Tribune libre de la FSU :

Rythmes scolaires sur internet : le fait accompli !


Publié / Actualisé
Alors même que le Conseil de l'Éducation Nationale ne s'est pas encore prononcé sur les propositions de 13 communes de notre département, nous découvrons que l'organisation hebdomadaire des écoles concernées est déjà en ligne sur le site du ministère de l'Éducation Nationale. Cela illustre une fois encore la conception très particulière du dialogue social dans ce ministère et cette académie et la méthode qui a présidé à la mise en oeuvre de cette réforme.
Alors même que le Conseil de l'Éducation Nationale ne s'est pas encore prononcé sur les propositions de 13 communes de notre département, nous découvrons que l'organisation hebdomadaire des écoles concernées est déjà en ligne sur le site du ministère de l'Éducation Nationale. Cela illustre une fois encore la conception très particulière du dialogue social dans ce ministère et cette académie et la méthode qui a présidé à la mise en oeuvre de cette réforme.

Conçue au départ pour améliorer les conditions d'apprentissage des enfants, objectif louable au demeurant, cette réforme ne s'est jamais appuyé en réalité sur une véritable concertation avec l'ensemble des acteurs du système éducatif.

On s'aperçoit aujourd'hui que des contingences totalement extérieures aux bio-rythmes ont pris le pas sur l'intérêt de l'enfant : transports scolaires, gestion comptable des personnels, choix de préserver le week-end au détriment de la fatigue des enfants durant la semaine qui s'ajoutent aux contingences électorales provoquées par les élections municipales récentes.

Pour la FSU, cette réforme a été détournée de son objectif initial.

L'enjeu était pourtant grand : favoriser la réussite scolaire en adaptant les horaires à l'enfant. Les représentants des personnels, tout autant préoccupés de cet enjeu n'auront donc jamais pu le dire et faire entendre des propositions alternatives aux décisions prises en leur absence.

Imposer un dispositif au mépris des instances censées en débattre, au mépris des acteurs directs de l'enseignement est un signal supplémentaire que le dialogue social, pourtant régulièrement brandi en  étendard par les autorités, n'est qu'une vaste mascarade.

Marie-Hélène Dor

FSU

   

Votre avis nous intéresse, soyez le premier à vous exprimer !