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Augmentation du salaire du président de la CCIR - "De l'incompétence à l'indécence" selon le Medef


Publié / Actualisé
Dans un communiqué publié ce mercredi 21 juin 2017, le Medef évoque l'augmentation du salaire du président de la chambre de commerce et d'industrie en la considérant comme une preuve de "mépris et d'indécence". Si cette hausse serait "permise par l'État", elle ne serait "nullement obligatoire". Nous publions le communiqué de l'organisation dans son intégralité ci-dessous.
Dans un communiqué publié ce mercredi 21 juin 2017, le Medef évoque l'augmentation du salaire du président de la chambre de commerce et d'industrie en la considérant comme une preuve de "mépris et d'indécence". Si cette hausse serait "permise par l'État", elle ne serait "nullement obligatoire". Nous publions le communiqué de l'organisation dans son intégralité ci-dessous.

Le MEDEF Réunion dénonçait dans son communiqué du 28 mars "la gestion calamiteuse de la CCI sous la gouvernance de son président Ibrahim Patel". Il pointe notamment les dérives financières, les dépenses somptuaires, l’explosion de la masse salariale qui conduisent l’institution à la faillite, ainsi que le confirme le rapport de la Cour des Comptes du 22 novembre 2016.

En réaction, le MEDEF Réunion demandait à l’Etat une mise sous tutelle de la CCI, afin de pallier les graves manquements de gestion et abus caractérisant les mandatures présidentielles de Monsieur Ibrahim Patel.

Au–delà du manque de compétences du Président de la CCIR à gouverner cette instance, outil pourtant essentiel à la survie de nos entreprises, le MEDEF Réunion déplore de nouveau le mépris et l’indécence dont fait preuve le Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie, en s’octroyant une augmentation de 25%, certes permise par l’Etat mais nullement obligatoire.

Cette décision est d’autant plus inquiétante dans le contexte de restriction budgétaire dont doit impérativement faire preuve la CCIR pour ne pas sombrer, induisant nécessairement une réduction des effectifs.

Cette augmentation - hors avantages en nature - intervient également au moment où le montant de la partie libre du quota de la Taxe d’Apprentissage, collectée par la CCIR, est proposée pour affectation par le Conseil Régional. La quasi-totalité des 1,5 millions perçus sont aujourd’hui arbitrairement fléchés sur les CFA de la CCIR qui est à la fois juge et partie, afin de ……… combler les pertes au lieu de financer des formations supplémentaires !

Alors même que ce montant pourrait être équitablement réparti sur l’ensemble des CFA de l’île, force est de constater que Monsieur Ibrahim Patel utilise sa position privilégiée d’élu régional pour drainer des fonds, notamment destinés à masquer les déséquilibres.

Le MEDEF Réunion demande à nouveau aux pouvoirs publics et à l’Etat qu’ils fassent en sorte de stopper immédiatement cette gabegie et placent la CCIR sous tutelle renforcée, de façon à ce que les élus ne puissent plus abuser en toute impunité des finances qui ne leur appartiennent pas.

   

2 Commentaire(s)

Arafat, Posté
SISSI .LA JALOUSIE I DONNE MAL A L ESTOMAC
Sissi974, Posté
Vous devriez avoir honte Monsieur, pendant que les commerces se ferment les uns après les autres et que les taxes payées par des travailleurs sont reversées à la CCIR et demandant toujours plus chaque année, et tout ça, c'est permis ?