Tribune libre de Karine Nabénésa, élue d'opposition régionale :

SPL Maraïna : la Chambre des comptes vient confirmer ce que dit le LPA depuis des années


Publié / Actualisé
La Chambre régionale des comptes a établi un rapport sur la SPL Maraïna. Le LPA note que les conclusions du contrôle mené par la Chambre régionale des comptes viennent souligner ce que nous disons depuis des années.
La Chambre régionale des comptes a établi un rapport sur la SPL Maraïna. Le LPA note que les conclusions du contrôle mené par la Chambre régionale des comptes viennent souligner ce que nous disons depuis des années.

Le LPA a souvent interpellé la Région, principale actionnaire et client de la SPL sur cette gestion en alertant sur le gaspillage de fonds publics et en dénonçant le manque de transparence. Le rapport de la Chambre indique : "La SPL est dans l’impossibilité d’identifier les opérations bénéficiaires et déficitaires qui ont participé à la formation de ces résultats. (...) L’absence du déploiement complet de l’outil analytique a pour autre conséquence de ne pas pouvoir porter à la connaissance des instances de gouvernance une information exacte sur la performance réelle des opérations et les marges effectivement établies".

De même, le rapport évoque les avances accordées à la SPL sur les actions alors qu'en théorie, elle n'est pas éligible à ce dispositif, ce qui en plus d'être susceptible de fausse la comptabilité de l'entreprise, n'est pas pour la Chambre " économe des deniers publics ".

Comme nous l'avons toujours dit, la SPL Maraïna vit sous perfusion des fonds de la Région. C'est la double peine pour l'argent des Réunionnais : la Région finance à hauteur de 1,3 millions d'euros le capital de cette structure pilotée par Fabienne Couapel Sauret, élue proche de Didier Robert, et de l'autre main, elle lui donne du travail soit jusqu'à 97 % de son carnet de commandes. Sa situation financière laisse perplexe tant d'un point de vue de sa gestion ces six dernières années que sur les perspectives à venir. S'il est possible de considérer sa dépendance à la Région par le fait que la collectivité soit l'actionnaire majoritaire, la faible commande des autres actionnaires s'explique sans doute par le manque d'attractivité de ce satellite régional au regard du coût de ces prestations et des délais souvent plus long en comparaison avec d'autres opérateurs.

S'agissant des rémunérations accordées aux différents élus PDG en plus de leurs indemnités d'élus, Didier Robert d'abord, puis Fabienne Couapel Sauret, il est évident qu'elles relèvent du gaspillage d'argent public. La SPL Maraïna a d'abord rémunéré un PDG alors qu'il n'y avait pas d'activité opérationnelle. Puis, la SPL a rémunéré en plus du PDG, un Directeur de la stratégie opérationnelle. Quelle est donc la réalité du travail réalisé par les différents PDG ?

Comme l'a souvent évoqué le LPA, la SPL Maraïna semble être devenue, au vu des missions que lui accordent la Région, spécialiste en beaucoup de choses. À ce titre, la Chambre rappelle très justement, "Les SPL n’ont pas vocation, en outre, à exercer des fonctions supports, comme la gestion des ressources humaines, la gestion budgétaire ou encore des expertises juridiques ou d’assistance technique, pour le compte des collectivités qui les contrôlent. En effet, de telles fonctions, qui font partie du fonctionnement interne des collectivités, ne sont pas des compétences en tant que telles attribuées par la loi aux collectivités dont l’objet est l’exercice de missions au bénéfice direct des administrés. Elles ne font que contribuer à l’exercice de ces compétences. Par conséquent, elles ne sauraient entrer dans la catégorie des activités d’intérêt général visées par la loi du 28 mai 2010". Dès lors, considérant les récentes missions confiées à la SPL sur le bâti de la Région qui de facto spnt juridiquement remise en cause sont en plus totalement réalisables par les services de la Région.

Si ce rapport a le mérite de pointer du doigt de réels dysfonctionnements et de tenter d'y apporter des solutions dans le but d'une meilleure utilisation des deniers publics, il pose en lame de fonds, les questions essentielles d'utilité et de performance de ce satellite régional.

La rentabilité, la fiabilité et la viabilité de cette structure ne sont toujours pas démontré à ce jour.

Il est temps, pour la majorité régionale de poser cartes sur table et de réfléchir à l'opportunité réelle de ses SPL et d'arrêter de payer des élus de la majorité à gaspiller l'agent public des Réunionnais, ce que n'a pas manqué de rappeler Mme Nabenesa ce matin à l'occasion de la Commission permanente, ce mardi.


 

   

4 Commentaire(s)

SQUAW, Posté
On pointe, on pointe, c'est bien beau, quand la justice interdira-t-elle ce genre de structure qui ne sert qu'à des fins électoraliste???
Jose, Posté
Bizarre comme cette femme qui se présente comme ouverte et publique puisse toujours autant tirer la tronche !

L'attitude de femme en "graine" est une posture qui attire les voix ?
CHABAN, Posté
6800€ par mois, en + du reste avec des journées de 24h quand il était sur l'ile !!!!!!!!!!!!
Macatia, Posté
Encore une autre structure de la Région pointée du doigt par la Chambre régionale des comptes. Que fait la justice pour faire arrêter ce gaspillage des fonds publics, notre argent. Bande de politiciens véreux au sommet desquels on trouve casse noisettes et didix robertix. Comment on peut sans vergogne piller les deniers publics sans être inquiéter par la justice, cela s’appelle la mafia...