Courrier des lecteurs de Jean-Claude Comorassamy :

1er mai 2014, la commémoration des martyrs de Chicago ?


Publié / Actualisé
Sur une stèle au cimetière de Waldheim, sont gravées les dernières paroles du condamné August Spies : " Le jour viendra où notre silence sera plus puissant que les voix que vous étranglez aujourd'hui ". L'histoire " noire ou sombre ", démarre dans la ville Haymarket avec les martyrs de Chicago, qui a été la source de la célébration du 1er mai presque partout dans le monde sauf aux Etats-Unis, qui la célèbre, le premier lundi de septembre, en mémoire à un autre épisode de la répression ouvrière. (photo : gravure d'époque du journal Harper's Weekly)
Sur une stèle au cimetière de Waldheim, sont gravées les dernières paroles du condamné August Spies : " Le jour viendra où notre silence sera plus puissant que les voix que vous étranglez aujourd'hui ". L'histoire " noire ou sombre ", démarre dans la ville Haymarket avec les martyrs de Chicago, qui a été la source de la célébration du 1er mai presque partout dans le monde sauf aux Etats-Unis, qui la célèbre, le premier lundi de septembre, en mémoire à un autre épisode de la répression ouvrière. (photo : gravure d'époque du journal Harper's Weekly)

C’est ainsi  que les écrits de l’histoire, nous éclairent, sur la révolte des ouvriers de plusieurs usines à Chicago, qui se sont mis en grève générale le 3 mai 1886 et des heurts qui s’accompagnèrent.  

Ce rassemblement de protestation à été organisé pour  s’opposer contre les problèmes qui touchaient leur vie quotidienne et de leurs luttes pour l’instauration de la journée de travail à 8H et contre la dureté des " règlements ou droits " des gros industriels de tirer encore plus de profits.

S’ensuivit, d’un grand meeting de protestation à Haymarket, pour réclamer une société fondée sur une émancipation, libérée du travail contraint (une forme d’esclavage des grands industriels !).

Alors que les orateurs socialistes et les orateurs anarchistes discouraient à cette foule en colère, la manifestation qui se voulait pacifique, se dégénère à l’arrivée de la police qui voulait interrompre cette protestation, dans des affrontements sans précédent, tuant trois manifestants.

Devant la grande brutalité des policiers, une marche de protestation sera organisée le lendemain 4 mai 1886, où plusieurs centaines de milliers d’ouvriers se sont mis à défiler dans les rues.

En soirée, la foule s’est dispersée dans le calme, quand 200 ouvriers, dit-on, se  sont retrouvés face aux policiers armés jusqu’aux dents. Pendant leur face à face, une bombe explose devant les forces de l’ordre faisant un mort dans les rangs des policiers. Dans les heurts qui s’ensuivirent, on mentionnera sept morts de plus chez le force de l’ordre.

Par la suite, l’histoire nous renseignera surtout, que huit anarchistes furent arrêtés, quatre furent pendus le 11 novembre 1887, avant d’être innocentés puis réhabilités publiquement en 1893 !

Un symbole fort dans l’histoire de la répression ouvrière de ce 4 mai 1886, qui restera tout de même, l’origine des lois sur le repos hebdomadaire en 1906 et des huit heures de travail en 1919. Ensuite, le 1er mai se banalise, après être devenu en 1947 un jour chômé et rémunéré.

Alors, commémorons tous ensemble, par aussi un moment de silence  pour que les événements de l’histoire ne s’oublient pas lors de ce 1er mai 2014.

Jean-Claude Comorassamy

   

1 Commentaire(s)

Evnor, Posté
Nous rendons hommages aux femmes et aux hommes , qui queique soit le continent , le pays,ont lutté pour des défendre des causes justes, parfois au péril de leur vie pour faire respecter tout simplement les droits humains! respect aux ainés, aux ancetres pour leurs engagements et les droits arrachés de hautes luttes.