Tribune libre de l'Alliance :

Mobilité des jeunes : une situation absurde et inacceptable


Publié / Actualisé
Mardi dernier, l'assemblée plénière du conseil régional a voté de nouveaux crédits pour la continuité territoriale : ce sont 31 millions que la Région puise dans son budget pour financer un dispositif qui relève en principe de la responsabilité de l'État.
Mardi dernier, l'assemblée plénière du conseil régional a voté de nouveaux crédits pour la continuité territoriale : ce sont 31 millions que la Région puise dans son budget pour financer un dispositif qui relève en principe de la responsabilité de l'État.

Le conseil régional a décidé de se substituer totalement à l’État en créant son propre dispositif alors que c'est bel et bien une compétence de l’État. Ce sont donc les Réunionnais qui paient leur propre continuité territoriale et cela relève d'un choix politique. Dès lors, comment défendre que sur un autre volet, celui de la mobilité professionnelle, la Région demande cette fois à l’État d'assumer ses responsabilités ?

On mesure là les conséquences désastreuses de la décision de la Région de porter seule un dispositif qu’elle a redimensionné pour des raisons démagogiques et électoralistes évidentes.

La rupture du partenariat entre la Région et l’État crée aujourd’hui de très graves dysfonctionnements dans le financement de la mobilité et de la formation des jeunes.

Ce sont pour l’instant 400 jeunes, dans le secteur sanitaire et social, qui sont en attente du passeport mobilité auxquels ils ont droit. Ce sont 400 jeunes Réunionnais qui sont victimes de la rupture de dialogue entre l’État et la Région.

La Région porte une responsabilité considérable dans cette situation qui découle de son positionnement sur la continuité territoriale. Mais cela n’exonère pas non plus l’État de ses obligations et de sa responsabilité.

Alors que les crédits européens, à travers le programme " Initiative européenne pour les jeunes " (IEJ) interviennent à plus de 90%, laissant à la charge de l’État et de la Région 4% chacun, la situation est pourtant bloquée, faute de convention signée avec LADOM. Concernant l’IEJ, il convient par ailleurs de rappeler que ces fonds ont été débloqués exceptionnellement par l'Europe pour faire face à la situation difficile dans laquelle se trouve la jeunesse européenne. Nous alertons sur le fait que, contrairement à ce qui était prévu, l’IEJ ne sert pas à toujours faire plus mais qu‘il permet par exemple à l’État de moins s'engager financièrement au sein de dispositifs dédiés aux jeunes et de les compenser par ces fonds.

En tous les cas, on est arrivé à une situation absurde où près de 100 000 Réunionnais peuvent se rendre en métropole avec le dispositif de continuité territoriale financé à 31 millions par la Région, mais les candidats à la mobilité formation sont privés des moyens du passeport mobilité. La priorité n’est-elle pas d’aider les jeunes à se former pour pouvoir demain contribuer au développement du pays ?

Dans l’intérêt des jeunes, il faut tout faire pour débloquer la  situation.

En aucun cas, les jeunes Réunionnais doivent être sacrifiés sur l'autel des querelles politiciennes.

Sur ce dossier de la mobilité professionnelle, nous en appelons à la responsabilité de  chacun, particulièrement du conseil régional et de l’État. Il est urgent que les divergences d'opinions laissent de nouveau place à un travail de concertation, dans l'intérêt général.

C’est pourquoi nous appelons la Région et l’État à abandonner toute posture politicienne et à se mettre autour d’une table pour signer la convention avec LADOM et permettre ainsi de mobiliser le passeport mobilité pour les jeunes.

Le groupe Alliance

   

4 Commentaire(s)

Mécoué, Posté
Ce Président aime et adore le rutilant, normal qu'il privilégie l'agréable avant l'utile..Souhaitons tout simplement que demain nous aurons pas à regretter, comme le peuple Grec aujourd'hui, ce manque de logique et de perspective politique. " Gramoun la met' en tas, marmaille jordi hélas y fane". Les anciens "nantis Grecs" qui ont fait la pluie et le beau du Pays avec l'aval 3 fois hélas du peuple, où sont -ils maintenant ?
Pilleurs et assoifés de pouvoirs et de fric, Posté
Ce que j'aimerais, c'est voir l'opposition jouer son rôle... pas juste un courrier de façade pendant que dans
les salons on se bizouilles bizouilles !!!!

J'aimerais que la Région fournisse la liste NOMINATIVE DES RÉUNIONNAIS AYANT BÉNÉFICIÉ DES BONS DE CONTINUITÉ TERRITORIALE !!

NOUS SOMMES EN DROIT DE L'EXIGER, C'EST NOTRE ARGENT QUI EST DILAPIDÉ !
CHICHE ?????
Frigidaire, Posté
C'est parlé pour ne rien dire. En effet, c'est le Président de la République, personne plus importante que Madame GAUD, qui a confirmé dans sa campagne électorale et ensuite dans ses propos de Président que la priorité pour la France donc l'Etat c'est la jeunesse et la formation. contrairement au paroles de Madame Paul Langevin (c'est peut-être suite à son opération ?) ce n'est pas un "cadeau" de l'Etat mais bien à l'Etat de tout payer pour la formation professionnelle. Madame GAUD ne fait pas comme le vieux VERGES, ne prenez pas les Réunionnais d'aujourd'hui pour des personnes qui ne lisent pas. La politique de la sorte c'était il y a 40 ans plus maintenant.
Bayoune, Posté
" La priorité n’est-elle pas d’aider les jeunes à se former pour pouvoir demain contribuer au développement du pays ?" Kèl péyi ? Di amwin inpé konbiyin la été formé péyi déor é lé revenu pou dévelope noute péyi lé antrin tonb an rwine dopi l'acte de forfaiture de zot bann en 1946, dopi l'imposture de faire croire aux réunionnais que la décolonisation s'est faite par la départementalisation de ceux qui se sont remplit les poches allant jusqu'à à payer l’impôt sur la fortune. Zot lé vréman mal plasé, vous devriez faire partie des reliques de la trahison. Konm i di vomiyé zot i ferme la gèl é atann ke listwar i zuze azot é zot parti in zour.