageaient dans ou poursuivaient leurs projet d’avenir. Des salariés qui avaient "accepté" 2 plans sociaux pour sauver leur entreprise et emplois !

Plus généralement, allons nous vers la disparition d’une activité industrielle et le renforcement de la logique d’importation qui agrandirait le gosier de la Réunion et sa dépendance ?

Le dossier SIB est emblématique en ce sens car il pose, en concentré, la question du développement de la Réunion dans sa capacité à produire. Le rôle de sociétés transnationales dans notre petite économie insulaire. Comme le dossier Sermat par ailleurs !

La CGTR apporte sa solidarité aux salariés en lutte qui ne comptent pas en rester là.

La CGTR

   

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    1 Commentaire(s)

    Marie, Posté
    Le réunionnais il n'est bon qu"à consommer et à fermer sa bouche. Il n'a pas le droit de travailler et vivre sur sa terre natale au titre de je ne sais quels profits!!