[VIDÉO] - Nuit agitée dans les jardins préfectoraux (actualisé) :

Carrière de Bois-Blanc - Brève grève de la faim de Thierry Robert à la préfecture


Publié / Actualisé
Thierry Robert, député-maire de Saint-Leu, a observé une brève grève de la faim ce mardi 21 mars 2017dans les jardins de la préfecture. Il entendait protester contre l'avis favorable donné par la commission départementale de la nature des paysages et des sites concernant l'exploitation future de la carrière de Bois Blanc. Le député-maire de Saint-Leu a mis à son mouvement de protestation en milieu de nuit après avoir a obtenu du préfet l'assurance que "rien ne sera fait (en matière d'autorisation d'exploitation - ndlr) tant qu'un bilan global sur les besoins en matériaux du chantier de la Nouvelle route du littoral ne sera pas fait" a indiqué l'élu saint-leusien
Thierry Robert, député-maire de Saint-Leu, a observé une brève grève de la faim ce mardi 21 mars 2017dans les jardins de la préfecture. Il entendait protester contre l'avis favorable donné par la commission départementale de la nature des paysages et des sites concernant l'exploitation future de la carrière de Bois Blanc. Le député-maire de Saint-Leu a mis à son mouvement de protestation en milieu de nuit après avoir a obtenu du préfet l'assurance que "rien ne sera fait (en matière d'autorisation d'exploitation - ndlr) tant qu'un bilan global sur les besoins en matériaux du chantier de la Nouvelle route du littoral ne sera pas fait" a indiqué l'élu saint-leusien

01h32 : Thierry Robert remercie ses partisans qui sont venus le soutenir et quitte la préfecture

01h24: Fin de l'entretien entre Dominique Sorain et Thierry Robert. "Le préfet a reconnu que l'on ne connaît pas les besoins de la NRL" indique le député-maire de Saint-Leu. "Il faut absolument faire un bilan global concernant l'approvisionnement du chantier en quantité et en qualité de matériaux" ajoute-il.  Il souligne avoir obtenu l'assurance que " "rien ne sera fait avant (en matière d'autorisation d'exploitation - ndlr) tant que ce bilan n'aura pas été fait"

 

23h30: Le préfet, Dominique Sorain, accepte les conditions de Thierry Robert. La rencontre à lieu dans le bureau du préfet

 

23h15 : Le préfet propose une rencontre à Thierry Robert. "J'accepte à deux conditions: être accompagné par Karine Nabenesa et pouvoir enregistrer la conversation" répond le député-maire de Saint-Leu.

 

23h : Cela fait plus de trois heures que Thierry Robert a fait part de sa décision d'entamer une grève de la faim dans l'enceinte de la préfecture. 

Aux alentours de 23 heures, environ une vingtaine de proches étaient sur les lieux. Thierry Robert, accompagné de Karine Nabenesa, s'est installé sur une chaise de camping et travaille sur son ordinateur. Il reste déterminé à passer la nuit sur place.

 
 
 
Pour rappel, c'est au cours de la commission de la nature, des sites et des paysages (CDNPS), qui se réunissait ce mardi à la préfecture, que le dossier de la carrière de Bois Blanc a été abordé et que le préfet, président de séance, a décidé de donner un avis favorable pour l'exploitation de la carrière.
 
21h30: La préfecture a adressé les conclusions de la CDNPS, dans un communiqué : "la commission a rendu un avis favorable par 10 voix contre 5 et 2 abstentions.
 
"Auparavant, la commission avait rejeté une demande de sursis à statuer par 9 voix contre 8". "Aucun arrêté ne sera pris avant l'analyse de ce complément d'information et avant l'issue de la période de réserve électorale qui commence le 24 mars et se termine le 18 juin" précise le communiqué du préfet
 

Ce qui s'est passé

 
Après avoir annoncé sa décision d'entamer une grève de la faim, devant les caméras de Réunion 1ère, Thierry Robert, en compagnie de Karine Nabenesa et quelques sympathisants, est resté dans l'enceinte de la préfecture, à l'issue de la commission. Dans la soirée, un orchestre est même passé leur tenir compagnie. 
 
 
Pour le député-maire de Saint-Leu, si la préfecture a donné son aval ce mardi, c'est parce qu'à partir de ce jeudi 23 mars, "le préfet a une obligation de droit de réserve, il a donc fait passer aujourd’hui en commission pour pouvoir demain ou après-demain, en tout cas avant le 23, prendre l’arrêté autorisant l’ouverture de la carrière de Bois blanc", a-t-il déclaré devant les caméras.
 
 
Aucun arrêté avant le 18 juin, selon la préfecture
 
Dans son communiqué, adressé à 21h30, la préfecture dit pourtant le contraire : "la signature de l'arrêté d'autorisation suppose au préalable la modification du document local d'urbanisme (PLU) de la commune de Saint Leu, soit à l'initiative de celle‑ci, soit par prise d'un arrêté préfectoral portant projet d'intérêt général (PIG) et emportant cette modification. Préalablement à une telle décision, un bilan d'approvisionnement global en matériaux du chantier de la nouvelle route du littoral (NRL) sera réalisé dans la deuxième quinzaine de juin, dans le cadre de la même commission. Tous ces éléments ont été indiqués aux membres de la commission. En conséquence, aucun arrêté ne sera pris avant l'analyse de ce complément d'information et avant l'issue de la période de réserve électorale qui commence le 24 mars et se termine le 18 juin."
 
"Ce qui est dit dans ce communiqué n'a rien à voir avec ce qui a été dit au cours de la comission", assure Thierry Robert
 
A la lecture du communiqué de la préfecture, Thierry Robert estime que "l'attitude de la préfecture a changé du tout au tout. Ce qui est dit dans ce communiqué n'a rien à voir avec ce qui a été dit au cours de la comission", assure-t-il. "Mais de toute façon, maintenant, je dors là, tant que les membres de la commission n'ont pas été changés"

 
 
"Au moment où je vous parle aucun arrêté n'a été signé, mais au delà de la carrière de Bois Blanc, c'est le comportement de l'Etat qui favorise les grands monopoles que je veux dénoncer (...) Ce qui s'est passé dans ce bâtiment, dit-il en montrant la préfecture du doigt, est scandaleux, je ne peux plus le tolérer. Aujourd'hui, le secrétaire général de la préfecture a tout fait pour sauver le soldat SCPR. Ce sont des pratiques inacceptables, on se croirait au temps de l'esclavage, s'emporte-t-il. Je suis là, je resterai là et personne ne m'en fera sortir. La trap a moin in foi, pa dé".
 
Thierry Robert avait tenu une conférence de presse ce lundi, assurant qu'il allait transmettre des élements au parquet national financier, afin qu'il enquête sur l'ouverture de cette carrière. Selon lui, il ne fait aucun doute que "la carrière de Bois Blanc n'est pas utile pour le chantier de la NRL", estimant que les carrières des Lataniers, de Dioré, Menciol ou encore les andains permettraient d'alimenter le chantier en quantité suffisante. Pour justifier ses dires, Thierry Robert explique qu'il se base sur "des courriers internes de la préfecture, de la region et du groupement de la NRL, que ces organisations ne s'attendaient pas à ce qu'il ait". 
 
Sa précédente grève de la faim, en 2012, avait été ... mouvementée
 
Ce n'est pas la première fois que Thierry Robert entame une grève de la faim à la préfecture. Le vendredi 14 septembre 2012, il s'était déjà enfermé dans les jardins de la préfecture pour protester contre la diminution du nombre de contrats aidés. Suite à son expulsion, le député-maire de Saint-Leu avait porté plainte contre le préfet Jean-Luc Marx, le procureur de la République et trois policiers du GIPN, une plainte qui avait été classée sans suite par le tribunal de grande instance de Saint-Pierre, le jeudi 20 juin 2013.

Le tribunal juge ainsi que l’évacuation du député-maire " était légitime dans la mesure où Monsieur Robert, qui avait organisé une manifestation sans satisfaire aux formalités légales, occupait un site interdit aux personnes non-autorisées et sous le statut du plan Vigipirate rouge ". Il précise également qu’ " il ne peut être établi de lien de causalité certain entre d’une part l’intervention des policiers et d’autre part l’entorse du rachis cervical diagnostiquée sur Monsieur Robert le 14 septembre 2012 ".

Lors d’une conférence de presse de ce même Thierry Robert le lundi 15 septembre 2012, la presse avait été violemment prise à partie par des militants, un journaliste du Quotidien ayant notamment reçu plusieurs violents coups de poing et coups de pied.

 
mb/ch/www.ipreunion.com - mardi 21 mars - 21 heures (mise à jour en direct)

 

   

7 Commentaire(s)

Dark, depuis son mobile, Posté
Je vois que l'enfant gâté continue son cinéma
RIPOSTE974, Posté
le Buzz , Que pensez vous de la grève éclair de Thierry Robert ? Choix de réponses Réponse Sincère : 10,02% ; Efficace : 11,13% ; Du cinéma : 78,85% ; Autre (veuillez préciser) : 0,00% . Amen !
SuoerCrabe, depuis son mobile, Posté
même pas le temps de maigrir
🍖
Darshan, Posté
Bravo quel courage, ce n'est plus de la politique mais de la réal tv.
Ce à Madagascar qu'on meure de faim monsieur le boutique.
Populiste, opportuniste. En condensé de tous nos pires politiques.
Pour faire simple un imbecile.
CHABAN, Posté
Un chantier géré de manière scandaleuse
Possessionnais, Posté
ouf merci monsieur le préfet nous voila sauver
Maki, Posté
Tien bon! Larg pas!