Tribune libre du Snalc :

Lettre ouverte au Recteur de La Réunion


Publié / Actualisé
Le SNALC et le SNE affichent leur mécontentement à l'encontre du recteur. Notamment suite à la décision de Vêlayoudom Marimoutou de reporter à la rentrée de 2018 la mise en place de la semaine de 4 jours dans le premier degré. Nous publions ci-après leur courrier en intégralité. (Photo d'illustration)
Le SNALC et le SNE affichent leur mécontentement à l'encontre du recteur. Notamment suite à la décision de Vêlayoudom Marimoutou de reporter à la rentrée de 2018 la mise en place de la semaine de 4 jours dans le premier degré. Nous publions ci-après leur courrier en intégralité. (Photo d'illustration)


Les arguments avancés et communiqués aux intéressés –maires, enseignants, parents d’élèves et organisations syndicales- ne nous convainquent pas. Mi juin, vous indiquiez à la presse que le décret d’application autorisant le retour à la semaine de 4 jours n’était pas publié. C’est fait depuis le 28 juin. Vous disiez ne pas pouvoir tenir un CEN dans les délais. Celui du 7 juillet était totalement habilité à donner son avis.

Encore fallait-il mettre le sujet à l’ordre du jour comme vous l’ont rappelé nos élus dans la déclaration liminaire de nos organisations. Vous avancez l’impossibilité matérielle, dans un délai aussi court, de mettre en place la nouvelle réforme. C’est pourtant ce que vous faites pour le dédoublement en CP et les devoirs à l’Ecole. Alors 2 poids, 2 mesures ? Dans l’entretien évoqué supra, vous précisiez qu’aucun maire n’avait fait la demande. Ils sont aujourd’hui 19 (sur 24) à souhaiter l’application immédiate de la réforme !

Si l’on peut comprendre les réticences de certains à revenir sur une réforme que votre prédécesseur avait mis beaucoup de zèle à mettre en place, le SNALC et le SNE ne peuvent accepter que l’on fasse obstruction à l’application d’un décret que la communauté éducative attendait avec impatience et que nos organisations syndicales n’ont cessé d’appeler de leurs vœux.

L’échec patent de la défunte réforme donnant lieu à un taux record d’absentéisme - que les services du rectorat cherchaient à minimiser - justifie que, soucieux de l’avenir des élèves réunionnais, le texte s’applique dans notre Ile –comme en métropole. C’est pourquoi, monsieur le Recteur, le SNALC et le SNE vous demandent de revenir sur votre décision.

Jean Louis PRADEL, président académique du SNALC Anthony PAYET, secrétaire académique du SNE Pour leurs bureaux académiques respectifs

   

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