Tribune libre du SGEN-CFDT Réunion :

Journée de prérentrée 2014 : Est-ce là l'enjeu de la réforme du système éducatif ?


Publié / Actualisé
L'annonce par le ministre de l'Education nationale de la suppression de la journée de prérentrée du 29 août donne une image déplorable de l'Education nationale et du dialogue social dans ce ministère.
L'annonce par le ministre de l'Education nationale de la suppression de la journée de prérentrée du 29 août donne une image déplorable de l'Education nationale et du dialogue social dans ce ministère.

La suppression de cette journée laisse entendre que ce travail de préparation de l’accueil des élèves était sans intérêt, ce qui est scandaleux pour tous les collègues qui s’y investissent chaque année. Le résultat de cette décision est que ce travail préparatoire sera effectué et organisé clandestinement, sur la base de l’investissement de quelques uns et à l’initiative des chefs d’établissement.

Mais cette décision donne surtout une image déplorable du dialogue social dans ce ministère. Le jour même où les fonctionnaires étaient dans l’action pour alerter le gouvernement sur leur pouvoir d’achat, leurs conditions de travail et l’avenir du service public, on laisse entendre qu’il n’y a pas de sujet plus urgent que de décider de la place de la journée de prérentrée.

Pour le SGEN-CFDT, la paix sociale ne s’achète pas par des mesures symboliques, elle se construit par des mesures courageuses abordant les problèmes de fond. Et les personnels de l’Education nationale méritent mieux que l’image déplorable que donne cette annonce.

   

1 Commentaire(s)

G. Jeanneau, Posté
Oui, la décision du ministre donne l’impression que les enseignants sont des tire-au-flanc. En fait, non, la grande majorité se dépense sans compter.

Mais la FSU, elle, tire au flanc : elle a obtenu un gros avantage : mettre ses fidèles lieutenants à l’abri de la cohorte scolaire ; dans ses rangs, on obtient de nombreuses décharges syndicales, partielles ou non ; peu de ses lieutenants sont devant les élèves. Un acquis de mai 68 qu’elle ne veut surtout pas remettre en cause : il fait si bon défiler dans les rues avec les élèves, seule occasion de rencontrer la jeunesse.

Cette FSU pourrait dire : trop, c’est trop : nous allons recruter nos lieutenants parmi les enseignants fraîchement retraités. Qu’en pense la directrice de la MGEN, la dame Dors, professeur d’anglais, qui n’enseigne plus cette matière depuis belle lurette ? Pourtant une directrice de la MGEN, il y a quelques années, a montré l’exemple : retraitée, elle a mis en place la MGEN de Saint-Pierre et réalisé d’autres projets merveilleux, oui, tout cela, pendant sa retraite. Malheureusement, cet état d’esprit s’est fané… comme la rose.

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