Tribune libre du syndicat du sucre :

Négociation du prix de la tonne de cannes - "D'autres paramètres doivent être examinés"


Publié / Actualisé
Ce jeudi 1er juin 2017, les nouvelles négociations entre planteurs et industriels se sont soldées par un échec : les planteurs demandaient 6 euros d'augmentation sur le prix de la tonne de la canne, ils ont obtenu 49 centimes. De son côté, le syndicat du sucre a précisé que "d'autres paramètres" sont encore censés être examinés. Une réunion est prévue pour ce mardi. Nous publions le communiqué du syndicat dans son intégralité ci-dessous.
Ce jeudi 1er juin 2017, les nouvelles négociations entre planteurs et industriels se sont soldées par un échec : les planteurs demandaient 6 euros d'augmentation sur le prix de la tonne de la canne, ils ont obtenu 49 centimes. De son côté, le syndicat du sucre a précisé que "d'autres paramètres" sont encore censés être examinés. Une réunion est prévue pour ce mardi. Nous publions le communiqué du syndicat dans son intégralité ci-dessous.

Conformément à l’ordre du jour fixé au calendrier des réunions du CPCS* pour les négociations de la Convention Canne 2017-2021, les industriels ont présenté ce jour :

- les comptes de l’industrie sucrière, comme ils le font traditionnellement,

- les évolutions possibles du prix de la tonne de canne grâce à l’évolution favorable de l’écart technique** dans les sucreries, soit une revalorisation globale de la canne à sucre pour un montant global d’un million d’euros, directement financée par les industriels.

Dans un contexte de marché désormais totalement libéralisé, les industriels se doivent de présenter les solutions économiquement responsables et réalistes, pour converger vers un accord équilibré et soutenable sur le long terme. Le coût de production des sucres sera, dans les années, à venir le seul élément déterminant.

Cette enveloppe de 1 million d’euros supplémentaire correspond uniquement au montant dégagé grâce aux progrès réalisés sur l’écart technique.

D’autres paramètres, pouvant influer sur l’augmentation du prix de la tonne de canne, doivent encore être examinés avec les planteurs et l’Etat lors des prochaines réunions prévues au calendrier. Les industriels ont déjà annoncé qu’ils étudient la possibilité d’augmenter le prix de la tonne de canne dès que le prix du sucre blanc sur le marché européen dépassera un certain seuil.

Ce n’est que lorsque toutes les paramètres auront été conjointement validés, notamment les points précédents et la qualité de la canne livrée, que l’augmentation du prix de la tonne de canne pourra être définitivement fixée.

Ils rappellent qu’ils sont prêts à envisager toutes les solutions, mais que rien ne pourra être fait en dehors des réalités économiques.

Par ailleurs, les industriels soulignent qu’ils ont bien entendu les problèmes des planteurs quant à leurs surcoûts de production : ces surcoûts résultent notamment du choix politique d’un modèle agricole réunionnais maximisant l’emploi local et des surcoûts habituels liés à notre éloignement. Le prix de vente du sucre n’est pas en mesure à lui seul de couvrir tous ces surcoûts. Il appartient à la filière et à l’Etat de rechercher toutes les solutions pour permettre de les atténuer.

Par ailleurs, les industriels prennent acte du fait que les syndicats agricoles minoritaires Jeunes Agriculteurs et FDSEA aient publiquement déclaré que :

- l’enveloppe de 28 millions d’euros servait à "remettre l’industrie sucrière à égalité avec la métropole"

- le prix de la tonne de canne a évolué de 28 % depuis 2006.

Enfin, les industriels rappellent qu’ils souhaitent que tous les leviers possibles pour augmenter la rémunération des planteurs soient étudiés, notamment avec les pouvoirs publics.

D’un commun accord, il a été décidé d’avancer la prochaine réunion de travail du jeudi 08 juin au mardi 6 juin.

   

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