Tribune libre de Demain La Réunion :

Pour une meilleure prise en compte des phénomènes climatiques


Publié / Actualisé
Demain La Réunion souhaite réagir au sujet des dernières intempéries. Réunis en bureau politique mercredi 11 mars 2015, les membres du parti estiment qu'il est nécessaire de mieux prendre en compte les phénomènes climatiques à la Réunion et d'anticiper.
Demain La Réunion souhaite réagir au sujet des dernières intempéries. Réunis en bureau politique mercredi 11 mars 2015, les membres du parti estiment qu'il est nécessaire de mieux prendre en compte les phénomènes climatiques à la Réunion et d'anticiper.

A l’heure où la tempête Haliba n’est plus qu’un souvenir du moins en terme météorologique, il nous reste des interrogations sur la prise de décision des autorités locales. Comment sur une île où on sait depuis des années l’importance des événements climatiques, a-t-on pu exposer la population à des risques d’inondations et de glissements de terrain ?

On peut dire que l’on a évité le pire, mais de cet épisode pluvieux nous amène à dire qu'il faut absolument réfléchir sur les conséquences humaines et matérielles.

Des dégâts matériels tout d’abord, dus à des très fortes pluies, qui pendant de longues heures ont copieusement arrosé la totalité de l’île, submergeant les radiers, inondant les maisons et abîmant les rues. Haliba a laissé un goût amer, au niveau des prises de décisions au niveau préfectoral, comme au niveau des collectivités, mettant en évidence une certaine incapacité à prendre des décisions en raison d’absence de textes précis sur la gestion des phénomènes à caractère non cyclonique. (Pour info, il existe des niveaux d’alertes basés uniquement sur la force des vents).

L’exemple de la fermeture des établissements scolaires, décidée par le préfet Dominique Sorain le dimanche 8 mars uniquement pour les régions Nord et Est, avant une extension à l’ensemble de l’île est flagrant.

Au-delà de ces tergiversations, il faut réfléchir à une  autre façon de gérer ces risques. Il y a plus que jamais nécessité de considérer le réflexe d’adaptation et d’anticipation. Et ce, tant au niveau de la loi qu’au niveau de l’aménagement du territoire.

Des idées germent ici et là, comme la création d’un centre de gestion des risques… Le problème est bien plus compliqué. A Demain la Réunion nous pensons avant tout qu’il faut un plan venant des autorités locales et de l’Etat pour, dans un premier temps gérer par exemple les problèmes  d’endiguement des ravines et de gestion de l’écoulement des eaux pluviales. La solidarité doit jouer afin de permettre aux collectivités locales de prévenir les inondations en mettant en place une politique sérieuse et pérenne d’écoulement des eaux pluviales. Prévenir les risques c’est avant tout les diminuer.

Demain La Réunion persiste en disant que seule une politique adaptée à nos spécificités réunionnaises, et même aux différentes microrégions (avec autant de micro-climats) permettra d’éviter le pire et les financements à fonds perdus car réitérés sur les mêmes problématiques non résolues définitivement.

Demain La Réunion plaide pour un plan local d’adaptation et d’anticipation des risques liés aux aléas climatiques. La vulnérabilité de notre île est une réalité que les acteurs ne doivent pas négliger. Que les exécutifs locaux et l’Association des maires se réunissent et fassent des propositions à l’Etat dans ce sens.

Demain La Réunion

   

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