Tribune libre du syndicat national des journalistes :

Scoop : il ne s'est rien passé le 15 septembre 2012 !


Publié / Actualisé
On ne sait s'il vaut mieux en rire ou en pleurer. Le 10 juin dernier, le procureur de la République de Saint-Denis rendait un " Avis de classement " concernant les violences exercées le 15 septembre 2012 contre deux journalistes dans l'exercice de leurs fonctions, alors qu'ils couvraient une conférence de presse du député Thierry Robert devant la préfecture à Saint-Denis.
On ne sait s'il vaut mieux en rire ou en pleurer. Le 10 juin dernier, le procureur de la République de Saint-Denis rendait un " Avis de classement " concernant les violences exercées le 15 septembre 2012 contre deux journalistes dans l'exercice de leurs fonctions, alors qu'ils couvraient une conférence de presse du député Thierry Robert devant la préfecture à Saint-Denis.

Il a donc fallu presque deux ans à la justice pour estimer qu’il ne s’était rien passé ce jour-là. Ou si peu… Dans le document envoyé à notre confrère Edouard Marchal (frappé à coups de pieds et de poings, jeté à terre), il est écrit : " la personne qui a commis l’infraction dont vous avez été victime n’a pas été identifiée. Il est possible que dans votre plainte, vous ayez visé quelqu’un que vous soupçonniez ; mais dans ce cas, l’enquête n’a pas permis de trouver des preuves suffisantes contre cette personne. Par conséquent, il n’est pas possible de poursuivre cette affaire. En cas d’élément nouveau, vous serez tenu informé ".

Le Syndicat national des journalistes en reste bouche bée. Les photos et vidéos de cet incident sont encore visibles en ligne. Certes, depuis, certains visages ont été floutés. Mais ces documents sont suffisamment clairs pour que la justice puisse identifier les agresseurs. Ah, c’est vrai, l’un des articles est en accès payant. Mais si la justice est trop pauvre pour l’acheter, le SNJ se fera un plaisir de lui offrir la somme de 0,79 € pour lui permettre cet achat.

Le SNJ, premier syndicat de la profession, s’étonne du classement des plaintes de notre confrère Edouard Marchal et de notre consoeur Maïmouna Camara. Le député Robert a-t-il été entendu par la justice sur les agissements de ses proches ? Car si la justice ne connaît pas les noms de l’ensemble des personnes présentes ce jour-là, elle connaît forcément celui du député.

Encore une fois, la justice semble protéger les élus et gens de pouvoir au détriment des victimes. Le SNJ se réserve le droit de contester cette décision de classement, et de faire le maximum pour que justice soit faite.

Syndicat national des journalistes

   

9 Commentaire(s)

Zistis, depuis son mobile, Posté
Le syndicat des journalistes trouve cette decision de justice honteuse et je le soutient. Mais c'est vite oublier que tous les medias donnent une belle part a toutes les declarations du politicien a l'origine (non prouvee par la justice !!!) de cette affaire. La solidarite a laisse la place a l'economie de la presse. La honte est la aussi, il suffit d'ouvrir les journaux.
Marc, Posté
C'est quoi cette levée de boucliers contre le SNJ ?
Il y aura prescription, Posté
"Le SNJ se réserve le droit de contester cette décision de classement, et de faire le maximum pour que justice soit faite". S'il met autant de temps que pour pondre un communiqué de 20 lignes, les agresseurs peuvent dormir tranquilles : il y aura prescription...
Jean-Pierre Alban, Posté
Le SNJ ? c'est quoi ce machin ? une confrérie de joyeux lurons qui se réunissent pour boire des coups et refaire le monde à l'aise dans leur salon ? MDR
Je veux, depuis son mobile, Posté
Le premier de koi? Si tu es journaliste demerde toi seul car vu temps de reaction ca fait peur
Lolo, Posté
Noré té in poisson té fine gaté !!!!!
Renard, depuis son mobile, Posté
Mort de rire quand je lis ce communique le SNJ existe dans ce departement premiere nouvelle !!!!!!
Zournalist, depuis son mobile, Posté
Presque deux semaines pour reagir le SNJ il etait temps
Daoud, Posté
Défendre la liberté commence ici.
Courage.