Tribune libre d'Astrid Puissant :

Le royal bourbon de La Réunion, un bâtard qui a du chien !


Publié / Actualisé
Ce week-end se tenait le "salon zanimos". En marge de cette manifestation, Astrid Puissant, de l'association "Droit de cité" et du refuge "L'Arche de Noé" a souhaité évoquer le cas du "royal bourbon". Ses atouts, son comportement, les conseils de santé : nous publions sa tribune "en l'honneur de ceux qui n'ont pas leur salon" ci-dessous.
Ce week-end se tenait le "salon zanimos". En marge de cette manifestation, Astrid Puissant, de l'association "Droit de cité" et du refuge "L'Arche de Noé" a souhaité évoquer le cas du "royal bourbon". Ses atouts, son comportement, les conseils de santé : nous publions sa tribune "en l'honneur de ceux qui n'ont pas leur salon" ci-dessous.

A tout seigneur tout honneur.

Qualifié de roquet ou encore du titre ronflant de " Royal Bourbon ", il constitue le gros des troupes sacrifiées chaque année sur l’autel de l’euthanasie. Arrivé dans l’île en même que ses premiers habitants mais aujourd’hui le plus souvent sans maître déclaré, tenu en respect à coups de galets, ce chien sans particule bénéficie tout au plus d’un intérêt directement proportionnel à son rôle utilitaire : gardien de cour ou chasseur de tangue.

Des atouts indéniables

Même s’il ne correspond pas toujours aux canons de la beauté de ses frères à pedigree, le bâtard de Bourbon n’a rien à envier à ses cousins titrés. Issu d’une sélection naturelle impitoyable, ce pur produit pays qui ne doit rien aux subventions, possède des atouts indéniables : il est robuste, peu exigeant, débrouillard, intelligent, parfaitement adapté à son biotop et sait se contenter de la place que la société réunionnaise lui concède aujourd’hui. Chien de cour, il n’a pas besoin de canapé pour donner le meilleur de lui- même.

Un chien à découvrir

Lorsqu’on décidé d’acquérir un chien d’une race déterminée, on a en tête une image idéale de cette race. Dans le cas d’un bâtard, il n’est pas possible de se référer à des canons morphologiques standards. Se retrouver avec un pseudo- dogue alors qu’on pensait avoir déniché un pinscher peut bousculer le train-train d’une existence. Aussi, un bâtard s’adoptera de préférence à partir de sept mois et plus, car c’est le seul moyen de connaître aussi bien le tempérament que la morphologie adulte de celui qui doit entrer dans votre vie. Si l’on tient absolument à acquérir un chiot, quelques critères permettent d’orienter le choix. A quatre mois, le chiot perd ses dents de lait ; on a donc la certitude de son âge.

Sachant qu’en moyenne un chiot de cet âge multiplie son poids par trois, vous obtiendrez approximativement le poids de l’animal adulte.

Son comportement

Aucun éleveur sérieux ne peut affirmer que l’appartenance à une race de chien déterminée permet de connaître avec certitude le comportement futur d’un chien. En effet, chaque animal, tout comme chaque humain, est le produit d’une rencontre entre un capital génétique, des conditions de développement périnatales et un biotop. Plus que la race, ce sont les conditions de développement périnatales offertes au chiot au cours des premiers mois qui vont forger son caractère et qui sont les garantes de son équilibre ultérieur.

Conseils d’hygiène et de santé

Même s’il est particulièrement résistant, il est préférable, pour une question d’hygiène domestique, de le vermifuger régulièrement et de le traîter contre les parasites externes (puces et carapates/tiques).Un vaccin annuel contre les trois fléaux qui sévissent sur l’île : la maladie de Carré, la gastro- entérite hémorragique et la leptospirose sont à recommander pour éviter des frais vétérinaires élevés pour des animaux qu’on peut difficilement sauver.

La reproduction

La valeur marchande d’un bâtard, même superbe, est hélas nulle. Et beaucoup d’entre-eux vont gonfler chaque année les rangs déjà nombreux des chiens errants. Même si un chiot suscite toujours de la tendresse, il est vivement conseillé de faire procéder à la stérilisation chirurgicale de la chienne par un vétérinaire afin d’éviter des portées sans avenir.

Où les trouver ?

Les associations de Protection Animale pourront utilement vous conseiller lors del’adoption d’un de leurs pensionnaires. L’adoption s’effectue généralement contre une participation modique aux frais vétérinaires.

En l’honneur de ceux qui n’ont pas leur salon…

   

2 Commentaire(s)

Onurbe29 , Posté
J'ai eu un Royal Bourbon que j'ai ramené de la Réunion en Métropole(Bretagne). Elle a vécu 18 ans...Chipie qu'elle s'appelait.
Flo75, Posté
Je possede un petit bourbon,Poupette,adorable,une fille,mais assez genre roquet,je l adore,elle vient de la Reunion,je l ai adoptée,pour rien au monde ,je change son caractere,je l aime!!!!!