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Réserve marine : Thierry Robert écrit au Premier ministre


Publié / Actualisé
A la suite du communiqué que Monsieur le Préfet a jugé utile de faire publier sur la réserve marine et ses erreurs, j'ai l'honneur de porter à votre connaissance les informations suivantes. Je note avec regret que la demande du Préfet adressée au ministre de l'Ecologie ne porte que sur la modification d'une prétendue erreur matérielle sur l'emplacement d'une bouée et non sur la problématique de la sécurité des usagers de la mer dans le périmètre de la réserve.
A la suite du communiqué que Monsieur le Préfet a jugé utile de faire publier sur la réserve marine et ses erreurs, j'ai l'honneur de porter à votre connaissance les informations suivantes. Je note avec regret que la demande du Préfet adressée au ministre de l'Ecologie ne porte que sur la modification d'une prétendue erreur matérielle sur l'emplacement d'une bouée et non sur la problématique de la sécurité des usagers de la mer dans le périmètre de la réserve.

Je lui avais pourtant rappelé ses obligations en la matière en même temps que je lui signalais une anomalie grave dans le positionnement d’une balise caractérisant une zone sanctuaire. Je rappelais également à Monsieur le Préfet que des décisions de justice ont été rendues ces derniers mois, qu’elles portent sur la sécurité de la population et que l’on ne peut plus attendre encore des années pour régler ces difficultés; sauf à vouloir gérer cette crise requin avec le même niveau de compétence que celui de la Région Réunion pour le développement économique et touristique de l’ile (L’IRD = L’IRT = 0% de croissance pour la Réunion).
 
C’est la raison pour laquelle je viens d'adresser à Monsieur Le Premier ministre une demande contentieuse d’abrogation du décret portant sur la réserve marine, en ce qu’il n’a pas prévu les mesures de sécurité qu’impliquait l’implantation d’une réserve marine dans les zones balnéaires de l’Ouest.

Cette demande n’a pas pour objet d’obtenir une suppression définitive de la Réserve, mais son adaptation aux nécessités de notre pratique de la mer et de notre développement touristique. En d‘autres termes, la demande d’abrogation du décret tend à obtenir la définition précise des mesures de sécurité qui devront être prises pour protéger la population des risques auxquels elle est exposée par la présence en surnombre de certains requins.  
 
Ces précisions devront également porter sur les responsabilités des pouvoirs publics, s’ils persistent comme aujourd’hui à ne rien faire.

Thierry Robert
Député-maire de Saint-Leu

   

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